A,ooglc
L'ENTREVOE DE BADEN. 133
prince-régent fît prendre à l'Allemagne au moment de la guerre d'Italie conlribua puissamment à décider Napoléon m à signer les préliminaires de Villafranca ; le régent de Prusse avait même essayé, dans l'entrevue qu'il eut à Varsovie avec l'empereur d'Autriche et l'empereur de Bussie, d'établir entre les trois puissancesune entente contre le nouvel ordre de choses qui se Tondait en Italie, mais la Russie était entrée dans la phase du recueillement; TAutricbe se voyait obligée d'en faire autant, et la triple alliance ne put se former. La froideur, pour ne pas dire l'hostilité de la Prusse, préoccupait Napoléon 111. La Prusse était la puissance avec laquelle il lui semblait qu'il pouvait ]e mieux s'entendre pour opérer sur la carte de l'Europe les changements dont le rêve ne cessait de hanter son cerveau Duageux.llsongeait donc aux moyens de la rattacher élroir temenl à ses vues. Le régent de Prusse se trouvait justement à Baden dans l'été de 1800, en compagnie de la plupaK des petits princes allemands, au moment où Napoléon 111 assistait aux manœuvresdu campdc Chàlons. L'Empereur, prétextant que le séjour du futur roi de Prusse, si près de la frontière de France, lui imposait l'obligation de lui offrir ses félicitations, se rendit à Baden où M. de Bismarck, ambassadeur à Saint Pétci-sbourg, soit hasard, soit préméditation, était venu passer son temps de congé. Le prince de Hohenzollern en prenant la direction des affaires avait cru devoir se priver des services de quelques fonctionnaires dont les opinions trop altsolutistes pouvaient nuire au vernis delibéralismequ'il voulailse donner. M. de Bismarck, représentant de la Prusse près de lu Diète germanique, se trouvait uu nombre de ces fonclionnaires sacrifiés, mais sa di^ràce n'avait pas été de longue durée. Il apprit en mars 1859 sa nomination au poste d'amba^ssadeur à 3aint-
Péterabourg de la bouche même du prince-régeat, qui euti la gracieuseté d'ajouter que ce poste clail le pieraier de tous dans ta diplomatie prussienne. Un grand changement s'était opéré dans les sentiments de l'ancien membre du Parlement de Francfort relativement à l'Autriche ; il en a. lui-même quelques années plus tard fait la confidence : a n y a seize ans, je vivais en gentilhomme campagnard. » lorque la Tolonté souveraine me désigna comme envoyé à » la Diète de Francfort, l'avais été élevé dans le culte de la » politique autrichienne. Il ne me fallut pas beaucoup d& » temps pour perdre mes illusions de jeunesse à l'endroit de » rAutridiect pour devenir son adversaire déclaré. L'abais- » sèment de mon pays, l'Allemagne sacriûée à des intérêts » étrangers, une politique cauteleuse et perfide, tout cela » n'était pas fait pour me plaire. J'ignorais que l'avenir dût » m'appeleràjouerun rôle, mais jeconçus.dèscetteépoquev » l'idée dont je poursuis la réalisation aujourd'hui, celle de B soustraire l'Allemagne à la pression autrichienne , du » moins cette partie de l'Allemagne unie par son esprit, sa » religion, ses mœurs et ses intérêts, aux destinées de la » Priisse, l'Allemagne du Nord(l). »
La présence de M. de Bismarck à Baden au moment de la visite de Napoléon m au régent de Prusse donnait fort à penser aux princes allemands qui n'ignoraient ni le langage tenu par lui contre la Diète, alors qu'il représentait la Prusse il Francfort, ni le conseil donné à son raattred'en finir avec cette vieille institution, ut le mirage de la couronne d'Allemagne qu'il faisait luire à ses yeux en échange d'une Savoie quelconque à trouver sur le Rhin ou ailleurs. Hais le r^nt de Prusse était loin encore d'avoir
(1) L'auvrede M. de Bismarck, ptr Vilborl.
