GIULAY LA^XE CNE BRIGADE DE RÉSERVE
NuoYO di Buffalora s'est, comme on l'a vu plus haut, avancée vers le Naviglio ; les grenadiers et les zouaves courent grand risque d'être enveloppés ; quelques pelotons de chasseurs a cheval sont les seules forces qu'on puisse envoyer à leur secours. Cette petite troupe, lancée vigoureusement par le général Gassagnolles contre les colonnes ennemies, exécute quelques charges brillantes, mais infructueuses.
Les grenadiers de la brigade du général WimpfiPen se portent en avant pour contenir l'ennemi, quatre pièces d'artillerie placées en même temps sur la route lancent des volées de mitrailles qui font de grands ravages dans les rangs des Autrichiens ; ceux-ci ne tardent pas à répondre à ce feu avec un nombre égal de pièces, le combat devient aussi sérieux sur la gauche que sur la droite; les grenadiers français sont menacés d'être débordés par un ennemi supérieur en nombre; des ordres pressants détachent du tC corps la division Vinoy qui s'élance au pas de course vers le pont de Buffalora* La première division du 3« corps commandée par le général Renault, hâte aussi sa marche ; une brigade de cette division arrivée verstrois heures et demie au pont de Buffalora se jette sur la droite pour appuyer le général Wimpffen. Le général Picard qui la commande arrive à temps pour dégager les grenadiers de la garde. Le régiment autrichien Ârchiduc-Sigismond se replie lentement sur les contre-forts qui séparent Ponte Vecchio des rizières; les Autrichiens, barricadés dans ce village, dirigent une fusillade des plus vives sur les troupes du général Picard qui, à la tête de sa brigade, s'élance sur le village et s'en empare. L'ennemi laisse entre ses mains
un grand nombre do prisonniers, mais il rompt le pont, s embusque dans les maisons de la riye gauche du canal et de là dirige une vive fusillade sur les Français qui occupent l'autre partie du village.
Les Autrichiens font de nouveaux efforts pour re** prendre la rive droite du Naviglio. Le général Reischacb, à peine arrivé avec sa division à Magenta, se porte à la tète de la brigade Gablentz vers Ponte Nuovo par la route de Milan, se jette sur les Français, les repousse sur le pont, et leur prend un canon. Le général Cler est tué à la tète de ses grenadiers , et les Autriebiena réoccupent les maisons sur le canal sans pouvoir franchir le canal lui-même. Le général Leb^eltern, àpeine suivi par deux bataillons, s'était dirigé sur Buffalorapcu de temps après le départ de Gablentz; arrivé prèsda village, il fait attaquer par un de ses bataillons les maisons défendues par les Français. Lebzeltern est blessé en conduisant Tattaque; les Autrichiens essayent de la renouveler; ils sont repoussés une seconde fois.
Le 3* corps de l'armée autrichienne s^avance sur Robocco, Le prince Schwartzenberg, à la tète d'une bri* gade du 2' corps, qui se trouve à Robeoco, se porte au delà de Ponte Vecchio sur la rive ouest du oanal vers le flanc des Français. Son projet est de couper la division des grenadiers et de la repousser entre le Tessin et le Naviglio ; mais tous ses efforts sont vains. Le général Picard conserve Ponte Yeccbio. La position des Français n*en est pas moins critique ; toutes les oreilles sont tendues pour savoir si le canon de Mac-Mahon ne se fait pas entendre sur la gauche. Les renforts du 4* corps n'arrivent pas, le â* corps rencontre de grandes diffi-
LES AUTRICHIENS ESSAYENT DK COUPER LES GRENADIERS 49i
cultes daoH sa marche, la grande route étant entièrement couverte par rartillerie et les équipages militaires; Caurobert n'atteint le pont de San \fartino qu'à quatre heures; les générau)^ demandent des renforts de tous côtés, mais on manque de troupes; les Autrichiens s'avancent en grandes masses sur la route de Milan et menacent de forcer le passage du canal ; leur S" corps est à Robeceo prêt à pousser en avant, La brigade Harlung se porte sur la rîvo ouest du Naviglio vers Ponte Veccbio, la brigade Durrfeld à gauche se dirige par Garpenzago vers San Damiano, et la brigade Wetzlar gagne du terrain dans la vallée même, le général Ramming déborda Ponte Yecchio et se met en communication avec Taile gauche de la division Reischacb. Le général Hartung déloge les quelques bataillons de la brigade Picard de leur position. Le général Picard se précipite eu vain avec le reste de sa brigade pour les soutenir, il est forcé de céder le terrain ; voyant que le général Wimpifen court de nouveau risque d'être enveloppé, il fait des elTorts inouïs et reprend le village de Ponte Yecchio qu'il est bientôt obligé d'abandonner. L'ennemi le déborde, il va être coupé de la brigade Wimpifen, lorsque le colonel du 9** de ligne prend position à la tête de deux bataillons de son régiment entre le canal et Ponte Yecchio. Le colonel tombe frappé de cinq balles en repoussant une colonne çnoemie; les Autrichiens, pendant ce temps-là, massant de grandes forces sur la droite des Français, tâchent de rejeter la division Mellinet et la brigade Picaixl au delà du pont de Ruffalora sur la rive droite du Tes&in, Ces troupes opposent une résistance héroïque à Veppemi sur le jyaviglio,; le salut de ^rarmée dépend de la possession
a92 L'EMPIRE.
