‹ Histoire du second empireChapitre 113 sur 176 · LES FRANÇAIS £T LES AUTRICHIENS SONT EN PRÉSENCE · texte numérisé non relu

LES FRANÇAIS £T LES AUTRICHIENS SONT EN PRÉSENCE

OU dans la nouvelle position qu'elle allait occuper ? Graves sujets de préoccupation pour Thomme chaîné de la responsabîlité du commandement plutôt que du commandement lui-même. L'heure approchait de la grande bataille qui devait décider des destinées de l'Italie et du second empire français. L'Empereur avait commis un grand acte de témérité en s'engageant dans une guerre européenne avec un seul allié, le Piémont : cet État veuait de montrer la faiblesse de ses ressources; il ne possédait ni armée de réserve, ni arsenaux ; appeler les populations italiennes à, son aide, c'était proclamer la guerre révolutionnaire. Napoléon III, après la perte d'une bataille, devait donc se résigner à soutenir seul la lutte contre un ennemi enhardi par sa victoire et disposant de grandes ressources de guerre amassées dans son quadrilatère ; il y avait là de quoi le faire réfléchir, lorsqu'il se trouva tout à coup, sans s'en douter, le 23 juin au matin, en face de 160 000 Autrichiens munis de 650 pièces de canon.

Les deux armées prirent leur ligne de bataille à la fin de la journée; les bagages et les approvisionnements défilaient encore à la nuit close par les ponts sur le Mincio. Le^s Autrichiens avaient leur droite et leur centre appuyés à d'excellentes positions défensives; leur gauche occupait, dans la plaine, une position trèsfavorable à l'ofTeusive. L'empereur d'Autriche crut le moment favorable pour mettre à exécution le projet d'attaquer, avec l'aile droite et le centre de son armée, les campements des aUiés établis sur la Chiese, et de les rejeter au delà de la Chiese jusqu'aux montagnes : il espérait qu'une partie seulement de l'armée alliée aurait

M t/iSHAKÈ.

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av«6 160000 hoiniiié»{ 151 000 «HitiitifS aoldAtef

i/« Cbiêsd «t le Mitido verwoi kiurt «àui àtt sttd d«ti8 le Pôt 0i b(iigti0ii( â«ë dettx eôtéo tid9 Miié d« tMittib de la milles de largeur i dont titi ilerà se muptm l'une Mite non idterrotnptie de ôtAUtmt de iHàmèkm et de eoQtre^rcffifij le reste ibritie une mM^olfi^ue pMm eouterte de tigites, de fnûrleri; de waÏs^ de jttrditM |M(»gerSf de prairies etitreebupées de thttselli» d'MrbfM^ OSk eellîttes s'éièt^ent et s'ttbftissefii de Volt» jusqtt'A LMHilo. Elles dderifettt, eu p«9Sèitit par Cdstigliôtief mam m are de eerele ndesse k Ui plaide) des hmtffi ellir-sMflé» s'Hètèdt sor ees eetliflei m k led» pl«ds< Le vitlig« de 8(dfefido detttide eette ctMtde de eelllfMM tvdo see doDjon appeld l'espioA de l'ffMie (fi ipké ittMië} pÊm qoë la f de edibrtMe^ de soa iddiifieif m kortuM ^Hi s'éiedd jdst(u'«di Alpes et jusqu'à lA ffiier. lin ebàHM^

entouré de cyprès et de murs, s'élève au nord de 80^ ferido^ mm Mu dU eidietMve •dleurd'4 lui itissif de mattâMëê, Plusieuf^ ehenids eonddisettl é SolfAriiiO i k flioins esearpé de teus est celui qui fliOdtd pàf âmi^ieilê et redescend ter» Sk» Gasei«do<

Un autre plus abrupt effleura te deruiére pmw ds eiflietière } l'église de te Mèdmna êtiki BeoptmiéUm près de ee sedtier< lia freisiètDe otietflifi loflie të «ddi les hAuteurs de la celliue d'eu se dét«db«fft dèiMM de»

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Le sel est entreeoup^ de rttfiMj les treupM sefti «Mi»