ATËHDIEttT DE GOILUONE I*'. 135
subi la Dième transformation que H. de Bismarck ; conservateur respectueux des institutions existantes, il s'indignait à l'idée seule qu'oo pût le croire capable de vouloir les modiâer, et, pour couper court aux soupçons que des entretiens particuliers avec Napoléon III auraient pu faire naître dans l'écrit des souverains allemands, il affecta de ne jamais le voir seul.
Frédério-Guillaume IV mourut à Sans-Souci le 27 janvier 18G1. La Prusse, qui sous son règne n'avait joué qu'un rôle effacé, quelquefois humiliant pour l'amourpropre national, espéra que de l'avéuement de Guillaume I" daterait pour elle une ère nouvelle, qu'enfin elle ne graviterait plus comme un humble satellite dans l'orbite de l'Autriche, et qu'elle marcherait d'un pas ferme dans la voie du progrès libéral.
Le passé du nouveau souverain ne justifiait pas trop cependant de semblables espérances. Le prince de Prusse Frédéric-Guillaume-Louis, frère du roi, obligé, à cause de l'impopularité que lui avaient value ses opinions rétrogrades ouvertement affichées, dese retirer en Angleterre à lasuite du triomphe passager de la révolution de 1 SkS, en était revenu sans que le spectacle de la vie d'un peuple libre eût exercé sur lui la moindre influence. La réaction en 18à9 n'eut rien de plus pressé que de lui confier la tâche d'en finir avec les révolutionnaires. Les insurgés des Provinces rhénanes et du pays de Baden trouvèrent en lui un ennemi cruel pendant la lutte, et impitoyable après la victoire. Défenseur ardent et convaincu des idées absolutistes, recherchant les occasions de les avouer franchement alors qu'il était éloigné du pouvoir, c'est à peine si depuis que la maladie de son frère l'avait mis à la tête des affaires il consentait parfois ji les atténuer vaguement par tes for-
mules de ce libéralisme de conveotion dont les pouvoirs nouveaux affectent volontiers de se parer.
1a proclamalion adressée par Guillaume I" au peuple prussien le lendemain de son avènement, ne sortait pasdu cadre ordinaire des documents de ce genre. L'augmentation toujours croissante du budget de l'armée était l'objet de vives critiques de la part d'un grand nombre de députés. Guillaume I", comme s'il eût tenu à prouver sans retard que ces critiques le trouveraient toujours insensible, s'empressa, dans son discours d'ouverture des Chambres, de déclarer que le principal devoir de la Prusse consistant à sauvegarder l'intégrité du territoire allemand, ce devoir exigeait une armée fortement organisée. L'armée prussienne se divise en trois cnl^ories ; Troupes de ligne ou armée permanente, landwehr' cl landsturm. Le service est obligatoire, lt3 remplacement interdit. L'effectif de l'armée permanente était encore fixé de 120àl30000 hommes, chiffre qui, en 1815, où il fut établi, correspondait au total de la population qui ne dépassait pns dix minions d'habitants. La Prusse, au bout de cinquante ans, ayant atteint le chiffre de dix-sept millions, et comptant plus de conscrits que n'en comportaient les cadres, se trouvait dans la nécessité d'augmenter l'effectif de l'armée régulière ou de diminuer le temps de service, La rouline protégeait le statit quo, la faveur le transformait en abus contre lesquels les palliatifs restaient impuissants. Une réforme était devenue nécessaire dans la constitution infinie de l'armée. Elle consislait à prolonger le service dans la ligne, à l'abréger dans la landwehr, à fournir à celle-ci des cadres permanents et à élever la levée annuelle jusqu'à 00 ou 80 OOO hommes, ce qui nécessitait une augmenlation de subsides à demander aux Chambrer.