de ce cours d'eau. Les renforts ne paraissent pas ; il y a là un moment d'angoisse mortelle ; enfin les voici ! il est cinq heures et demie.
La division du &"* corps, commandée par le génépal Vinoy, parait la première sur le champ de bataille ; le général Niel, commandant le 4* corps, détache deux bataillons de la brigade Martimprey, chargés de chasser les Autrichiens de la ferme qu'ils occupent ; le reste de la brigade vole au secours de Wimpffen et de Picard. La brigade Charrière de la même division débouche du pont de Buffalora et se porte sur le canal. La lutte se soutient donc à Ponte Vecchio, à la redoute et à Ponte Nuovo. Le maréchal Canroberl, du 3" corps, rejoint la brigade Picard, qui se bat depuis quatre heures. Le général Vinoy s'empare de la partie du village de Ponte Veccbio située sur la gauche du canal et fait 200 prisonniers à l'ennemi ; l'autre partie du village sur la rive droite résiste à toutes ses attaques. Sa position n'est pas sans danger à cause du peu de troupes dont il dispose; impossible de rallier la brigade de Martimprey qui marche dans la direction de Magenta ; le général Vinoy demande des secours : la brigade Jaurès de la division Renault du S"* corps d'armée arrive à six heures, les détachements du S* corps autrichien se retirent sur tous les points. Quelques bataillons français, au moment où ils sortent de Ponte Vecchio, sont chargés par trois escadrons du régiment des hussards du roi de Prusse, venant de Carpenzago. Le maréchal Canrobert et les oflBciers de son état-major, entraînés dans la bagarre, mettent le sabre à la main ; les hussards autrichiens, après avoir poursuivi Fennemi jusqu'au canal, essuient en revenant sur leurs pas le feu
LE CANON DE MÀO-HAHON. A93
des Français logés dans les maisons du village. Cette chaige brillante permet à deux régiments d'infanterie de se retirer sans être attaqués. Au même instant, de sourdes et lointaines détonations se font entendre, un cri s'échappe de toutes les poitrines : c'est le canon de Mac-Mahon !
Ce général était en avant de Cuggione au moment où la division Ëspinasse entrait en ligne avec la division la Motte- Rouge qui avait pour mission d^enlever le village de Buffalora qu'on supposait occupé par l'ennemi. La division Camou se porte en avant pour remplir Tespace entre les deux divisions du 2* corps et le T régiment de cavalerie augmenté de deux escadrons du &* régiment de chasseurs placé à sa gauche. Le général Mac^Mahon marche dans cet ordre de bataille contre la droite des Autrichiens. Giulay n'avait pu d'abord lui opposer qu'une brigade qui, placée devant Marcallo, ne retarde pas longtemps le mouvement du général Ëspinasse* Recueillant quelques détachements éparsil les envoie sur le champ de bataille. Le général Gablentz prend le commandement de deux brigades en remplacement du général Reischach blessé. La lutte sur le point de s'engager du côté du nord à Magenta doit décider du sort de la bataille.
