CHAPITRE V
ProcèA-verbal dlo Monseig^neiir de Ungendlee.
Noasjape.1inesqne c'était Térila»
bit m* ni le saint ei adoiable Suaire qai fat mis inimédial' mem ^ar le dÏY'ii cl ef et iorp» sacré de notre Bédeœpiear et Seign*ar Jésna> Christ, au tempH qi e, niurt pour notre halut, ii fut mis dans la séoal'ore; qu'il ne se pouvait désirer une plas grande asstarance de cet»e Y«'>ri*é,ei comme il n'y a point an monde nue plu> auguste et plu» préciea!«e relique, |Mn.«quelle est empourprée du sang de Jésus»
Cbri.oi et consacrée par l'aMoucbemenl de con corpM, aussi ne s'y eapcuvail-il tiouver de p us certaine ni de plus attestée.
(Parulcs du procès- verbal).
Le XVII<^ siècle ne rendit pas à Gidouîn les gloire» de son passé ; on ne vil plus les rois et les reines^ comme au moyeo-âge, traverser de grandes dislances pour visiter Tabba^e et vénérer sa relique ; l'esprit de foi avait sensiblement diminué, let Ii^es polâî*
queset religieuses n'étaient pas éteintes et le rationalisme protestant continuait son œuvre en altérant l'esprit chrétien. Les populations cependant n'oublièrent pas les traditions anciennes : les pèlerins reparurent, l'abbaye fut réformée et le culte du saint Suaire reprit quelque éclat. Mais un fait allait se pisser, un fait qui domine toute celle histoire et qui la marque d'un cachet suprême d'authentîcité ; c'est le procèftverbal que fil Mgr de Lingendes, évéque de Sarlat, sur la vérilé de notre relique.
Ecoutons Monseigneur l'Evêque de Périgueux :
« Les religieux de Gadouin, voulant donner une nouvelle vie au culte du saint Suaire, en avaient composé une histoire étendue. Munis de l'autorisation de leur visiteur général et de l'approbation de quelques théologiens, ils se disposaient à publier leur ouvrage^ lorsque Mgr de Lingendes prenait en main l'administration diocésaine. Ils le soumirent à son examen et lui envoyèrent en conséquence tous les manuscrits conservés dans le monastère. Le récit fut confronté so'igneusement avec les textes originaux par le prélat lui-même, aidé dans ce travail de son vicaire général ; et chacun d'eux donna ensuite, sous la date du 26 octobre i6/i3, une approbation séparée.
» 0r, le vicaire général affirme que le Suaire est la pikis précieuse et la plus remarquable relique qui soft en TE (j lise le Dieu; et l'évêque lui-même que hi fidèles ne peuvent douter, après une si exacte reeket" aie, ^e la mrité de la sainte relique, laquelle est des ffhs insignes qui soient dans F Et/lise,
» Ce n'est pas tout. Comprenant, de son côté, combien il importait au bien spirituel de son diocèse q«e la dévotion au saint Suaire y fût remise en honneur, révoque de Sarlat se détermine à faire en personne, sur les lieux mêmes, une enquête canonique. Ayant donc Gxé préalablement par une ordonnance éjiiscopnle l'objet et les conditions de sa visite à Ga* douin, il se rend dans cette paroisse, accompagné de trois chanoines de son église et de deux Pètes delà Gorap ignie de JésUs.
» Arrivée à Cadouin, le 6 septembre 1644, la oom* mission isn livre pendant de longues heures, sous h conduite de Tévêque, à une enquête complète sw li sàhite relique et ks résultats de cette enquête soit cot^gnés dans un procès-veital^reaié par It prélat Ii^mème* »
^oici «e procés-vedial :
:^Âm DB LINOfiNDËS, paPla grâce 4é IHeu et 4ii Saint-Siège apostolique, Évêque et Seigneur de Sailat,
QMfiseiller dKi Hoî en ses œnseils et prédicaleiir «fàk naire é» sa Mf^éslé» ; k toi» ceux qui liroi^ le préieiil ppocès-verbal. Salut
Dieu est toujoursigaleoieiit glorîHM, mais ttn'estpic teujoun Clément glorifié dans le monde, la malioeè» Satan, la corruption du siècle et les juchés dia hMinés ankaasant quelquefois tant de ténèbres pour couvrir la splendeur de sa gloire qu'elle demeure comme eosevelie et étouffée.
