CHAPITRE VÏL
maié y perdre. (Des Confréries.)
i>et amcram et eœbtm qvœnênti-' bus, indulgentiœ sunt vgetis the^- MOâms etgemmœpretioiùi,
de Dieu et le cîei, les indul^eoc s soDt un riebe tré(K)r et cotuaieiA^tant de pierreit précibUfeM.
(à&^amitvqv'eiimroQ 4*ân 1160, tquelque&annéesc .4eiQeat après l'arrivée^ notresaÎDlereliciueÀfGa^ 4ouifi, les fiou«eraims Pontifes inslituèreiâ ia ïGo&«> frécie en rbonneur de ^ésus-^Chiisl et de son .msà Suaire. Pendant plue 4e IcoiB ce^ tiiis ielle littitrèf ^lèbre en France, en Angleterre, en Italie et jusque
-dans les pays les plus éloignés. Le Pape Paul HT, en 1535, la rétablit sur de nouvelles bases et l'enrichit "de nouvelles indulgences (50). Un siècle après elle 4lait encore déchue et il fallut la relever, en *e44, au 4emps où l'abbaye réparait ses ruines et renouvelait' le «culte. Elle a disparu encore et nous ne tardercms pas lia voir renaître.
•Ce le noble Confrérie ayait une telle réputation qu'un nombre infini de personnes de di^'erses pio- -i^inces et royaumes voulurent y entrer; les grands seigneurs, les nobles dames avec leurs familles s'y ffaisaient inscrire. Elle ^xxnptait des membres dang Jes plus nobles maisons de France ; elle en avait «n lEepagne, en Italie, en Angleterre^ à Naples, en Si- .oiie, à Majorque et Minorque et autres contins lointaines. 'Des villes entières voulurent y entrer. Pour recueillir les vœux et 'les dons de tous ^eux qui en faisaient partie, les abbés de Cadouin envoyaient des procureurs et syndics qui, par auto- *ri(é apostolique et avec ia permission des rois et des évèques, passaient dans tous les pays . Ils étaient autoiisés àfaire des quêtes et à recevoir toutes les offrandes en ftiveur de l'élise qui possédait 'la pré- 4Jleuse relique.
Les Confrères devaient avoir ane dévotion spéciale
— ■ 56 — à la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ils portaient ordinairement su; eux un cordon ou autre objet qui eut touché le saint Suaire. On leur recommandait de faire des charités et des aumônes au monastère de Cadouin. Les Souverains Pontifes ne les obligeaient à aucune œuvre particulière ; néanmoins ils avaient l'habitude de réciter tous les vendredis cinq Pater et cinq Ave en mémoire de la Passion et de la mort de Jésus^Ghrist et en Thonneur de son saint Suaire. Us disaient aussi avec dévotion les antiennes, les oraisons et les litanies.
Les faveurs et indulgences accordées aux membres de la Confrérie étaient très nombreuses. Ils obtenaient le Pardon ou indulgence plénière à un grand nombre de fêles pendant l'année, comme Noël, la Circoncision, l'Epiphanie, Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, la Ste Trinité, la fête du T. S. Sacrement, celles de tous les saints Apôtres, de la sainte Croix et pendant les octaves de ces jours. Il y avait aussi indulgence plénière aux jours de l'ostension du saint Suaire. A l'article de la mort, on leur appliquait l'indulgence en forme de jubilé.
