TRADUCTION DE M. MANOURY
Le céleste Ichthus, fils de Dieu, du fond de son cœur sacré
a rendu desoracles et pris au milieu des mortels une immortelle ve.
Ami, réchauffe ton âme dans les eaux divines,
dans les eaux intarissables de la sagesse, prodigue en trésors.
Prends l'aliment du Sauveur des saints, aliment doux comme le miel.
Prends, mange, et bois : Ichthus est dans tes mains.
Que ma joie soit dans Ichthus ; c’est mon ardent désir, 6 Maitre Sauveur.
Que ma mère, je vous en conjure, ait le bonheur de contempler la lumière des morts!
Aschandius, père bien-aimé de mon cœur,
Avec vous, mère érès douce, et vous, mes proches,
Établis dans la gloire, souvenez-vous de Pectorius.
Tous ceux qui se sont occupés de l'inscription d’Autun s’accordent à reconnaître dans les lettres initiales des cinq premières lignes l’acrostiche d'IXOYZ, le nom mystérieux par lequel les premiers chrétiens désignaient Notre-Seigneur, comme nous le disent Tertullien, saint Augustin et saint Optat. M. l’abbé Manoury croit même que l’ensemble des onze lettres initiales forme un acrostiche complet : « Ces onze lettres, dit-il, IXTYCEIEACH, se partagent en trois mots, “yôus ei èden ; et ces trois mots signifient : "xôv s1 sinat ; en français : « Si Ichthus permet. » Cette petite phrase, sur laquelle l'inscription est faite, nous montre une pensée qui était gravée profondément dans le cœur des premiers Chrétiens. Ils se consolaient au milieu des persécutions, en se rappelant que rien n’arrive dans le monde sans la permission de Jésus- Christ, Fils de Dieu, Sauveur des hommes. Les lettres initiales ne sont donc point ici rassemblées au hasard ; un dessein mystérieux les a choisies. Cette belle épigraphe et cet ingénieux anagramme, inintelligibles aux profanes, fortifiaient tous les Chrétiens qui les lisaient, et perpétuaient dans la noble cité des Éduens la race des Augusta et des Symphorien. »
Le sens général et le but de cette inscription ont été interprétés de