LIVRE XI, -— DES LIEUX DU BAPTÊME
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ardent; le Lionceau vaincu par Samson; Élisée purifiant les eaux insalubres ; l'Arche d’alliance ; Jonas sortant du ventre de la baleine; la Résurrection du Sauveur, etc, — Saint-Pol.en- Ternoise. — Saint- Venant. Fonts pédiculés, cylindriques, avec quatre colonnettes aux angles, dont les bases sont décorées de têtes fantastiques. La frise de la table carrée représente la Cène, la trahison de Judas, la Flagellation, le Crucifiement, l'Ensevelissement et la Résurrection du Sauveur (xe s.). — Tramecourt (xur s.),
PYRÉNÉES-ORIENTALES. — A l’ancienne cathédrale d'Elne, cuve de 1" 20 de diamètre sur 1 mètre de hauteur {ix° ou x° s.). — Hix. Cuve romane qui paraît être une œuvre des Goths. — Perpignan. A la
Plan de la cuve de Perpignan,
cathédrale, cuve en marbre blanc, imitant un grand tonneau ‘dont les douves, disjointes de vétusté, seraient reliées par un câble {ix°s.) ; sur le bord horizontal, on lit l'inscription suivante :
Vnda Zacri fontis necat angvis sibila sontis.
Villefranche-de-Conflent. Cuve en marbre rouge, imitant aussi un tonneau cerclé,
Fonts de Perpignan (Élévation).
SAÔNE-ET-Loire. — Cluny. Cuve hémisphérique à lPintérieur ; les quatre colonnettes qui la cantonnent se terminent par quatre têtes surmontées d’un repos. Une frise de feuillage de lierre occupe lPintervalle laissé entre les têtes (xiv° s.).
SARTHE. — Assé-le-Riboul. Fonts du xvi* siècle, à double piscine ; hauteur, 53 cent.; longueur, 1° 22 cent. — Bernay. Fonts à double piscine; hauteur, 70 cent. — La Ferté-Bernard. Fonts en marbre noir du xvut siècle, avec un couronnement en forme de dôme à jour. —. Tennie. Fonts octogones du x1r1° siècle, à double piscine; chacune est abritée par un couvercle en bois, maintenu par une barre de fer. Nous devons ces renseignements à l’obligeance de M. l'abbé R. Charles.
SEINE. — Bercy. Fonts en style de François I, décorés d’arabesques, d’anges, de rinceaux et de mufles de lion. — Neuilly. Cuve ovale, haute de 1 mètre, longue de 1" 50 cent., dont les bas-reliefs représentent le baptême de Notre-Seigneur et un ange portant le coffret destiné à contenir le saint chrême (xrr° s.). — Paris. École des Beaux-Arts. Des fonts de la Renaissance, en sorte de liais, décorent l’un des fragments du château de Gaïllon. Les ornementations trahissent une époque sensualiste qui étalait ses nudités mythologiques jusque dans le sanctuaire. — Musée du Louvre. C’est là que se trouve aujourd’hui le vase baptismal connu sous le nom de Baptisière de saint Louis et qui, jadis, faisait partie du mobilier de la chapelle de