‹ Histoire du second empire (1848-69) (volume 2)Chapitre 2 sur 148 · A,ooglc · texte numérisé non relu

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ministre de France, M. Ward, ministre des États-Unis, se mirent donc en roule pour la capitale du Céleste- Empire, après avoir arrêté avec les oommissaires impériaux les conditions de leur voyage, sous la protection d'une escadre composée de sept bâtiments à vapeur, de dix canonnières et de deux transports commandés par L'amiral Hope. Les ministres, arrivés à l'embouchure du Pé-bo, furent arrêlés par les fortiflcations qui ferment l'entrée de ce fleuve.

L'amiral Hope, estimant ses forces suffisantes pour l'ouvrir, attaqua les forts du Pé-ho dont les Chinois avaient considérablement augmenté et perfectionné les défenses. Une tentative de débarquement fut repoussée avec de graves pertes. L'amiral Hope tomba sous une balle. Il fallut se retirer.

L'annonce d'une nouvelle expédition entreprise pour réparer l'honneur du pavillon français fut assez mal accueillie par l'opinion. La France n'avait, en effet, aucun intérêt sérieux à défendre, aucune conquête utile à faire en Chine, les éléments d'un commerce permanent entre les deux nations manquant complètement. Quel parti la France tirait-elle du traité conclu en 18/i& entre elle et la Chine? Les deux nations qui entretiennent avec ce pays des relations bien autrement importantes que les siennes, la Russie et les États-Unis, sont toujours en paix avec lui ; s'il eu est autrement de l'Angleterre, c'est qu'elle esl obligée de vendre à la Chine son opium le pistolet au poing.

Le gouvernement anglais, soit qu'il fût guidé par des motifs d'économie et d'intérêt commercial, soit par la crainte de se montrer trop souvent dans les mers de Textrême Orient & celé de la France, paraissait peu disposé d'abord à recourir aux moyens extrêmes. Le gouvernement

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