C'est ce qui nous a touché profondément dans 1» cours de la première visite que nous avons entreprise dans notre diocèse de Sarlat, y ayant rencedotré Iffesque toutes les marques les plus sacrées de la vraie religion ou méprisées, ou ignorées, ou abolies ; le» églises ruinées et démcdies j,usqu'aux fondemefits ;» les autels renversés» les cii^etières violés et usurpé* par les liérétiques ; des paroisses et des eures aiM paaieurs. des pasteurs sans science, de» peuples sansconnaissance des commandements de Pien et de 1^ glise, et avec si peu d'instruction des sacrements que les noms de la Gonfirs^tion et de rExtrèixHH Onction étalent inconnus i ensorte que çlMKîufn ne s'^^ procbait qu'indignement ou piépirvsait de s'appron cher et de puiser à ces fontaines du Sauveur, é*oir il répand son sang pour le salut et la satisfaction des
fidèles. Certainement une si extrême profanation et mépris du sang de Jésus-Christ nous a dû faire gémir ; mais béni soit le Dieu des miséricordes, le Dieu de toute consolation qui a daigné, par sa bonté, nous consoler et nous réjouir selon la grandeur de notre affliction et de notre tristesse.
Au milieu de tous ces objets, qui ne représentaient à nos yeux et à notre esprit que la religion déshonnorée et les clameurs du sang de Jésus-Christ peu entendues ou méprisées, nous fûmes averti par les vénérable» Prieur et Religieux réformés de l'Abbaye de Cadouin, de Tordre de Citeaux, en notre diocèse, que depuis plus de cinq cents ans ils possédaient une relique trempée et teinte de ce sang précieux, à savoir le très-saint Suaire qui fut mis sur la tfte et le corps sacré de notre Sauveur Jésus-Christ, lors de sa sépulture, dont il est fait mention en saint Jean, et plus récemment et au long par le vénérable Bède, au livre qu'il a composé Des lieux saints. Et que le 8 septembre, jour de la Nativité de la Sainte Vierge, titulaire de l'église dudit monastère, il se faisait en la même église un grand concours de peuple à l'ostension que font les Religieux de ce sacré monument de la mort et de la sépulture du Sauveur. Nous ne saurions dissimuler qu'à cette nouvelle notre-
cœur et notre chair ont tressailli dans le Dieu vivant ; et sachant que c'est le devoir de notre charge de voir et d'examiner la vérité des reliques qu'on expose à Tadoration du peuple dans notre diocèse, nous jugeâmes qu'il fallait d'autant plus exactement rechercher la vérité et certitude de celle-ci qu'elle était plus adorable (<") .
C'est pourquoi, ayant, au préalable, annoncé notre visite aux paroisses voisines pour le 6 septembre (16/iii), et nous étant rendu à Cadouin, nous y fûmes reçu avec tous les honneurs diis ànotre dignité. Premièrement à l'entrée du faubourg par nos curés des paroisses voisines, et puis par les susdits Prieur et Religieux. Et après quelques jours employés, partie H'inslruction du peuple, prédication, administration des sacrements de Pénitence, d'Eucharistie et de Confirmation, partie en prières et autres exercices de dévotion, le dixième du susdit mois, nous sous rendîmes dans le monastère accompagné de M. Gabriel de la Brousse, docteur en théologie, cha-
(•) Les mots adorer, adorable s'appliquent à la croix et à tons les instraments de la passion sans qu'on puisse conclure que BOUS adorons réellement ces objets sacrés. L'adoration se rap* porte à Dieu et à Uieu seul. Dans l'Ecriture, le mot adorer a quelquefois le sens de vénérer et se rapporte à la créature ellemême.