L'ESPRIT UMTAIRE SB RËVULLE. 137
La réforme de l'armée, pensée dominanteduroi, semblait s'imposer à lui parties nécessités politiques qu'il n'avouait pas ouvertement, mais qui sefaisaient jour duos tous sesdiscours, surtout dans ceux oij il s'adressait à des militaires : ■ J'ai été appelé au Irône, dit-il dans sa harangue aux généraux présents à Berlin le lendemain de l'ouverture des Chambres, à une époque pleine de dangers et avec la perspective de combats dans lesquels j'aurai besoin de tout votre dévouement. » Le langage mystérieux et belliqueux du roi, ses allusions fréquentes à l'intégrité du territoire germanique, exaltaient les imaginations de tous les Allemands, et réveillaient les espérancesdu parti unitaire dont les regards, parunosorte d'attrait magnétique, se portèrent de nouveau sur ces rives de l'Eyder que l'Allemagne n'avait pas pu franchir en 1868, et qu'elle n'avait pas cessé de convoiter depuis cette époque. L'asssemblée du Naiionalverein, tenue le 25 janvier à Berlin, vota par acclamation l'unité de l'armée allemande sous le commandement de la t'russe et l'occupalion du Sleswig par les troupes fédérales.
La discussion de l'adresse de la Chambre des députés donna lieu également à des manifestations unitaires qui n'avaient pas l'air de déplaire au gouvernement, ardent lui-même à saisir toutes les occasions de lémoij:ner de son patriotisme allemand. Le parti libéral présentait un amendement dans lequel, après avoir félicité le roi de sa résolution de maintenir l'intégrité du territoire alleiuaud, il l'engageait à ne point considérer la consolidation du royaume d'Italie comme opposée à l'intérêt de la Prusse ni l'Allemagne. M. de Schicinitz, ministre des affaires étrangères, répondit vertementà M. de Winckechai^ de soutenir cet amendement, que la possession de la Vénétie par l'Autriche était indispensable au point de vuestralégique, nôn-
seulement à la sûretti de cetle puissance, mais encore à celle de l'Allem^ne.
L'opinion publique, sensible aux efforts du roi pour relever le sentiment national, s'alarmait de son penchant à maintenir et à ressusciter les traditions féodales. Guillaume 1", non content de rétablir la vieille cérémonie du couronnement, étala dans le manifeste qui annonçait sa c^ébralion, un absolutisme dogmatique et' un mysticisme légitimiste vraiment singuliers danslabouche du petit neveu de Frédéric II et du représentant d'une des phis jeunes^ monarchies de l'Europe. Ces tendances rélrt^rades, le» lenteurs et les incertitudes de la politique royale sur W point qui touchait le plus la nation, c'esl-à-dire sur la fondation de l'unité allemande, avaient fait naître dans lesesprits un malaise, un trouble, une irritation, quin'étaient point sans danger, comme on ne larda pas à s'en apercevoir. Le roi de Pru^, suivi à quelque distance par son aide de camp, faisait le 1 /| juillet, entre huit et neuf heures. du matin sa promenade habituelle dans l'allée de Lichtenthal à Baden, quand un jeune homme passa prèsde lui «t le saluant respectueusement. Un coup de feu retentit presque en Dième temps. L'aide de camp accourt et saisit te jeune homme qui, après avoir tiré, restait immobile à une distance de quatre ou cinq pas. Le collet de la redingote du roi était traversé par une balle qui, après avoir frûlé la cravate, avait occasionné une légère contusion au cou de Sa Majesté. L'auteur de l'attentat se fit aussitôt connaître pour un étudiant de Leipz^; nommé Oscar Bœcker.