La l'"" division de la Motte-Rouge soutenue par deux bataillons en réserve s'avance contre Buffalora, mais l'ennemi vient d'abandonner le village en rompant le pont qui relie les premières habitations à celles qui sont placées sur l'autre rive du canal. Le 2* grenadiers de la garde impériale occupait ces maisons, n'ayant pu passer sur l'autre rive du canal défendue par des forces supérieures; mais après la retraite des Autrichiens, il franchit le canal sur une passerelle construite à la hâte et rejoint le
àU L'fcMPtRE.
reste de la division Mellinet, qui occupe Pudte di Magenta. Le 73' traverse à son tour le canal ; la division la Motte- Rouge trouvant Buffalora aux mains des Français se porte en convergeant sur la roule de Buffalora à Magenta. La tète de cette division engage la lutte avec l'ennemi solidement retranché dans la CascinaNuova. Cette ferme est enlevéeaprès un rude combat : 6 à 700 Autrichiens roetleut bas les armes. Le général Mac-Mahon s'avance toujours de Tautre côté. La division Ëspinasse est arrivée jusqu'à Marcallo sans rencontrer d'ennemis, mais au sortir ilo ce bourg, le IV se trouve en présence des Autrichiens. Le général Ëspinasse, chassant l'ennemi des maisons qui ont vue sur la route qu'il occupe, se porte à la tète de la brigade Cassagne sur la droite dans la dirfiolion de Guitafama et rejette l'ennemi sur Magenta; Mac-Mahon, attaquant alors l'ennemi avec toutes ses forces^ poosM après une série de combats sur Magenta avec ses trois divisions réunies.
Giulay avait rassemblé dans ce village tous les détachementsdes diiTérentes brigades encore en état de combattre) il ne comptait, en fait de troupes fraîches, que sur une division arrivée à quatre heures. Mao^Mahon donne Tordre de prendre Magenta. La division Ëspinasse l'aborde par la droite; la division la Motte-Rouge appuie cette attaque en se tenant eu réserve sur la gauche. L'artillerie suit pour protéger les mouvements des troupes dans toutes les directions. Les assaillants s'ébranlent à la fois; uofeu très-vif d'artillerie et de mousqueterie les reçoit à l'entrée du village ; il faut pour s'en emparer prendre d'abord la gare du chemin de fer. Le général la Motte-Rouge dirige ses attaques sur ce point ; bientôt la mêlée devient géoé*
MàC-MAHON donne L'ORDRE D'ATTAQCER MâGËNTÀ. 49d
raie, od combat à la droite, au centre, à la gauche, sur toute la ligne ; les Français sont déjà parvenus à la hauteur du obemin de fer ; ils menacent le centre du village sur lequel Mac-Mahon dirige tous ses efforts. Les combattants des deux côtés rivalisent de bravoure^ le général Espi^ nme franchit la chaussée du chemin de fer et s'avance vers la rue qui conduit à Magenta; l'entrée de cette rue est défondue par deux pièces et par une grande maison à plusieurs étages que les chasseurs tyroliens occupent.
Les Français forcent l'entrée de Magenta et s'emparent de la grande maison ; Espinasse est tué d'un coup de feu. Le général Castagny s'engage résolument avec sa brigade daûs le village et en déloge les Autrichiens de maison en maison. La résistance do l'ennemi est aussi opiniâtre sur les autres points du village : la brigade Gault laissée à la garde de Marcallo est rappelée à Magenta; suivie des 1"" et ^'^ régiments elle franchit la chaussée du chemin de fer et rejoint la brigade Castagny à la droite du village. Le général Martimprey cherchant à rallier le V corps s'est engagé à la tète de deux bataillons du 52' de ligne sur la roule de Magenta ; il rencontre rennemii s'empare d'une ferme où il essaye de résister à des forces supérieures, n'y pouvant réussir, il parvient à rejoindre la division la Motte-Rouge«
Cette division, après s'être emparée de la gare du chemin de fer, s'est portée en avant. Une partie des troupes qui la composent franchissant la voie ferrée s'est mise à cheval sur la route de Milan. L'autre partie^ sous les ordres du général Polhès, a délogé les Autrichiens de l'église de Magenta. Le général Âuger commandant l'artillerie a placé en batterie 30 jpièces qui couvrent
A9ft L'EMPIRE.
le village de leurs boulets. Les Autrichiens, débordés de tous côtés, se retirent lentement en défendant les maisons une à une et le terrain pied h pied. Une batterie de fusées couvre leur retraite. Magenta est enfin au pouvoir des Français à sept heures et demie.