naine de notre église cathédrale et lieutenant asset^ seur de mtre officialité, de M. Antoine Nieol» ptètre eé chaneiiDe de noire église eoHégiaie de Saiiit»Avil'«> Seigneoff, de M. Pierre du Breoil, docteur e»théo«> logte et chanoine-^sacristain de notre église d^tasigeaci dès RR. PP. Pierre de k Brangelie et Pferre Jarptg«^ théologiens de la compagnie de Jésus, descpiels noof nous servions en notre visite. Où nous fûmes reçu par les religieux et conduit dans une salle^ où ap^èt avoir invoqué Taide de Dieu, le H. P. Dom Etienne Guiehard, Prieur du lieu^ bous exhiba nn fort grand nombre de bulles, lettres patentes, registres, titfes^ documents par lesquels la vérité de cette adofabift relique de not^e Dieu et Sauveur reçoit tant ei clft si puissantes preu^ves que nous ne croyons point qu^U se trouve en toute la chrétienté une relique mietui avérée, comme il ne Sien trouve pas de plus, saiole ei àa plus précieuse» Et pren^èremeot, noa&lûmefraveQ rfepeot plusieurs buHeSr des souverains Pontifes, el particuliènement une de Paul IU„ en date de Vm 1535, par laquelle est de nouveau érigée et enrichie de privilèges et d indulgences une Confrérie universeHe en Thonneur et sous le nom du saint Suaire de Jésus-iîhrfet.
Nous lûmes aussi quantité de patentes anciennM
étft ilhistmsittes et pévéreAdissnies archevêques et Migats dft France, eolve autres de ceux de Bordeaui^ âMc^ 3)ottlott8ft> MonUttban^ Aui^oulème, Péngiieui, fièhofSy Rodes, €oiidom, etc.
i^si le prùcèB'Verbal faU l*his4êiredu saint Suakpe ei€tififiêlle un j^and mmibre de faits que m>u< av^HS rapportés dans les chapitres précédents^)
îm «aèrnee j^r, mois et an eusdits^ nous nous transportâmes de ladèie saUe dans Téglise, accompagné;^ comme nous Twons dit, et fiûmes conduit et mené deyant k grand autel, où après nos dévotions faites et Ti^mne du Saini-fispiit chanté, les vénérables PP. prieur et sous-prieur du monastère, revêtus de pUiviam» ouvrirent un assez grand colTre attaché et garrotté de bandes et grosses chaînes de S^ et fermé de plusieurs serrures» lefuel dès le jour de notre arrivée on avait descendu de la voûte de TEglise. où il est conservé depuis des siècles £n ayani fait tiroir de dedans le linge sacré, plié dans un drap de soie et Fayant premièrement fait poser sur l'autel, puis, pour nïieux le voir au jour, fait porter derrière, en la présence de tous les susdits docteur^ prêtres et religieux, nous le développâmes et retendîmes de seniongetavec respect^ mais avec abondance de eonaolation. L'ayant touché* reg;u*dé et mesuré, nous
le trouvâmes de huit pieds de longueur sur quatre de largeur, de lin très-fin, autant que nous pdmett eu juger, brodé de deux bandes à chaque bout de broderie à la mosaïque, Tune de quatre doigts de large et Taulre de deux ou environ ; et il nous parut à tous évidemment t int en plusieurs endroits de sang, sueur et d'onguent mêlés.
