‹ Histoire du schisme portugais dans les IndesChapitre 29 sur 34 · DÉCRET DE LA CONGRÉGATION DE LA PROPAGANDE · texte numérisé non relu

DÉCRET DE LA CONGRÉGATION DE LA PROPAGANDE

La sacrée congrégation de la Propagande, ayant reconnu, d’après d’importantes informations, la nécessité de prendre des mesures, afin de pourvoir convenablement au gouvernement de l’église de l’île de Salsette, dans les Indes orientales, la même sacrée congrégation a résolu et décrété, sur le rapport de son secrétaire Ignace, archevêque d'Edesse, de supplier Sa Sainteté de vouloir bien soumettre provisoirement cette île à la juridiction spirituelledii vicaire apostolique de Bombay.

Cette décision de la sacrée congrégation ayant été soumise par son secrétaire à Sa Sainteté Grégoire XVI, pape par la providence divine, dans une audience du 27 janvier 1839, Sa Sainteté a gracieusement confirmé et soumis provisoirement l'ile ci-dessus mentionnée à in juridiction spirituelle du vicaire apostolique ré^dant à Bombay.

Donné à Rome, dans le palais de ladite sacrée congrégation, le quatrième jour de février 1839.

J. -P., card. Fhanzoni, Préfet.

! I., archevêque d’Fidesse, Secrétaire.

PIS IX, PAPK, AU TRÈS-RÉVÉRESD ÉVÊQCF. WHEI.AS, VICAIRE APOSTOMQI K DE BOMBAY.

Vénérable frère, santé et bénédiction apostolique.

Vous savez, vénérable frère, que le saint-siége a veillé avec de grands soins et une assiduité particulière aux intérêts de la religion catholique dans les Indes orientales, vous qui avez longtemps séjourné dans ces contrées, et qui pendant quelque temps, du vivant même de votre prédécœseur, avez pris part à l'administration du vicariat apostolique de Bombay.

Les choses étant ainsi, il est inutile qu'en vous écrivant cette lettre nous vous expliquions en détail

pourquoi il a été arrangé que lesdites contrées, — qui étaient gouvernées autrefois, soit par l’archevôque de Goa, soit par les évôques de Cannamore, Cochin et Méliapour ou San-Thomé, avec le pouvoir épiscopal ordinaire, — constituent maintenant plusieurs vicariats apostoliques et sont gouvernées par des vicaires apostoliques établis par le saint-siège , dépendant immédiatement de lui, et exerçant la juridiction propre d’ordinaires.

Vous connaissez d'ailleurs parfaitement, vénérable frère, les graves raisons qui ont décidé le saint-siège à établir dans ces contrées cette forme de gouvernement ecclésiastique, quoique jadis, dans des temps bien différents et distincts de la condition et de l’état présent des affaires, le privilège eût été donné aux rois trèstidèles de Portugal de nommer les évêques qui devaient être élus à ces sièges.

Car, dans ces temps passés, la concession du privilège avait été faite pour prévenir les longues vacances tle ces sièges épiscopaux, et afin que des évêques fussent envoyés en temps opportun en ces lieux et que les prélats reçussent des revenus qui fussent en rapport avec leur dignité; mais maintenant il est notoire pour tout le monde que , par suite des vicissitudes survenues dans les affaires publiques, et surtout du changement du pouvoir politique dans ces contrées, les raisons cidessus indiquées n'existent plus depuis fort longtemps; — rien n’est assuré et rien n’est obtenu.

Tout ceci est traité au long dans les lettres apostoliques des pontifes romains nos prédécesseurs, et particulièrement dans celle de Grégoire XVI, d’heureuse

mémoire, datée du 24 avril 1858 et qui comnienre par Multa præclare, nous n’ignorons pas que vous en avez parfaite connaissance.

Mais, maintenant que vous allez retourner à l'île de Bombay pour y remplir les devoirs de vicaire apostolique, nous avons jugé opportun, vénérable frère, de vous faire savoir que nous avons reçu récemment une lettre écrite dans cette île le l"" février 1848, en langage portugais et signée par deux cent vingt-quatre catholiques; ils s’y plaignent beau(;oup de l’érection des vicariats apostoliques dans les Indes orientales, et surtout de la 'lettre apostolique Multa præclare, ci-dessus mentionnée; ils implorent le rétablissement de la concorde et se lamentent do ce qu’elle ait été détruite depuis la promulgation de ce bref apostolique.