Les deux armées campèrent sur le champ de bataille. Les pertes étaient considérables des deux côtés : les Français comptaient : morts ou blessés , 2/i6 ofBciers, 3/1.63 hommes et 735 disparus ; les Autrichiens, 281 officiers, 3/i32 hommes et /iOOO disparus, mais le résultat de la bataille était d'ouvrir Milan aux Français.
La nature du terrain sur lequel la bataille avait eu lieu permit aux Français de déployer leurs qualités naturelles. Ce terrain ne se prêtait qu'à des rencontres isolées, dans lesquelles, plus agiles de corps, plus prompts d'intelligence que les Autrichiens, ils devaient avoir l'avantage sur eux. Les corps d'armée autrichiens, accourus à la hâte pour disputer aux alliés le passage du Tessin, pas plus que les alliés, ne s'attendaient à une grande bataille, la lutte fut pour ainsi dire improvisée. L'armée française, grâce à sa vigueur à maintenir l'offensive malgré les pertes très-graves subies par sa droite, et grâce à la décision du général Mac-Maboo, restait victorieuse, mais la victoire lui avait été très-disputée, et peut-être lui aurait-elle échappé sans la lenteur de Giulay à renforcer sa droite à Magenta, et à faire entrer en ligne les troupes appartenant aux 3*, T et 5' corps d'armée. Giulay avait commis trois grandes faut^: d'abord en n'attaquant pas avec vigueur l'armée piémontaiseàson entrée en campagne, ensuite en ne profitanlpas de l'imprudence des alliés le 2 juin, lorsqu'ils abandon-
FAUTES COmilSES PAR GiULAY. d97
Dërent leur ligne de défense et de retraite défiradue seulement par une partie du 1*' corps français; enfin , en laissant les Français passer tranquillement sur la rive gauche du Tessin. Cependant les champs de Magenta, théâtre d'engagements acharnés, d'alternatives de succès et d'échecs, jonchés de morts et de blessés, n'auraient peut-être prêté leur nom qu'à une journée indécise sans le départ des Autrichiens le lendemain de la bataille ; les vainqueurs ne les gênèrent nullement dans leur retraite. La nécessité de donner du repos aux troupes n'explique pas seule cette inaction, car l'armée piémontaise et un corps d'armée français n'avaient pas été engagés dans la lutte, mais l'armée française, encore disloquée, avait ses différents corps séparés par le Naviglio et le Tessin ; un succès des Autrichiens sur un point quelconque de sa position pouvait la compromettre tout entière. Les Français^ attaqués sur la rive gauche du Naviglio^ n'auraient pu réunir que la moitié de leurs forces. Ils se concentrèrent donc au lieu de poursuivre l'ennemi. Une seule escarmouche eut lieu à la hauteur de Carpenzano; plusieurs généraux autrichiens étaient d'avis de s'arrêter là, de donner quelques heures de repos aux troupes et de livrer une seconde bataille. Cet avis ne fut pas suivi.
L'Empereur, deux jours après le combat, apprit luimême au général Mac-Mahou qu'il le nommait maréchal de France et duc dé Magenta. I^e général Regnault de Saint^ean d'Angely obtint la même dignité. Un Te Deum solennel fut chanté le 7 juin à Notre-Dame de Paris en l'honneur de cette victoire^
Les Autrichiens se retirèrent derrière le Tessin et
TAllLE DELOBD. If. — 32
ensuite derrière le Mindo. Il» âbatidotiflèretit Milun, dû le marééhal Mfto^Mflhofi entra le ? juin à 1a tète du 2* corps, au milieu des acciAffiatioM d'une tM)puIaiiOD i?re de joie.