Ainsi le nom de Dieu invoqué^ le cœur touché de respect et de dévotion, du commun avis de tous les susdits prêtres, docteurs et religieux, Nous jugeâmes que c était véritablement le saint et adorable Suaire qui fut mis immédiatement sui' le divin chef et corps sacré de notre Rédempteur et Sauveur Jésus Christ ; qu'il ne se pouvait désirer une plus grande assurance de cette vérité, et comme il n'y a pas au monde une plus auguste et plus précieuse relique, puisqu'elle est empourprée du sang de Jésus-Christ et consacrée par l'attouchement de son corps, aussi n'en peut-> ''>n trouver de plus certaine ni de mieux attestée
De toutes lesquelles choses nous avons dressé le présent procès-verbal Ut scribaniur hœc in gênera^tione altéra, afin que tous les peuples de la chrétienté et toutes les générations à venir, assurés de la
vérité de cette très-précieuse et incomparable relique de Jésus-Ciirist, rendent grâces à ce Seigneur de miséricorde qui a daigné se réduire à la nécessité d'avoir besoin d'un suaire pour être enseveli et pour nous mériter, par ses souffrances, la gloire de Timmortalité. Nous l'avons signé et fait signer à ceux de notre suite.
t J. DE LiNGENDES (63).
« Arrêtons-nous un instant sur ces faits, continue M»' TEvêque de Périgueux ; ils ont ici une importance capitale et, sous quelque rapport que nous les envisagions^ nous y trouverons réunies toutes les conditions exigées par la prudence et le droit pour leur donner une autorité décisive en cette matière.
» Voilà donc^ en effet, tous les documents relatifs au saint Suaire soumis à des examens réitérés qui se contrôlent mutuellement. Des mains du Prieur et des religieux ils passent tour à tour en moins d'un an dans celles de onze examinateurs graves et consciencieux^ tous également reconunandables par la science, le rang et les emplois, et par ces motifs les plus compétents que Ton pût trouver dans le pays. Eh ! bien après Texamen de ces titres originaux qu'ils ont fait, les uns isolément, les autres en commun, tous
j^JaMmt à f>fivî^ selon le mal^ At f évèqve, la iférité da la relique et ses drc^s oertains wn «uHe 4M;
^ Vraiment! «i^ «b («reil si^t, éé telles ^araiiitiél lie suffisaient ins à la bonne fdî, il laiNlrait dése»- )iêrw 4e layalenr da téiseigfia^ linraain (à$). «
(Lettre pastorale de M«' DABËRT, éà m fiBÊk 1866, tt« 51).
CHAPfTRE VL
l^e» ,«nlriM$le« ^u aaSoit Suaire.
MuUis nitens miraculit, Maguisque de periculi»
dépassez les limites connues : et t0«é MUFvefe4lw plat gVÉïidt pêÉUà les chrétiens qui ont confiaoce en
(B^mne do saint Saaîre àê Oadoiilti)
l» témt^Agft des hommes n'a |>as manqué à nolr»^<^ttdire. Les pripces de rSgUse, les grands et kyi ipisftaats, U foule humble et modeste. Part et lia ppéiie, lascieoce epûn et la critiçpie» tout lui rendit ltfwma({e. Que pouvait-on demander encore? U fal- Uit Ja voix du ckA, et J)ieu vint à son tour ajouter 8a suprême sanction^ celle du miracle (/i5]. Si jamais disent les historiens, la vérité d'une relique a été itvuntii^jasement ^prouvée et confirmée par
des prodiges, nous pouvons dire briment que c'est celle de Cadouin. Quand Mgr de Lingendes visita l'abbaye, les religieux lui présentèrent un livre manuscrit, commencé vers l'an 1200, qui contenait les miracles du saint Suaire, et ce prélat reconnut quitte n'avaient pas cessé jusqu'à l'an 1500, ou environ. Ils étaient faits en faveur des fidèles qui se vouaient à Jésus-Christ et à son saint Suaire, ou qui se faisaient enrôler dans sa Confrérie, ou qui faisaient dire des messes devant la relique en y laissant des offrandes, ou qui portaient avec dévotion quelque objet qui Pavait touchée, ou enfin qui accomplissaient des neuvaines en son honneur. Non seulement hs individus avaient recours à elle, mais des villes entières dans leurs nécessités publiques lui faisaient des vœux* et des présents (/i6).