Nous désirons que vous fassiez savoir aux catholiijues au nom desquels cette épître a été écrite que nous l’avons reçue, que nous avons mûrement [tesé son contenu, que nous les embrassons en charité apostolique, et que nous leur donnons cordialement la bénédiction de Dieu tout-puissant ; mais en même temps que, jusqu’à présent, nous n’avons trouvé d’autre manière de satisfaire à leurs vœux pour le rétablissement de la concorde que de leur ordonner d’obéir à saint Pierre, parlant par la bouche du pontife romain, et de cesser de résister à ce que le saint-siège a décrété pour l’avantage de la religion; nous désirons qu’ils reconnaissent que les circonstances qui , après mûr examen, ont poussé le saint- siège à adopter le parti dont il est fait mention dans la lettre Multa præclare si-souvent citée subsistent toujours.

Nous nous souvenons d'avoir écrit nous-même une lettre à cet effet à notre vénérable frère Joseph de Sylva y Torrès, archevêque deGoa, et d’avoir mis sous ses yeux combien il est important d’éviter toutes les occasions d’exciter au schisme. Enfin, nous espérons qu’ils se rendront à nos vœux et qu’ils nous donneront de grands motifsdeconsolation parleur docilitéchrétienne.

Mais nous vous recommandons, vénérable frère, de les traiter, tant que vous le pourrez, avec bonté et douceur, et d’éviter avec soin tout ce qui pourrait leur donner des motifs raisonnables de chagrin et de déplaisir.

En même temps, nous vous accordons avec beaucoup d'amour la bénédiction apostolique.

Daté de Rome, de Sainte-Marie-Majeure, du second jour d'avril 1848, en la deuxième année de notre pontificat.

Pie 1.\, pape.

LbTine DE >IO^SEIÜ^El:lt .\SAST.\SE IIAKTMA.NN, ÉVÈQUE DE DEKBE, ADMIMSTRATEUr. APOSTOUQIE DE BOMBAY, AU CLERGÉ DU VICA- RIAT, A L’uCCASlO.'i DE U PRÉTESDUE TOURNÉE P-YSTOUAU; DE l.’ÉVÈQUE DE M.YC.YO.

Vénérables frères,

Vous serez profondément affligés avec nous de ce qui vient de se passer sous nos yeux. Le saint-siège, voulant

veiller, on ces coulrécs, au bien de la religion, dut nécessairement ériger des vicariats apostoliques dans les lieux qui ne sont plus soumis à la domination temporelle du Portugal.

Nous n’avons pas besoin de vous rappeler la rt'sistance obstinée que le clergé de Goa opposa à cette mesure si sage et si nécessaire. On avait beaucoup espéré que le dernier archevêque, à son arrivée aux Indes, ferait rentrer dans le devoir ces ministres indignes et désobéissants du sanctuaire. Mais, hélas! aussitôt qu'il eut débarqué sur le rivage de Bombay, il épousa leur injuste cause, agit comme leur chef contre les vicaires apostoliques et causa des maux immenses dans toutes les Indes; son rappel devint absolument nécessaire; on trouve un compte rendu sommaire de ce qui s'est passé alors dans l’allocution adressée par Sa Sainteté au consistoire secret du 17 février 1851. — Cette allocution n’eut pas pour les missions les heureux résultats (|u'en avait attendus le saint-père. Le schisme, à la vérité, déclina visiblement; mais l’arrivée du docteur J. da Matta, évêque de .Macao, lui donna une impulsion et une vie nouvelles, du moment où il commença à exercer sa juridiction épiscopale dans les îles de Bombay et de Salsette, tout comme il l’avait exercée déjà à Colombo et dans l'îlc de Ceylon.