La nouvelle de la bataille de Ma^euta tie pouvait ifian* quer de produire une grande linpreâi^iori en Alletuagne. Le^r Allemandsi se sentirent atteints dans leur amourpropre national. Les gouternements de la Confédération ne paraissaient pas cependant disposés à faire la gtîefTft au profit de rAutricbe. La diète fédérale et la Prusse se bornèrent â des préparatifs militaires eneore bien éloignés d'une entrée en campagne.
mhPrrtiti ni
Sntti^f . ~ fMhàé M ânà^iéttm éètnètë U Hlftèid. — ^ m cotfttrriiM dei omrrafes de campagne à Mele^nand. — Importance de cette positton i^ ta mëiê M fîmûH iHf II Ù99iH. — tmnn êê ËeiëiiittHà. — tihé de ce tiliage, — liet Autrichiens se eoaèenirent derrière le Htocio. -^ * L'échîqoief iè l^arméè autrichienne. — incetiîiàdM iii liùÉttiêt ^énéntl lirtofaii «ir.lèà mottiettienls de l'èuttièfti. — iheeitfieti aérestafct^ae de Godard. — L'emperenr d'Adiriche prend lé commandement de ses inrapes. — M Mt ÉtiHieÈ M fenëtmkëhi fflopiftétMerit; ^ Éfe ifiltàifè d8 Solferlnd. 7- Les armées s'ébranlent. — Bataille de Solferiite. — Entrevue de VillaffnKa. ^^— wL àé Oà^àtif Ira é|dàrnéf l^éhéra. — U é^iiiéf lé Miûsiëté, *^ Ranlréa d<^ l'Empereur h P«rf9< -:- Son discours «lix grande co^ de rîtat. — U irattt de àtufieft. ^ Latafieét là pépehné.
Aussitôt après le départ des Autrichiens, la itttÉÈii0i[]lâ- Hté de Milftb fédigëâ uttê HtAtem au ftfi Ûe Ètktûnigne par iÉqiiéHd elte fdtioutëkit M fiftete de raHtiexfob dé teLcno-
htfâie au Piéttioùt signé èh 18^8. ttië aUtrë adresse, fetàhiè \6 Thème jouf à l*mpetent mpdébtii exprimait tes MttHttients umnimë^ de fëiionmiÈsàtiëé de tous les «tloyeD9. L'«rmée ffàttçttisë établit iieâ biVËrUêtc^ i(ar lés rtitfipttrtiï pf'ès de la porté de Pa^te. Le i^ eef (iis ayartt
#tt« les ëftfidpeifleMs eti nntà de BuffiitM'ti, porta son
({tifkHiët ^éttéiill ft San PiéirO f OOcao; Le I'' 00^ de fèndtf le 8 jiiM ft 9«rf VoMià ei ptlt position sti^ te foutè AeMcâegnânO à San Donato, hûii d'intercepter la siarebe des Autrichiens qui se relirateot Sùv Lod}.
La brigade Hùdeti, (kppkflëMtîi tt k àii'àiàti d'arrièregitffle Bfitf'ge^ dti 8" eof ^ d'armée amricbleû, tétait m^
rètée à Melegtmno et y élevait des ouvrages de campagne. Il fallait arrêter la construction de ces fortifications, et déloger les Autrichieqs de leur position sur le canal autour de Milan en les rejetant au delà de TÂdda, si Ton ne voulait pas que la bataille de Magenta restât pour les alliés un journée brillante mais stérile.
I^ maréchal Baraguey dHilliers reçut donc l'ordre d'enlever Melegnano. La nature du terrain coupé de canaux et de fossés remplis d'eau, 1^ défenses élevées par les Autrichiens, donnaient à cette position une grande importance, quoiqu'elle ne se trouvât pas sur la ligne d'opération des alliés : il était urgent de chasser les Autrichiens de Melegnano et de hâter leur mouvement de retraite derrière TAdda. Tant que les Autrichiens se maintiendraient en force sur la route de Milan à Lodi, les alliés ne seraient pas en sûreté dans leurs positions sur la gauche du Tessin.
Les dispositions suivantes furent prises pour obtenir oe résultat : Le 2* corps*marche sur San Giuliano; il devait^ parvenu à ce village, se jeter sur la gauche pour tourner la droite de Melegnano, rejoindre la route de Cassano à Lodi, et s'y établir en coupant la ligne de l'ennemi. Le général Forey, avec la 1" division du 1" corps, prit la i droite de la chaussée pour tourner la position des Autrichiens et concourir à l'attaque principale. La 2* division, commandée par le général de Ladmirault, se porta dans la direction de la ferme de San Brera, pour attaquer la gauche de l'ennemi , pendant que la division du général Bazaine le prendrait de front.