Encore que nous n'ayons pas consergé la quatrième partie des livres et registres où on décrivit anciennement les miracles opérés par la vertu du saint Suaire, néanmoins, disent les religieux dans leur histoire, il en reste encore plus de deux mille» entre lesquels se trouve la résurrection d'au moins soixante morts (47).
A Toulouse, ils furent si multipliés que les peuples accouraient de toutes parts> et Tarchevèque de cette
ville, Dominique de Florence, déclare dans une lettre, datée de Tan lZil3, que Jésus-Christ correspond misérkordietAsement aux vceux des fidèles en opéranj un grand nombre de miracles. Le P. Dupuy feuilleta et lut plus tard les documents conservés dans cette ville à ce sujet, et il s'étonnait de leur nombre, ajoutant qu'ils avaient continué en Périgord et qu*en leur considération les Papes avaient accordé de grands privilèges à l'abbaye de Cadouin (48).
Les grands vicaires de Périgueux, par leur patente de l'année l/i69, autorisent dans le diocèse les quêtes en faveur de la Confrérie et ils disent en propres termes que dans le monastère de Cadouin Dieu opérait évidemment et à vue d'œil des miracles écla.' tants et infinis.
Un Abbé de Cadouin donne pouvoir à son procureur pour la Confrérie du saint Suaire, de recevoir toutes les personnes qui désireront y entrer et d'annoncer aux fidèles les miracles innombrables que Asus-Christ opère tous les jours en l'honneur de la sainte relique. Ils étaient si fréquents qu'à peine pouvait-on les écrire et qu'on en racontait un sur mille.
On dira peut-être : mais d'où vient que ces prodiges n'existent plus ? Il est facile de répondre : Taf-
- Ml-
ftâbliasemeiit de k liévotîMi an au'nt ânàrn tde«dt «¥0fr cetle conséquence : Dieu veut réoomjvmser te fti de ses enfants et il mesure «rdinairemeiit ses git^ «ss à la ceirespondanôe ^uMI tmmve dans nos «œunu Que la «ontiaaee f«i^séte, i^ue k priÉfre devienne fins fervente «ifo dévotion plnsTi?e, et nous reverrons tes tnerv<eilles d'im autre t««q^s. Ne semble^twâ ipog fUe te ciel nofus donne dérjà des témoignages tMMA* veaux et quelques faits rëooits ?r«tnent extraorii^ Bwes ne nous permeiteot-ife pas d'espéper èientôt ées ||rïk00S plus si^alées ? Ajoutons fue pmir étee BSEOMS fiombreiH, les prodiges B^oal gisais eessé •entièrement à Cadouia*
Nous allons donner 'tne s^ie de miracles «rriV'éB dans les siècles passés et qui furent authentiquemeiil eoDstatés «t écrits daas les livpeisdti laoaastère (69) .
1* Ihoe noble tfettne de GalKHK, H(ut resta a¥eug]e pcMdint quafire mi^ sains ^^uncun remède Jiumaîii pal la soulager, At tsiu^ s'il plaisaft à Jésus-Chinat et h guérir ^r les mérilesde sa Passion «t la verfli éaaaint Suaire^ de tenir Tadoper m d'^aH^i^^^^ oél^nde. lEdleaaaouvpa la vve «usèilÀt et vint e»^ suite à Gadouin pour y accomplir son vœu et readm iéonoi^Mge de tei feve«r>aîngMlièredOQi«tte awaii^té l'«jet.^!r«A|teBl347.
S<> tJan i8d6, une mttsoQ ù'um Ina ap|>elé ^tortet état embrasée ée tocis côtés, sao9 f u'on put y irené^ âter ; la personne à^qui elle appurteodit fit vœu à JOsns-Chrlst et à gon.saM Sanite, eÉ le feu s'éteigmt •ntièrem^t. Ce miiacle fut fait à la vue de tous tes habilaiils de Siorâe, et publié dans Gadanin le }our 6» la Trinité^ qu'on âûsait Tosteosion du sakii Suaice.