Bœcker avait remis à l'aide de camp un portefeuille en ajoutant qu'il y trouverait une déclaration expliquant les motifs de son crime. Elle était ainsi conçue : « J'ai i-ésolu » l'action que je vais commettre, parce que je suis d'avis que
LÀ TUtTATIVE D'OSCAK BCECKER. 130
» Sa Majesté )e roi de Prusse, malgré de nombreux et louables
> efibris, n'est pas capable de vaincre les obstaclesqui s'op- » posent à l'accomplissement de la mission qu'en sa qualité » de roi de Prusse il doit remplir pour l'uniBcation de l'Al-
■ lemagne. Je le sais, beaucoup méconnaîtront mon aclion, • d'autresla réprouveront et même la trouveront ridicule ;
> je connais les suites qu'elle aura pour ma personne, mais
■ je reste dans l'espoir qu'elle aura une heureuse influence
■ pour l'avenir de rAllema^jne. Puissent enfin les Allemands
■ sortir de leurs inutiles discussions et passera l'action. »
Cette tentative d'assassinat produisit sur le roi de Prusse, une impression aussi forte que celle que la tentative d'Or- HDJ avait produite sur l'empereur des Français. La reine Augusfa exerçait sur l'esprit de son mari une influence qui en augnoentait encore l'incertitude naturulle. Depuis cet événement, elle cessa d'être consultée par lui sur les affaires, et M. de Bismarck put s'apercevoir que le germe des résolutions qu'il avait déposé dans la tdte de son maître commençait à fermenter.
Napoléon lU, à la première nouvelle de l'attentat de BoBcker, s'empressa d'envoyer à BeHio son aide de camp, le prince de ta Moskovra, pour féliciter le roi de Prusse d'avoir échappé au danger. Guillaume I" se trouva d'autant plus engg^ à rendre à Napoléon III la visite qu'il en avait reçae l'année précédente à Baden. L'entrevue des deux souverains, flxée d'abord dans les premiers jours de septembre au camp de Cbàlons, n'eut lieu que le 6 octobre à Gompiègne.
Le récit des fêtes et des chasses dont la résidence impériale devint le thé&tre amusa le public, sans tromper les hommes pohtiques. La conversation entre deux souverains, l'un à peine monté sur un trône oiî tant de raisons
ItO L'EJir-IRË.
le soUicitaieiil de printlre une attitude nouvelle, l'autre toujours en quête de combinaisons pour se maintenir sut' le sien, ne pouvait se passer en lieux corumuns de vénerie. Ne suffisait-il pas d'ailleurs de se rappeler avec quel sansgéne M. de Bismarck parlait à Francfort de réorganiser l'Allemagne aux dépens de la maison de Habsbourg, pour être autorisé à supposer que !e roi de Prusse venait chercber un allié en France contre l'Autriche. Les journaux anglais s'alarmaient déjà pour la vieille alliée de leur pays. Le Times en vint jusqu'à comparer le-s avantages que la Prusse avait tirés de son alliance avec l'Angleterre à ceux qu'elle pouvait attendre de son albancc avec la France. Aucune rivalité n'existait entre la Prusse et l'Angleterre; en éiait-il de même entre la Prusse et lii Franceî Si la Prusse, craignant d'être attaquée, continuait le Times, a besoin d'un appui, Napoléun Ul lui fera payer le sien de l'abandon des Provinces rhénanes, comme il a déjà fait payer son concours à son allié sarde de l'abandon du versant occidental des Alpes. Si la l'russe s'aUiait avec ta France, il ne resterait plus aux petits princes allemands qu'à se jeter dans les bras de l'Autriche. Le Daili^ News insistant sur celte éventualité faisait en outre remarquer qu'en gardant ses anciennes alliances, la Prusse éUiit sûre de se trouver bientôt à la tête de l'Allemagne du Nord, tandis que l'Autriche serait obligée de descendre vers lo Danube.
