MAC-MAHON FAIT CESSER L'ATTAQUE SUR BUFFALORA
décharges réitérées de rarlillerie et la vive fusillade du côté du village de Casate, faisant supposer que le gé* Déral Mac~MaboD est là avec son corps d'armée, ordre est donné à la division Mellinet d'attaquer la position occupée par Tennemi eo avant de Ponte di Magenta afin d'appuyer l'attaque de Mac-Mahon. Les &^ et 4' corps bàteut leur marche. La brigade Wimpffen, laissée en ^vant du pont de Buffalora sur la rive gaucho du Tessin, s'ébranle à dix heures ; le 3' grenadiers suit la route h, droite ; le 2" grenadiers, éclairé par des compagnies de zouaves, marche à gauche ; quatre pièces sont en batterie sur la route, trois compagnies de zouaves forment la réserve, pendant que le 1'' grenadiers observe le Qano droit par lequel une attaque est possible. Le 3* grenadiers surmonte tous les obstacles du terrain sous le feu de l'ennemi ; il s'avance vers le mamelon sur lequel s'élève la redoute de Monte Rotonde. Arrêté un moment par les ravages que fait dans ses rangs le feu de TartiU lerie ennemie, il revient à la charge et s'empare de la redoute. Les Autrichiens en se retirant veulent mettre le feu aux mines préparées sous les ponts du canal, mais le sergent qui s'approche la mèche à la main est tué* Les grenadiers s'avancent alors sur la droite de la redoute dans la direcliou de Ponte Vecchio di Magenta ; la ils se trouvent en face de forces considérables échelonnées le long du Naviglio grande. Le général français appelle à lui les trois compagnies de zouaves; l'ennemi est sur le point de s'emparer du pont du chemin de fer et d'écraser les grenadiers qui en défendent la chaussée. Les zouaves s'avancent résolument, mais ils vont être repoussés par la supériorité du nombre,
lorsque le 3' bataillon des grenadiers et les zoua>'es de la brigade Cler arrivent. Les Français, traversant le canal malgré des obstacles de toute nature et le feu meurtrier de Tennemi, occupent les maisons qui défendent les abords de Ponte Nuovo. Ils vont franchir le Naviglio grande. Le général Clam, les voyant approcher de Casale, et redoutant leur double attaque, adresse un rapport sur la situation à Giulay, à Âbbiategrasso. Le général en chef autrichien ordonne aussitôt à une division du T corps de marcher sur Magenta, au 3* corps sur Robecco, et à une autre division du T corps de se rendre de Caslelletto par Âlbairate à Cosbella; les 3* et 8' corps devront hâter leur marche pour arriver à Robecco. Une grande bataille va donc s'engager là où il semblait n'y avoir de prétexte que pour uu combat d'avant-garde. Si Giulay, au lieu d'envoyer toutes SCS troupes à Magenta où elles ne pouvaient arriver que tard, avait fait retirer celles de Clam en livrant de petits combats derrière le Naviglio grande^ les Français se seraient trouvés en présence de toute l'année autrichienne réunie dans une belle et forte position sur le flanc de la route de Milan (1). Ils occupaient la rive gauche du Naviglio; lorsque Giulay parut sur le champ de bataille, il était deux heures.
Giulay fait avancer une brigade de réserve vers Marcallo où vient d'arriver le 2* corps d'armée français, puis il se rend à Robecco pour diriger les préparatifs d'une attaque contre le flanc droit de la division des grenadiers de la garde impériale française, qui de Ponte
(I) Histoire inédite de ia guerre de 1859 en Italie^ par le général JérdiEe
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