Les seize miracles suivants ont été faits au temps où fe saint Suaire était à Toulouse.
3° llne femme appelée Benotte Gayssabon, du Lauraguais, s'étanl accouchée d'un enfant mort, eut recours à Jésus- christ et à son saint Suaire, promettait que si son fils pouvait ressusciter et être baptisé, elle l'apporterait au lieu où reposait la relique; à. peine eul^elle fait ce vœu que l'enfant revint à la vie et fut baptisé, c'était en 1392. Les témoins de ce miracle furent Jean Fabry et Benoît Servat,
H^EiiidT/i. to fils &vai seigneur oMOimé Guilkanne é» ttèras. du diocèse de Ibuthmie, tenli» dlanfe megrave-Bifliidiai qii la (Hniduisit à ]a< mort Si iBlR^ Imt en larmes,, le toua à JésoftClwist et h IDB a»Ai âMûr® d te mati. teanaoitftaiiracitleusMpeiil en présence de tous les assistants. Son père vint ensuile
— A6 — accomplir le vœu et annonça partout le prodige^ qui fut attt sté par Jean de Filte et Elle Blanc, prêtres.
b^ La même année, une fille âgée de trois ans, de la ville de Toulouse^ étant tombée par accident dans un puits, s'y noya et demeura submergée au fond de ce puits environ une heure^ au bout de laquelle elle nagea sur Teau . Quand on l'eut tirée, son père et d'autres personnes la vouèrent au saint Suaire de Jésus-Christ. Elle ressuscita à la vue de tout le monde, et son père vint accomplir le vœu qu'il avait fait pour elle.
6° Une noble femme, appelée madame de Bellepuy, ayant été paialysée de tous ses membres pendant deux ans et demi et n'ayant pu trouver ni repos, ni soulagement, se voua à Jésus-Ghrist et à son saint Suaire : elle se trouva aussitôt saine et guérie. Ce miracle fut raconté par elle-même^ en 1399^ en la présence du R. P. Abbé de Gadouin, lorsqu'elle vint accomplir son vœu.
7<> Un prêtre, nommé Bernard Viverin, était affligé de la goutte depuis trois ans ; il en M délivré après avoir fait son vœu au saint Suaire de Jésus-Ghrist et l'avoir adoré ainsi qu'il l'attesta lui-même, en 1396, en présence de Pierre Delpuche et de plusieurs autres.
S^ Un homme noble, appelé M. de Solages, ayant eu par accident une jambe brisée et rompue en trois endroits, sans espérance de pouvoir plus marcher ni d'être guéri par aucun remède humain^ eut recours à Jésus Christ et fit vœu de venir voir et adorer le saint Suaire et faire son offrande suivant h coutume, et en même temps il se trouva guéri. Il vint plus tard accomplir son vœu et rendre témoignage d*un si grand miracle. C'était en 4399.
9« Une jeune fille du diocèse de Toulouse, ayant été travaillée du mal caduc pendant huit années consécutives et sans qu'on y trouvât de remède, fut vouée par ses parents à Jésus-Christ et à son saint Suaire, et depuis ce vœu elle demeura entièrement délivrée de son mal. Ce miracle fut attesté par sa mère, en présence de Bernard de fiqys et de Pierre Guygnac, en 1393.
10<» Un nommé Pierre fiîdose, du diocèse de Toulouse, étant attemt de la lèpre par tout le corps et délaissé de tous ses voisins, sa mère le voua à Jésus-Christ et à son saint Suaire. Aussitôt après il commença à se bien porter et en peu de temps il fut entièrement guéri. Ce miracle fut attesté par lui en présence de Pierre Roland et de Dominique Dubois, en l/iô2.
il*» Uhe hmmt, nommée Jieanne Arfngorta, du diocèse d'Afby, ne pouvait rîen voir ni rifen efntenn dre; son mari Ta voua au saint Suaim tie Jésns-' Cftrist, et îmmédiîatement après ce vœu, elfe retrouva les sens qu'elle avait perdus, en 1399.