Le langage de la presse allemande aurait dû rassurer les journaux anglais. Les feuilles absolutistes de l'autre côté du Rhin repoussaient toute alliance avec un gouvernement comme celui de Napoléon Ul, issu du suffrage universel; -les journaux démocratiques, toujours. un peu gallopbobes, regardaient presque comme une humiliation la visite de
CDUROHN'EHENT DU ItOI DE PRUSSE. 141
Guillaume I" à Napoléon III. Le roi de Prusse seul au milieu de cette cour impériale jouait, à leurs yeux, te rôle d'un marchand venu là pour trafiquer îles destinées de l'Allemagne. Guillaume 1", désireux de ne pas compromelli-e sa popularité et pressé par l'approche de son couronnement, hâta son retour dans ses Ëtiits.
La cérémonie du couronnement, instituée par l'électeur de Brandebourg Frédéric III monlé le premier sur le trône de Prusse, n'avait plus été célébrée depuis 170i. Guillaume I", non content de la renouveler comme un jubilé centenaire, voulait qu'elle fût précédée de la prestalion de Toi et hommage à sa personne. Les représentations des ministres l'amenèrent, non sans peine, à renoncer ii cette réuiiniscence trop féodale, maison ce put pas l'empêcher, deux jours avant le couronnement qui devait avoir lieu le 18 octobre à Kœnigsberg, de réunir les généraux et les colonels de son année pour leur rappeler qu'il tenait la couronne des mains de Dieu elqu'il comptait sur la fidélité de son armée pour la défendre contre ses ennemis, « de quelque côté qu'ils puissent venir. » Le lendemain, du haut du grand escalier de l'hôtel de ville de Rœtiigsbei^, il ré. pondit aux disc-ours des présidents des deux Chambres et des représentants des états provinciaux : « Par la grâce de B Dieu, les rois de Prusse portent depuis cent soixanle- « dix ans la couronne. Je suis le premier qui soit monté j> sur le Irône depuis qu'il a été entouré d'institutions conta formes à l'esprit du temps, mais la couronne vient de » Dieu. L'union doit subsister entre le roi et le peuple. Plau ces sur la voie du droit juré, nous pouvons résister aux » dangers d'un temps agité. »
L'affirmation affectée du droit divin, la préoccupation visible chez le roi de se réserver, en ce qui concerne
les affaires publiques, un pouvoir distinct du pouvoir des Chambres, menaçaient de porter le trouble dans les relations entre le gouvernement tl la représentation nationale ; mais le dissentiment, on le sentait bien, ne pouvaitprendre un caractère alarmant que dans le cas où la politique extérieure du roi froisserait le sentiment de la nation possédée par une idée fixe, l'unité de l'Allemagne, et prête à tout pardonner à celui qui la réaliserait. Le gouveniemenl prussien comprenant celte disposition des esprits, et voulant pro6ter de ses avantages, fournit à l'opinion publique une nouvelle cause d'excitation et d'espérance par riœporlance qu'il Ot prendre à la question des duchés danois.
L'histoire en constatant la tendance de certaines nations à se constituer par agglomération d'individus de même langage et de mente origine, démontre aussi qu'une tendance contraire a souvent présidé à la formation des peuples, et que le principe des nationalités est une afTairede sentiment pour le moins autant qu'une question de sang et de race, Napoléon III manifestait pourtant la prétention du fonder un droit européen nouveau, sur ce principe obscur, compliqué, fertile en conséquences dangereuses et contradictoires, pouvant être invoqué au nom de la liberté et du despotisme. La conduite de l'Allemagne à l'égard du Dane- mark depuis quarante ans ne prouvait-elle pas en elTet quel parti un gouvernement puissant peut tirer du principe des nationalités contre un gouvM-nement plus faible que lui?
Ix prétexte employé par la Prusse pour s'immiscer dans les affaires du Danemarck, c'était la conformité d'origine avec les Allemands de quelques milliers d'individus soumisà la domination du roi de Danemark et habitant le Sleswig; ce duché, objet des convoitises de la Prusse, se compose du duché qui ne flt jamais partie