LE CtiAMI^QLOS. 611

gée» d« 96 frator lia pA^ftge k ifuibra les tnOHers et

les T>(^es «dtrelflcés ; de gtudd» fossé et do lonf^ues fflumilles peu éteyéeji tnalâ tféfS'larges ilei^ettt de litnites Mit ferifies. Le plateau de 9«ii Martiao, ^uel'ou aperçoit de loiii, est sedl asse^ laf ge pour qu'un «orp^ mmbmn. de troupe» pt/isse f tnanoeuvi^r. Ce plateau eât eutoufé àu emiobatit et «u uord d'ësoftfpeffieftts tam mmh\àh\m à des bastiotis. La foule qui, de tiivoHfllà, «oupe le elie>

mio de fer de Peschiera, est d'une pente très-roide| de

wxttbfBtises petites fticnies eouvreot des mëéttit toùtùnnés de pins. Sati Martiuo est une posiiiou trës^orte» tiae taitée^ s'ouvraut su tnidi de Solferino, ta se perdre dAfis des ittardciges ; au pied de^, eollides^ les gruudes tùai^ de Caitigliotte et de Garpenedolo qui, par OuidecKoio et Medole, ttiétieiH mi potttde Goifto sur le Mitielo^ partent de cetM fallée. Le mtré cotnprls eatrt) Pmtéet^, toilè^ Medole et Hivoltella forme à peu pré» le mêtm ternrto oà fut lif rée, ed 1796, la bafâllk» de Gastij^iiotie. Les fnù^ çiis et les Àutriebleus tout se reuoootrer tioe seeofide fois diius ee thatap clos.

Les alliés tuarehaieot en ordre serré et prép«râs tt toutes les éteutualités de guerre, lorsqu'ils se trotttéreot

en face des Autrichiens qui ataieut tm&tttÊgtf éë Uk

positlod, fcuis qui étaietft aeeablés par M Iktigue d'une fougM tusrelie de mit et tounuentés par la scdf et lA ttiffl, o'ayatit reçu qu'uue double ratiod d'eiM'-de^tie. Les alliés, noutel atautage^ s'ataif^lent m ordre de conbat, tandis que les Autriehieds^ sur le poitft de pmi* été rofietNHte; aliaieut être oMlgèi de ebat^er leurs pasftkMs.

L'ftmtée «fliée S'ébraftta kVtkh potitUf àë ym.

512 L'KMPIRE.

Le maréchal Baraguey d'Hilliers, prévenu la veille que rennenii occupait le village de Solferino, avait réglé Tordre de marche de son corps d'armée; la 2* divisioD, chargée d'attaquer le village de Solferino, partit à trois heures du matin. La 1'* division, destinée à appuyer la droite de la 2% se mit en route à quatre heures, se dirigeant par Castiglione ; laâMivision devait marcher surles traces de la 1'% et ne quitter Esenta qu'à six heures du matin.

Ces mouvements s'opérèrent lentement, à cause de la difficulté du terrain et de l'ignorance où étaient les Français sur les intentions et sur les positions de l'ennemi. La 1'* division du général Forey rencontra des postes autrichiens au petit village de la Fontana; elle arriva à la hauteur du second hameau ; le llC en délogea les Autrichiens, qui se retirèrent sur le Monte Fenile, d'où ils furent encore une fois chassés. La division LadmirauU, formée sur trois colonnes, se porta en avant et divisa successivement quelques postes détachés. La division Bazaine, qui n'avait quitté ses bivouacs qu'à six heures, marcha derrière la division Forey. Le corps de Baraguey d'Hilliers avait, dès huit heures, balayé le terrain et assuré le déploiement de ses forces.

Le y corps autrichien, à la nouvelle de l'approche des Français, avait occupé le bord ouest de Solferino. La brigade qui venait de s'opposer à la marche de Forey formait l'avant-garde : elle se dirige sur Monte-Mezzano, petite hauteur à Touesl de Solferino, où elle doit être appuyée à sa droite par la brigade Festetitz, établie sur le mont Carnol. Le bataillon des chasseurs de cette brigade est envoyé à Gontrada San Martinp et àPagliote di Solfe-

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