120 une autre femme, appeîée Jeanne de Labat, était restée de longues années avec son mari sans avoir d'enfant ; affligée de son état, elle eut retours à Jésus-Christ, le suppliantque, parles mérites de sa Passion et la vertu de son saint Suaire, elle pût concevoir, et promettant en ce cas de venir faire ^es dévolions h l'église où reposait celte précieuse relique et même de marcher à genoux aussitôt qu'elle verrait ladite église. En peu de temps elle se trouva enceinte et accomplit fidèlement son vœu, en 1396.
13° La femme d'un nommé Bernard Décimes, du Laurag^is, avait eu sept enfants, qui moururent tous peu après leur naissance ; elle se voua à Jésus-Christ et à son saint Suaire, et le huitième enfant qu elle eut fut préservé de ce malheur. Ce qui fut déposé par elle-même, en 1398, en présence de Pierre Gunac et d!c Bernard de Foii.
lA* Une femme manquait de lait pour nourrir son entot ; en cette extrémité elle eut recours à Jésus- Christ, le suppliant d'avoir pitié d'elle par les méri-
tes de sa Passion et la vertu de son saint Suaire. Le lait lui vint en abondance ; elle en rendit témoignage quand elle vint accomplir son vœu, en 1/iOl.
15® Trois hommes du diocèse de Comminge, qui allaient à Rome par mer, se trouvèrent surpris par une tempête si furieuse qu'il n'y avait aucune apparence qu'ils pussent échapper au naufrage. Ils se vouèrent au saint Suaire de Jésus-Christ, la tempête s'apaisa et leur vaisseau arriva heureusement uu port. Ce qu'ils attestèrent, en 1400, lorsqu'ils accomplirent leur vœu.
16* Une religieuse de la ville de Toulouse demeura étique pendant deux années entières et avait perdu le goût de toutes sortes de viandes. La supérieure la voua à Jésus-Christ et à son saint Suaire, l'an 1/iOO, et aussitôt cette pauvre malade sentit du soulagement et en fort peu de temps se trouva parfaitement guérie.
17* Arnaud de Sasada, étant possédé du malin esprit, devint fou et privé de jugement. On le conduisit lié et garrotté devant le saint Suaire, auquel on l'avait voué, et avant qu'il eut accompli la neuvaine qu'on lui faisait faire, il se trouva parfaitement guéri. Ceci arriva en 139/i, en présence de Jean de Fite et de Elie Blanc, prêtres. ^
18* Une femme de Nérac était affligée à un bra» d'un mal incurable, auquel les médecins ne pou* valent npportcr aucun soulagement Un de ses enfants ayant apporté un cordon qui avait tou< hé le saint Suaire de Jésus-Christ, elle le lui demanda et l'appliqua avec une grande foi sur son bras malade ; elle s'en trouva miraculeusement guérie, et ne tarda pas à en venir rendre grâces à notre Sauveur^ Tan
Les autres miracles sont arrivés au temps où le saint Suaire avait été reporté à Cadouin.
19^ L'an 1500, un homme du diocèse de Limoges demeura mort l'espace de plusieurs heures ; et comme ses parents et ses am.s se disposaient pour l'ensevelir^ survint un étranger qui leur conseilla de le vouer à Jésus-Ghrist et au saint Suaire. Ceci ayant été exécuté, le mort ressuscita à Ift vue et en présence de tous les assistants.
20* Un noble bourgeois de Bordeaux resta paralysé de tout son corps l'espace de sept semaines : il eut recours à Jésus -Christ, le suppliant par les mérites de sa Passion et la vertu du saint Suaire, de le secourir, et promettant en ce cas de venir àCaoouia et d'y faire des offrandes; il recouvra entièrement la santé. Il n^ manqua pas de veiûr à Cadouin ao-
compMr son vœu, et il fît le voyage accompagné de plusieurs auti*es personnes qui avaient aussi reçu des bienfaits par la vertu du même saint Suaire. Ceci se passait en 1474.