Nous lui adressâmes une lettre officielle Dans

Cette lettre nous demandions à Sa Seigneurie de nous présenter son mandat apostolique, et nous lui déclarions que, tant qu’elle ne l'aurait pas fait, nous étious obligé de protester contre chacun des actes épiscopaux qu'elle aurait accomplis dans les limites de ce vicariat;

— üôO

ajuutunt )]iic nous recuurriuns imiuêiliateiiiünl au saiut-siége. L’évêque de Macao nous accusa réception de notre lettre, niais n’y répondit pas; cela prouve clairement qu’il n’a été revêtu d'aucune autorité par le saint-siège, ni directement ni indirectement; — c'està-dire ni par le pape ni par le nonce apostolique résidant à la cour de Lisbonne. Et, en effet, ce dernier dignitaire n'eût pas pu donner un semblable pouvoir, en supposant même qu’il l’eût voulu. Cependant l’évêque de Macao n’en continua pas moins à exercer la juridiction épiscopale et à administrer les sacrements de conlirniation et des saints ordres; ainsi, par exemple, il a conféré ce dernier sacrement à cinq séminaristes que leur excessive insubordination avait fait expulser récrminent de notre séminaire. En outre, il injuria du haut de lu chaire les vicaires apostoliques et les missionnaires. et trompa de telle sorte le peuple crédule, que de gra\es désordres ont (‘daté dans tout Bombay; — les vicaires apostoliques et les missionnaires sont maintanant considérés comme des imposteurs, même par beaucoup de lidèlcs, (|ui reconnaissaient auparavant en eux leurs légitimes pasteurs. L’esprit schismatique relève de nouveau la tête de tous côtés, accompagné de scs symptômes caractéristiques. Nous avons informé les vicaires apostoliques des actes iniques de l’évêque de Macao , et nous avons réclamé leurs sages conseils, les priant de combiner leurs efforts avec les nôtres. Mais, voyant que le mal augmente, et que le danger est imminent pour la prospérité de la religion, nous avons résolu de députer sans délai, à Rome, notre secrétaire' le révérend père Ignace, en le chargeant

d’adresser formellement nos plaintes à Sa Sainteit-, et d’obtenir l’adoption immédiate de mesures eflieaees propres à arrêter le scandale et à ouvrir les yeii\ de ceux qui ont été trompés. 11 est impossible de gouverner lorsque des prêtres et des évêques méprisent les décrets apostoliques, se moquent des menaces du souverain pontife et abusent de sa longanimité, sédqisent le peuple sous le masque de la catholicité et l'excitent à la révolte contre la hiéraechie ecclésiastique établie par le sainl-siége; — en un mot, il est impossible de gouverner lorsque des prêtres et des évêques excitent au schisme et au scandale. Étantici parlesordres dusaintsiége, nous protestons solennellement et publiquement contre les actes épiscopaux que l’évêque de Macao s’est permis dans ces îles, et nous déplorons et regrettons le rôle scandaleux que différents membres de notre trouj)eau ont joué en celte occasion, et la part qu’ils ont eue dans les entreprises du schisme; nous les exhortons sérieusement et instamment à en faire pénitence. Nous conjurons tous les fidèles, au nom de la douloureuse Passion et de la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ, d’obéir au vicaire apostolique, comme étant leur seul supérieur ecclésiastique légitime ; car, sans l’obéissance aux supérieurs légitimes, les fidèles ne peuvent pas se sauver. Dieu rejette tous les sacrifices et les oeuvres les plus pieuses, lorsque l’obéissance n’est pas rendue à l’autorité légitime. Nous vous avons été- envoyés par le souverain pontife pour administrer ce vicariat, par conséquent ceux qui nous refusent obifissance en matière ecclésiastique et spirituelle la refusent au saint-père, auquel le Christ a donné- les clefs du ro\aume du ciel.

Nous vous exhortons, en terminant, vénérables frères, il vous unir tous dans la prière pour l’extinction du «chisme, et nous ordonnons au clergé de ce vicariat de réciter tous les jours la collecte contra schisma. sauf aux f(Mes de première et de seconde classe.

Donne en notre résidence, Notre-Dame du Carmel.

Honili.'iy, ‘i" février l8.Vt.

.\kastase Hartmann, Evêque, adininistrateur apostolique.