Les Autrichiens retranchés dans Melt^nano occupaient solidement le vieux château, les maisons et les rues barri-
COMBAT DE B9ELEGNÀN0. 501
cadées, rentrée de la ville défendue par une batterie de quatre pièces de canon couvertes par un épaulement, et le cimetière dont les murs étaient crénelés.
La 3* division du 1 " corps, commandée par le général Bazaine s'avançant par la grande chaussée de la route sur Melegnano, attaqua hardiment ce village. Elle soutenait seule, depuis plusieurs heures, un combat trèsvif, lorsque le général Forey, avec la 1" division du même corps d'armée , se porta rapidement jusqu'à Pedriana, et ouvrit de là le feu de deux batteries de 12 pièces qui prenaient en écbarpe Melegnano. Le général Ladmirault, à la tête de la 2* division, s'était joint à Taltaque de la â"" déjà bien éprouvée par le feu de Tennemi. La 2* brigade de cette division, placée en seconde ligne derrière la 1" brigade, et obligée de parcourir un plus long chemin, marchait dans la direction de Garpianello et de San Brera. Le général Ladmirault, en tète de la 1'** brigade, suivait jusqu'à San Giulano les traces de la 1" division du 2* corps et se dirigeait ensuite à gauche vers San Brera. Son artillerie, franchissant avec peine les obstacles accumulés sur sa route, traversée par de larges cours d'eau, avait atteint San Brera. Le général Ladmirault, sans l'attendre, courut à travers les vergers, les jardins et les champs placés sur le flanc gauche de Melegnano, au secours de la 3"* division, chassa Tennemi d'une ferme située sur la crête d'un plateau, et déborda ainsi l'attaque du centre. Une partie de l'infanterie passa ensuite le Lambro au moyen d'une écluse à San Brera, se glissa le long du ruisseau jusqu'èyMelegnano, surprit un bataillon autrichien près du pont, le mit en fuite et s'empara de 6 pièces d'artillerie. La division Bazaine,
malgré ses pertes, parvint, de l'autre c^té; à forcer l'entrée de Melegnano et k refouler de tous càtôs les Autri? chiens qui se retirèrent en m défendant jusqu'au Vmx cbâteau situé ^u niiUeu du village et ^m abords du pont conduisant sur I» ront^ de ho^i.
La a^brigada autrichienne, placée darriàr» Molagnaqo, se porte en avant pour protéger l» retraite des 4éfens»iir« de ce village. Un bataillon de cette brigade obarge les Français à 1» baïonnette et reprend le pont et les canoni, Le général autrichien Bauer, quoique blessé, opèro sa retraite sur la rive gauobe dn Lenobro : la lotte oontinqQ encore dan« les rues; un or»ge d'une YJalenee eiLtraordi^ naire éclate tout k coup et paralyse le fen de« deux cAtéi^i Torage ealmé, les Antricbieni;, en sortant du village, «ccs^ blent la portion de la ?• division ftrrôtée sur 1q Lwnbre, une batterie de la 3* division du 3" porps d'armée français canonne les détacbentents ennemis qni défilaient à « portée. Ce corps d'armée dut borner fwn Pole k cette canonnade; arrivé plu« tôt, il aurait rendu impossible)^ retraite de l'ennemi aur Lodi. Le général fiauer monmtde
sa blessure pendant la retraite. Les pertes ddi déni ct^ en morts ou blessés fnrept très^grandes. Les Autrii^inw lais^rent une pièpe de eanon an pouvoir dea Fr^mSMN I/armée autrichienne avait sueœssivement abandenM les rives du P6 et les lignes du Tei^in et de T Add» pour » concentrer derrière le Minoio. Les alliés, tandii qife Iw Àutricbien^ resserraient leurs foriset, s'aflTaibliRfiaieat M contraire en s'éloignant de leur l^ase d'opératiofi, et m s'élargissanti mais, autant les AutHobiena dana leur r^ traite avaient intérêt à éviter toute espàoe d'engagewaRt sérieux, autant les alliés auraient dû sa montrer empMtfAi