Les Confrères étaient en participation, tant pendant leur de qu*après leur mort, de toutes les œuvres spirituelles pratiquées dans les maisons de
Tordre de Giteaux, qui compta jusqu'à dix sept cents monastères d'hommes et quatorze cents de filles. Ge privilège accordé dès les commencements, fut renouvelé et confirmé, en Tannée 16/i6, par Dom Glaudede Vaussin, abbé de Giteaux, en ces termes :
<c Nous, frère Claude Vaussin^ Abbé de Giteaux, docteur en théologie, premier Gonseiller du Roi trèschrétien au Parlement de Bourgogne, chef et Supérieur général de tout Tordre de Giteaux et ayant Tentier pouvoir du Ghapitre général, à tous et à chacun des fidèles qui verront ces Lettres. Salut — Gomme parmi les sacrées reliques qui sont honorées dans TEglise de Dieu, celles-là principalement sont dignes de vénération qui ont touché de près Thumanité de notre Rédempteur et se trouvent teintes et empourprées de son sang précieux, personne ne doit douter que le très saint Suake dont on se servit après sa mort pour Tensevelir ne doive être, en effet, vénéré et adoré d'un culte souverain. Or, que ce Suaire ait été transporté de TOrient en France et soit véritablement celui qu'on conserve depuis plus de cinq cents ans en Téglise du monastère de Gadouin, de notre même ordre de Giteaux, au diocèse de Sarlat, c'est ce qui est prouvé avec évidence par une mfinité de titres et documents authentiques, bulles des Papes,
privilèges des rok, patentes des archevêques et évè- ^ques^ donations des princes et seigneurs, par un office particulier fort ancien, composé en son hontoeor, et enfin par des miracles nombreux et signalés. Aussi un sombre infini de personnes de l'Un «t de l'autre sexe, de tout état et condition^ se faisaient inscrire dans la dévole et célèbre Confrérie ioslituée en Thonneur et sous le nom de Jésus- Xhristetde son saint Suaire, que les Souverains iPontties avaient enriobie de plusieurs privilèges et ^indulgences et que nos Pères et prédécesseurs avaient igrégèe d'une manière spéciale à notre ordre de Giiloaux. Or, nous souhaitons avec ardeur de prmnouiVoir^ autant qu'il est en nous, la piété des fidèles qui Tintent léglise de Gadouin pour y vénérer ses relî- .ques adorables et qui se font inscrire dans laXlloiifréme : c!est pourquoi, jious confiant en la miséricorde 4iUiDieu tout puissant, >cte l'avis des très Révérends î^res, nos quatre premiers eoabbés, de notre paternelle autorité et de ceUe du Chapitre général, hnal- ^tant IVxemple de nos prédécesseurs, Nous octroyoM ^r laiteoeur des présentfs à toutes les personnes ^qui sont entrées ou qui entreront dans ladite ConMrie, taiit pendant la vie qu'après hi -mort, ilassoeii- Uon et «onfratemitô de Fordi^ 4e Citeaux, la pMoe
partknpttlion de i(ms les (yffices divins, des messes, «emmunious, oraieons^ suffrages, contemplations, Vèille5. itravaux, jeilnes^ péniCences, cérémonies, aumôaes, hospitolilés et de toutes les autres bonnes ^œpvreft qu'on, pratique et que (Dieu aidant), on pra- Hquera désormais dans tous nos couvents et monastères de l'un et de 1 autre sexe.
c Voulons, en outre, pourla singulière dévotion dont nous nous sentons portés envers le très saint et adorable Suaire de Notre Sauveur Jésus-Christ, Fun des jpiinoipaux instruments de sa Passion et de sa mort, j^uelaut notre personne que celle des religieux 4e notre monastère de Citeaux, soyons toujours unis et 4ig|régés à lia €ot)l)^rie érigée en son honneur. De aorte qu'étant faits participants avec les autres Gon- Ihàves des grâces, indulgences et privilèges de cette lËonfpévie^ aussi bien que de ceux de notre ordre de Citeaux, nous puissions tous parvenir au ciel pour y fiuir conjointement de la vie éternelle et converser à •jamais dans la société des •Bienheureux.
a Donné à Citeaux, sous notre suscription et celle de 4iotre secrétaire, avec l'impression de notre grand scel, le 23 juin 1646. »
Les ostensions de la sainte relique se faisaient régulièrement trois fois Tannée et elles se font encore
aux mêmes époques : le second dimanche après Pâques, appelé le dimanche du Bon Pasteur, jour auquel le diocèse célébrait la fête du saint Suaire (51)j le dimanche de la Pentecôte, et le huit septembre, fête de la Nativité de la Sainte Vierge Marie, patronne de Tabbaye. Elle durait les huit jours deToctave de ces trois fêtes.
Le Souverain Pontife, Pie IX, par un rescrit, en date du 16 septembre 1865, a accordé une indulgence plénière à ces mêmes jours et à ceux de llnvention et de l'Exaltation de la sainte Croix, pourvu qu'on prie dans l'église de Cadouin aux intentions de Sa Sainteté. Par le même rescrit, une indulgence de trois ans et de trois quarantaines est accordée à tous ceux qui visiteront dévotement le saint Suaire et prieront dans l'église, conmie il vient d'être dit. Toutes ces indulgences sont applicables aux âmes du Purgatoire (52).
Enfln , par une disposition particulière de Monseigneur Tévêque de Périgueux, publiée dans sa lettre du 20 septembre 1866, la grande fête de Cadouin et l'ostension la plus solennelle ont lieu tous les ans, au mois de septembre.