V lï.

cuu:i lAiiiK Atmr.ssKK i am i.’kvèqi k hartmass, iam>is Qt 'ii ctait CNFF.HMK HANS l’ÉGUSE DF. SAINT-MICHEL, AU CLERCè ET AL'A LAÏQl'ES DC VIP.ARIAT I>E BOMBAY.

Frères très-aimés.

Vous avez .sans doute entendu parler de nos grandes souffrances pour la cause de la religion. L’église de Saint-Michel, Mahim supérieur, île de Bombay, allait passer le 15 de ce mois à l’arcbevôque de Goa, lequel n’a aucune juridiction quelconque dans ce vicarial. Nous n’avons rien négligé pour prévenir ce pas fatal. Le 13, nous nous rendîmes nous-môme à l’église de Saint-.Michel, et nous y arrivâmes quelques minutes • avant le moment où elle allait devenir victime du schisme. Nous souvenant des paroles de Notre-Sei-

«nour. tjui' le bon pasteur donne sa vie pour ses agneaux, nous résolûmes de ne plus quitter l’église jusqu’à ce que la possession en fût assurée, ou de mourir martyr. Pendant huit jours, nous y fûmes tenu comme un prisonnier, et on essaya de tous les moyens pour nous la faire abandonner. Mais, étant convaincu qu’y rester, avec quelque peine que ce fût, était le seul moyen de sauver l’église, et d’empêcher quelques milliers de membres de notre cher troupeau d’être précipités dans le schisme. nous supportâmes volontairement les souffrances etles injustices dont nous fûmes abreuvé. Ayant le pressentiment que le 20 du présent mois, dimanche des Rame.aux. serait un jour de grande épreuve, nous nommâmes un vicaire général, en la personne du très-révérend pèreMichel Antonine, curé denotre cathédrale; nous ordonnâmes pour ce jour des prières publiques dans toutes les églises de l’ile, et nous passâmes nous-même la nuit et la matinée antécédentes en prières; mais alors nous fûmes enfermé dans l’église, avec quatre-vingts personnes, par le parti rebelle, et sous les yeux mômes de la police ; on nous y laissa jusqu’à la nuit, sans une goutte d’eau et privés d’air, car la seule fenêtre ouverte avait été fermée par force. Nous ne nous arrêterons pas à décrire au long ce traitement inhumain et barbare; il suffit de dire que tout cela a été fait pour nous forcer à quitter l’église et à la livrer au schisme avec une portion de notre troupeau. Un secours nous fut envoyé alors que notre misère était la plus grande, et que nous nous .sentions ému de compassion pour les pauvres gens qui avaient été à jeun tout le jour, sans obtenir ni une goutte d’eau, ni un peu d’air frais.

Le premier magistrat, M. Corfield, a^ani eu connaissance de l’état misérable dans lequel nous nous trouvions, se rendit personnellement sur les lieux, fit ouvrir immédiatement les portes, et ordonna que la police protégeât notre personne. Grâces soient rendues à Dieu tout-puissant, et grâces aussi à ce gentilhomme! A partir de ce moment, nous cessâmes d’être un prisonnier dans l’église de Saint-Michel, nous en eûmes le libre usage, et nous commençâmes à y célébrer le service divin de la semaine sainte avec la solennité accoutumée. Notre recours au gouvernement demeura sans effet, la cour des directeurs lui ayant récemment ordonné de ne pas s’en mêler; et la cour suprême ne voulut pas nous permettre d’intenter de procès. En conséquence, nous sommes toujours dans l’église de Saint-Michel, et il faut que nous attendions du secours dil ciel. Nous ordonnons donc, parces présentes, que jusqu’à nouvel ordre et dans toutes les églises du vicariat, cinq Pater et Ave soient dits les dimanches après la messe et avec exposition du saint sacrement in pyxide, partout où faire se pourra. Nous souffrons tout ceci, par suite de la malheureuse intervention de l’évêque de Macao dans notre juridiction, intervention qui a produit la plus grande agitation parmi la communauté catholique des deux îles de Bombay et de Salsette. On s’attend à ce que cet évêque revienne de Goa à Bombay dans le cours du mois prochain ; alors de nouvelles tempêtes nous attendent. Nous conjurons donc tous les fidèles de se rappeler de nous dans leurs prières particulières quotidiennes, afin que Dieu nous assiste et nous donne de la forc^>, de telle sorte que nos souffrances tournent

