Histoire du second empire (1848-69)
!^ ~ ^ ^*^ •'• l'«poUge. - Fluctuation, soudaine» des fonds poblua. - Ses dangers. - Cupidité universelle. ^ Le GouverneVenta r«r de eombaur, c^ cupidité. Le.t«s de l'Empe«n.r à M Srt
t^ ^^L^«^J^~ ^' "''**"""'*"' •* •••»'<"««• redoublent d'à" *em. — Embarras généraux du commerce et de l'industrie. — U Banoue de France élève son escompte à 6 pour 100. - Insuffisance de la récrte « céréales. - Crise monétaire et financière. - Enchérissement des sob- *.nc« aUm«,t..,«. Soufflrance. des classes bouqfeoUes et de. cl^ r T ."c'^"* ^^ '°J'"- — A^^nenMnt de M. Haussmann à la préfectare do la Seue. — Les inondations. — Voyage de lEmnerenr da™ il déments inondés. - Pari. Césarien. J^rrujt/on dTmœu« - ABuence des pnnces étrangers dans la capitale. — Baptême du Princ -apénsL - L-Im^trice r^oit 1, rose d'or. 1 Situation poEe du Sna? -U i^t et 1. Pairw. - Le Sénat reçoit un avertissement sous fome de •*> msérée au Moniteur. ~ Le Sénat s'oppose à 1. promulgatiorde la ^.ur l«70.U.res. - Le sénatus- consulte sur la Régence eslÇs^niê au «iS Tu ÎT* *«««'»'' »" celte loi. - Le serment de Régence. - Con- Uendra-t-ri 1 engagement de bire exécuter le concordai? —M de La Valette Pwpose un amendement dans ce sens. Rejet de cet amendement .-L^ «eaatus-consulte est adopté à l'unanimité. «"uemeni. Le
La France, depuis le rétablissement de l'Empire, se livrait à la spéculation et à l'agiotage avec une ardeur qui, «ni 856, était devenue une véritable fièvre : 80 millions <ie francs en titres de rente 4 1/2 et 3 pour 100, jetés en
TAXIU DBLOM.
moins de dix-huit mois sur la place de Paris par les emprunts du gouvernement; emprunts des départements et des communes pour subvenir aux travaux d'embellissement et d'utilité entrepris sur tous les points du territoire, emprunts des chemins de fer pour l'exécution des nouvelles lignes : quelle proie pour les agioteurs! le marché, surchargé d'un poids énorme d'actions et d'obligations, écrasait la rente. Les fonds publics, soumis aux fluctuations les plus soudaines, ruinaient le public, et enrichissaient les spéculateurs audacieux qui, après avoir exploité pendant la guerre les moindres bruits diplomatiques^ les moindres incidents dii siège de Sébastopol, s'apprêtaient depuis la signature de la paix à moissonner dans le vaste champ de la commandite ; les gens d'affaires usaient des moyens d'influence que donnent l'intrigue et la corruption pour obtenir des concessions de chemins de fer ou tout autre privilège de nature à être mis en actions et escompté à la bourse.
Un pouvoir créé par la force avec la rapidité d'un changement de décor à vue ne groupe autour de lui que des hommes assaillis d'embarras d'argent, prêts à embrasser la première cause qui leur offre une chance de se délivrer de leurs créanciers. Un tel régime absorbe les intrigants en disponibilité, les rebuts des régimes antérieurs. Le gouvernement né le 2 décembre aurait bien voulu se débarrasser des complices qui pesaient sur lui du poids de leur cupidité et de leurs convoitises. M. Billault, ministre de l'Intérieur, eii signalant dans une lettre au préfet de police « certains individus qui, ^ vantant de l'influence qu'ils n'ont pas, ont réussi à eu f^^rç un véritable commerce » , ajoutait « qu'il ne venait