2io Une lille du diocèse d'Alby, qui resta muette pendant neuf ans, fut vouée au saint Suaire de Jésus Christ et conduite à Cadouin par ses parents. Arrivée devant la sainte relique, elle leva les yeux au ciel et recouvra entièrement la parole, louant la miséricorde de notre Sauveur et demandant d'être mise dans sa Confrérie. Ce miracle arriva en 1477, en présence des religieux de Cadouin et des personnes qui y avaient conduit cette fille.
22^ L'an 1473, un jeune garçon de Toulouse, ûls unique d'un noble citoyen de la ville, éta^t frappé de la peste et réduit à telle extrémité que les voisins le regardaient comme mort. Ses parents qui avaient vu autrefois dans leur ville le saint Suaire de Jésus- Christ et savaient les grands et infinis miracles qui y avaient été opérés par sa vertu, lui vouèrent leur fils, suppliant notre Sauveur de le ressusciter et rétablir en santé, et promettant de l'amener àCadouin, d'y laisser une image en cire de sa pesanteur, de faire des offrandes à l'église et d'aller à genoux depuis la première porte du monastère jusqu'à l'endroit
où reposait le saint Suaire. Ce ne fut pas en vain qu'ils firent ce vœu, car leur fils ressuscita et en peu de jours il se trouva entièrement guéri ; il fut ensuite conduit à Oidouin par sa mère en compagnie de plusieurs autres personnes de Toulouse, qui avaient aussi reçu de grandes grâces par la vertu du saint Suaire.
23^ Un nommé Dominique Chevalier, du diocèse de Sarlat, voyant sa belle fille en travail d'enfant depuis quatre jours sans pouvoir être soulagée, en fut touché et l'ayant vouée à Jésus-Christ et à son saint Suaire, cette pauvre femme accoucha, mais son enfant ayant été jugé mort, on redoubla les vœux et les prières : Tenfant ressuscita et fut baptisé ; la noirceur hideuse qui paraissait sur son corps changea miraculeusement en couleur blanche et vermeille. Tout cela fut attesté à Cadouin, en 1471, quand la famille vint accomplir ses vœux et faire les offrandes accoutumées.
24° Une demoiselle de la reine de France ne pouvait être guérie par aucun remède d'une maladie qui la tenait tout près de la mort. Ses parents et ses amis s'attristant de sa perte, lui conseillèrent de se vouer au saint Suaire de Jésus-Christ. Elle le fit et recouvra une parfaite santé ; elle vint à Cadouin, en
ihlliy avec un train magnifique pour y accomplir son vœu et faire à Téglise de très riches offrandes.
25® En l/i72, Tévêque de Périgueux, (c'était Mgr Godefroy de Pompadour) et le seigneur de Vallery, forent envoyés ambassadeurs de la part du roi de France ; le dernier étant tombé en chemin dans une très-grave maladie, d'où les médecins ne pouvaient le tirer, Tévêque en fut touché de compassion et, se souvenant des miracles infinis du saint Suaire, y voua ledit Seigneur, promettant que s'il obtenait sa guérison, il donnerait une image en cire du poids du malade et ferait des offrandes à Téglise de Gadouin. Le seigneur recouvra une parfaite santé, et ils vinrent tous deux à Gadouin pour accomplir le vœu et rendre grâces à notre Sauveur d'un tel miracle.
26* Le Seigneur de Beaujolais, en Bourbonnais, étant revenu d'une très grave maladie, se voua à Jésus -Ghrist, lui promettant que si par la vertu du saint Suaire il guérissait, il viendrait à Gadouin et donnerait a l'église une chaîne d'or qu'il portait habituellement au cou, et ferait d'autres offrandes encore. Il vint, en effet, accomplir son vœu, en iliTU, et rendit témoignage de sa guérison.