il sa plus grandi* gidire i;l au liiniiiplu* du rfiglisu sur lu sdusiui*. Nous duvons aussi vous faire savoir <jiu* d’après le droit canon et la discipline catholique, aucun èvôque ne peut exercer d'acte épiscopal dans la province d’un autre évêque, et que, s’il y tient une ordination, lui évêque et tous ceux qu’il a ordonnés se trouvent suspendus, et que s’ils exercent postérieurement les fonctions sacrées, ils deviennent irréguliers, ipso facto. Quiconque cause de la division et du schisme dans l’Église, et fût-il un ange du ciel, doit être évité comme un ennemi de Jésus-Christ. Nous avons donc la confiance qu’au retour de l’évêque do Macao notre troupeau se conduira avec circonspection ; nous l’en conjurons au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous comptons aussi que ceux qui. à la première arrivée de cet évêque, ne se sont pas souvenus, comme ils le devaient, de leurs devoirs touchant l’uniti; catholique, et l’attachement parfait à l'évêque que le saint-siège a placé à leur tète, répareront le .scandale passé en donnant un très-édifiant exemple de cette uniti* sous notre obédience dans la présidence de Bombay.

Nous vous donnons notre bénédiction pastorale.

Église (le Saint-Micliel, >laliiiii supérieur, 29 m.m 1853.

AnaSTASP. llAr.T.VIA>.\.

£\èque de Dcrlio, admiiiisiniteui apostoliqiu* de lloniha} .

ticulari illi suggerere tanquam neoessario faciendum, ad finem de quo agitur assequendum. Datuin CalcutU Aprilis 26 4 855 •{■ P. J. Carew, Archiepiscopus Edess- 'Vie. Ap. Occ. Bengal. »

COIMBATTORE. — M. M. J. de Maria Bressillac, Episcopus PrussensisVic. Apost. supplicationis lihellum in toto subscripsit die 27 Apr. 1853.

COLOMBO. — Nos infra scripti Episcopus Upsiilæ et Vicarius Ap. Colombi seu Meridionalis Insulæ Ceylonæ partis, et Episcopus Tipassæ ejusdem in dicto Vicariatu Coadjutor quinque in suprascripto supplicationis libello expostulationes ab Illmo. ac Rmo. Derbensi Episcopo acBombaini VicariatusAp.Administratoread S. Sedeni Apost. expositas in omnibus adprobamus easdemque humillime sed enixe ipso nostro nomine a sanctissimo 1). N. Pio Papa IX pro viribus implorainus. Colombi in Insula Ceylon die festivitatis S. Marci Evang. an. 1855 jCaietanus Antonids, Epis. Vie. Ap. Colombi j Maria, Episc. Tipassæ, ut supra.

DACCA. — Vicarius Ap. de Dacca subscripsit die 28 Aprilis 1853, dicens: « Addere liceatad 1, ut supra. Ut Episcopus Macaonensis non solum suspendatur, sed in Europam revocetur. Ad 2. ut sacerdotes formaliter quidem excommunicentur, sed non sint in civilibus vitandi. Ad 5, ut S. Sedis sententia a Delegato Aposlolico solemniter in Indiis publicetur. | Thomas Oliffe. Epis. Vie. Ap. Beng. Orient. »

HYDERAB.AD. — Vicarius Ap. Episcopo Derbensi respondit : « Reverendissime Domine, accepi exemplar epistolæ quam Amplitude Tua ad S. Patrem mittere intendit. Quum in ilia epistola quædam res habeantur

•.{uarum ooguilionem suffiriontom liaud habeo, lU opiuionern pronuntiarpm, spero Ampliiiulinoiu Tiiani me excusalurum fore, quod dicUe epistola’ signatiirara meam liaud apponani. Attamen omnino eoneurro in supplicatione ad S. Sedem, ut punitio de condigno infligalur in Episoopum Macaonensem pro suo scandaloso et schismatico agendi modo in Ceylon et Bombay, et meam humilem opinionem repeto pro formali sehismatis declaratione et erectione Hierarchia; indiana\ Secunderabad, 4 Maii 1853 f Daniel Murphy, Vie. Ap. de Hyderabad. »

lAFFNA. — Quum responsum ante mensis huju.s linem advenire nequeal, et expeclatio banc .supplieationem usque ad 20 Junii retardaret , expedit ipsius Vicari Ap. responsum ad primam epistolam eircularem dare : « laffna die 2 Martii 1855. lllme. ac Bme. Domine. Res cum ita sint, ego quoquecogito cumAmplitudine tua, quod nunc tempus sit, ut omnes Vicarii Apost. indue eodem tempore et eodem sensu scribant ad S. Sedem enixe efflagitando S. S. ut 1° Interruropat omne Coneordatum cum Gubernio Lusitano, atque nullum adprobet novum Archiepisc.opum pro Goa, donec laudatum Gnbernium suas stultas relinquat prætentiones et cessare faciat schisma, quin Summus Pontifex credat dolosis promissionibus, quas dictum Gubernium numquam adimplebit. 2” Ut Summus Pontifex solemniter declaret schismaticos Episcopum Macaonensem omnesque Sacerdotes, qui extra territorium Goanum non obediunt locorum Vicariis Ap., eorumque fauiores. 3® Ut Summus Pontifex solemniter minetur et intra brève tempus fulminet censuras contra reni-

leules eorimuiue faulores. Horatios Episcopus Turonensis. »

MADRAS. — Yicarius Ap. de Madras nullum responsum dédit.

MADURA. — .Alexius Canoz S. J. Episcopus Tamassensis, Vie. Apost. Madurensis supplicationis libellum 1 Maii 1855 in toto subscripsit.

MANG.ALORE. — Michael Antonius a S. Aloysio de Gonzaga Episcopus de Mennith et Vie. Ap. de Mangaiore supplicationis libellum in toto subscripsit die 20 Maii 1853.

.MYSSORE. — Vicarius Ap. profectus in Europani antequam supplicationis hujus libellum sibi pervenerit ad Episcupi Derbensis primam epistolam circularem sic responderat. : « Illme. ac Rme. Domine. Amplitudinis Tuæ circularem epistolam perlegendo Lusitano^ rum schismaticum et obstinax ingenium, ideoque istius regionis lugendum fatum magisacmagis intellexi.Nunc quid faciendum? 1" Gerte et etiam cito Citius MacaonensisEpiscopi indignam perfidamqueagendi rationcm conjunctim cum CeylonensibusEpiscopisRoma) patefacerc dcbcs. 2®Nos omnes non privatim sed in communi scribemus... (Juidquid a me exegeris libenter me facturum fore crederc digneris. Seringapatam, 2 Feb. 1855. ‘f E. L. CttARBosMAuX, Ep. lassensis, Vie. Apost. »

l’ATNA. — Vicarius Apost. absens.

PONDICHERI. — Clemcns Donnand, Episcopus Drusiparensis, Vie. Apost. supplicationis libellum subscripsii die 30 Apr. 1853, ad Num. ipost verba, prætensd juri patronatus, addenda ; « Respectu regionum Lusitaniæ ditioni non subjectarum. »

QUILON ET VERAPOLV. — Bernardinus » S. Thcresia Episc. Heracleæ. Pro Vicarius Quilooio Vicesgerens Malabariæ supplication is libellum ex toto sub> scripsit 5 Âpr. 1855.

VIZAGAPATAM. — T. S. Neyret, Vie. Ap. Vizagapatam supplicationis libellum ex toto subscripsit 27 Aprilis 1853.

Ego infra scriptus solemniicr adtestor, supradîctas signaturas et animadversiones Originalibus verbo ad verbum concordari. Datum in Ecclesia S. Miebaelis Mahim Insula Bombay. 22 Mali 1855.

Anastasius Hartmann.

Episcopus de Derbe, administrator apostolicus de Boiul>ay.

TKAULCTIüN DES AVIS MÜflVLS DES VICAIRES APOSTOLIQUES ACCOMFAüXANT LEURS SIGNATURES.

AGBA. — Bans ce vicariat apostolique, il n'y a pas de schismatiques; c'est pourquoi l’épître circulaire n’a pas été communiquée au vicaire apostolique.

AVA'PÉGU. — H est probable que la guerre qui sévit dans ce vicariat a empêché que la lettre circulaire ne parvînt au vicaire apostolique.

BOMBAY. — Anastase Hartmann, évêque de Derbe. vicaire apostolique de Patna, et administrateur apostolique de Bombay, a signé toute la supplique, le 18 mai

CALCUTTA. — Patrice Carew, archevêque d'Édesse, vicaire apostolique de la mission du Bengale occiden-

lal, s'est exprimé dans les termes suivants : t Prié par le très-illustre et très-révérend évêque de Derbe, administrateur apostolique du vicariat apostolique de Bombay, de donner mon opinion relativement à la récente manière d'agir de l’évèque de Macao, dans les îles de Salsette et de Bombay , je déclare être convaincu qu’il est nécessaire que le saint-siège réduise et éteigne, par les moyens les plus énergiques possibles, le schisme de Goa, et que, s’il tardait davantage , cela serait exces- • sivement nuisible à la religion dans les Indes orientales britanniques. Cependant, considérant les nombreuses difficultés dont le saint-siège est entouré et assiégé en cette affaire, je juge plus expédient de nous en remettre entièrement à son zèle et à sa prudence, et de ne rien lui suggérer de ce qui pourraitnuus sembler nécessaire pourparvenir à d’heureuses fins. Donné à Calcutta, le 26 avril 1853. f P. -J. Carew, archevêque d’Édesse, vicaire apostolique du Bengale occidental. » COIMBAHORE. — M.-M.-J. de Maria Bressilluc , évêque de Pruse, vicaire apostolique , signe toute la supplique le 27 août 1855.

(.lOLüMBü. — Nous, soussigné, évêque d’Cpsula, vicaire apostolique de Colombo, ou de^la partie luéri- (liüiialc de l’île de Ccylon, et nous, évêque deTipassa, coadjuteur de l’évêque ci-dessus nommé dans ledit vicariat, approuvons en tous points les cinq demandes soumises au siège apostolique dans la présente supplique, par le très-illustre et très-révérend évêque do Derbe, administrateur apostolique du vicariat apostolique de Bombay, et nous implorons humblement, mais aveet*nergie, de tou tes nosforciiset eu notre propre nom,

iioirc irès-suint soigneur le p:ipe Pie IX, afin (ju’il lui plaise d’y faire droit. — Colombo, dans l’île de Cey* Ion, au jour de la fête de saint Marc, évangéliste. V GAKrA>-.V.Moi!NE, évêque, vicaire apostolique de Colombo. 7 Maria, évêque de Tipassa, etc.

DACCA. — Le vicaire apostolique de Dacca signa, le 28 avril 1853, disant : «Nous adhéronsà l’art. l®,de- ^ mandant que l’évêque de Macao soit non-seulement suspendu, mais rappelé en Europe. Quant au 2®, nous demandons que les prêtres soient formellement excommuniés, mais ‘sans nécessité de les éviter en affaires civiles. Pour le 5% nous demandons que la sentence du saint-siége soit solennellement publiée dans les ‘ Indes par un délégat apostolique, f Thomas Oliffe, évêque, vicaire apostolique du Bengale oriental. » HYDERABAD. — Voici la réponse du vicaire apostolique à l’évêque de Derbe : « Très-révérend seigneur, j’ai reçu un exemplaire de la lettre que Votre Grandeur a l’intention d’envoyer au saint-père. Comme il se trouve dans cette lettre phis'ieurs choses dont je n’ai pas assez de connaissance pour prononcer un juge- Inent, j’espère que V’^otre Grandeur m’excusera si je n'y appose pas ma signature. Cependant je donne tout mon concours à la supplique adressée ail saint-siége, afin qu’il inllige à l’évêque de Macao le châtiment qu’il a mérite par sa manière d'agir scandaleuse et schismatique à Ceylon et Bombay; — d’après mori humble opinion, il faudrait déclarer le schisme et ériger la hiérarchie aux Indes. Secunderabad, 4 mai 1853. t Dàmel Murphy, vicaire apostolique de Hyderabad. » •lAFFNA. — Comme la réponse ne pouvait arriver

.ivani la fin fin mois, et fjiie ceim aiionle 4 m*iI reiardô la suftplique jusqu’au 20 de juin, il a seuiMê plus à propos de relater la réponse de c« vicaire apnstolif|ue à l;i première circulaire ; la voici : « Jaffna, le 2 marsl8,’)7t. — Très-illustre et très-révérend seigneur . les clioses étant ainsi, je pense, avec Votre Grandeur, qu’il est temps que tous les vicaires apostoliques des Indes écriven t en un même moment et d'un commun accord au sainisiége, en demandant instamment à Sa Sainteté : 1“ d’interrompre tout concordat avec le gouvernement portugais, et de n’approuver aucun nouvel archevêque de Goa tant que ledit gouvernement n'aura pas renoncé à ses folles prétentions et fait cesser le schisme , et de n'ajouter aucune foi aux fallacieuses promesses que jamais le gouvernement en question n’a tenues; 2® de déclarer solennellement schismatiques l’évêque de Macao, tous les prêtres qui , en dehors du territoire do Goa, refusent obéissance aux vicaires apostoliques des lieux, et tous leurs fauteurs; 5® de menacer solennellement et de fulminer prochainement des censures contre les récalcitrants et leurs adhérents. Horace , évêque (Turonensis). »

MADRAS.' — I/C vicaire apostolique de Madras n’a pas répondu.

MADÜRÉ, — Alexis Ganoz, delà compagnie de Jésus, évêque de Tamas (Tamassensis), vicaire apostolique du Maduré, a signé la supplique le I" mai 1853.

MANGALORE. — Michel-Antoine de Saint-Louis de Gonzague, évêque de Mennith et vicaire apostolique do Mangalore, a signe la supplique le 20 mai 1853.

MYSSORE. — Le vicaire apostolique parti pour l'Eii-

rope, fivaiu d’avoir reçu la présente supplique, avait répondu dans les termes suivants à la première épître circulaire de l’évèque de Derbe : « Très-illustre et très-révérend seigneur, en lisant l’épître circulaire de Votre Grandeur, j’ai compris de plus en plus que l’esprit schismatique et obstiné des Portugais est déplorable, même pour cette région. 1" Certainement vous de vezmanifester à Rome, et au plus tôt, conjointement avec les évêques de Ceylon, la conduite indigne et perfide de l’évêque de Macao. 2° Il faut que tous nous écrivions, non pas en particulier, mais en commun.... Veuillez être persuadé que je ferai volontiers tout ce que vous demanderez de moi. Seringapatam , le 2 février 1853. | E.-L. Charbonnadx, évêque de Jassy, vicaire apostolique. »

PATN.4. — Le vicaire apostolique est absent.

PONDICHÉRY. — Clément Bonnaud , évêque de Drusipare, vicaire apostolique, a souscrit la supplique le 30 avril 1853. Au n° 4 il ajoute, après les mots «au droit prétendu de patronage, » ce qui suit ; « dam les régions qui ne sont pas soumises à la domination temporelle du Portugal. »

QUILON et VERAPOLY. — Bernardin de Sainte- Tliérèse, évêque d’Héraclée , pro- vicaire de Quilon, vice-régent du Malabar, souscrit la supplique le 3 avril

VIZAGAPATAM. — T.-S. Neyret, vicaire apostolique de Vizagapatam, souscrit la supplique le 27 avril 1853.

Moi, soussigné, j’atteste solennellement que les signatures et les manifestations ci-dessus indiquées sont

mol à mot conlormes aux originaux. Donné en l’église (le Sainl-Miehel de Mahim, dans l’île de Bombay, le 22 mai 18f)3,

.\nastase Hartuamn, K(è<|ue de DiTbr, administrntiMir i(|)((stoli(|ue de Boinlxiy.

BIIKVK SI M.(U l'OVTlFiriS.

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