DIFFICULTÉ DES APPROVISIONNEMENTS
les Opérations militaires, afin de donner aux fournis* sears de l'armée le temps de remplir leur mission.
Les Autrichiens, en voyant trois corps d'armée français massés autour de Melegnano, avaient pu leur prêter deux projets : Tun consistant à suivre la ligne d'opérations de Lodi à Pizzighetone , Crémone, Goïto, Mantoue, pour bloquer cette place, prendre Legnano et, après avoir franchi TAdige, attaquer Vérone par les deux rives de cette rivière ; l'autre à forcer le passage du Mincio à Goïto, d'y construire une double tète de pont, de descendre à Volta et à Brescia pour franchir le haut Mincio, attaquer Peschiera et enlever les hauteurs de Vérone. Les Français, par cette manœuvre, évitaient la plaine de Meldola, située au pied de Castenedolo, où l'ennemi, avec sa nombreuse et belle cavalerie, pouvait tenter le sort d'une bataille avec chance de succès. Mais une fois les alliés massés autour de Brescia, Cialdini et Garibaldi détachés pour fermer les débouchés du Tyrol, nul ne pouvait se tromper sur le véritable objectif de guerre des Français: c'était le camp retranché de Vérone et Peschiera qu'ils voulaient attaquer après avoir forcé le passage du Mincio.
lia cause de la retraite des Autrichiens derrière ce fleuve n'était pas difficile à deviner, c'était le désir de livrer bataille sur un échiquier connu. Les Français, maîtres de Milan et arrivés sur la Chiese, devaient-ils marcher en avant avec circonspection, prêts à provoquer la bataille ou à l'accepter, ou attendre l'attaque de l'ennemi dans les campements de Brescia, au risque de perdre entièrement le fruit de la bataille de Magenta? Les commandants des divers corps d'armée se réunirent sous la présidence de l'Empereur, le soir du 49 juin.
pour discular sur 1» suite dw op^pAtions, Ifi rés|}U»t «js cette délibération fut que les alliés ae porteraient ea avant.
Is 4' corps, qui formait l'eitrAme droite, après avoir rraqcbi la Chiese sur un pont de bateaux, s'établit »a delà de cette rivière, k Carpenedolo. Les divisions ^ cavalerie desgénérau» Pesvaux et Farlon peaux, l'wpe du i"eorp« et l'autre du â*, furent misegsonRld oommandeoisnt 4n général Niel et destinées à «'établir devant Car^ penedolo pour éclairer le pays. U 3' corps établit wi bivouaes à IKejszano, en deçà de la Çhiese, éelairant sur* tout la position du e6té de Mantoue. L.e i* eorps, appès avoir traversé laCbieiiesuF deuv ponts laissés par les Autricbiens, se port» en avant sur les routes de Goïto. Casti" glione et Lonato \ le \" corps resta en deçà de la Cbiese, en suivant d'abord le obemin de lionato, t# garde impériabi ocoupait la route de (>«tenedQlo sur la droite du 3* oorpst
[^'arntée pléuiontaise s'était portée au delà de la Cbiese» le 3' eorpsà Castiglione : la garde impériale l'avait rm^ placée àMontecbiaro, résidence du quartier généml.
Us alliés, depuis le 31 et le i% juin, renièrent im leurs positions, sans faire le moindre wouvemeDt, retenus par la isingulière incertitude rt^nant au quartiw généni sur les projets de l'ennemi, Des reconn^ifisanœs pousséeR sur la route de Goïto par un capitaine, à la téta de ào ebevaux, révélèrent l'existence des avant^poetw autri' cbiens au delà de Geresara ; le capitaipe m retira w enlevant un petit poste iie quatre hommes ; le y et le à' corps mnltiplièrent en vain leurs reeoHMiùsswHief» Napoléon m, espérant avoir des renseignsRiinti préw par le moyen des asoemiions aéroirtAtidyM , enviffa
LES kUAtS NE SiVIMT M 00 EST L'ENNEMI. W
M, Qodveà M) mréoM MM^-Mabon, à CMtjglione, Cat a^fORiiMbi i'éhvA on bullofit mm il n» d^uvrit rien, 1^ 1" opqwqgitt* mependant, IqS^ juin, w position, at tra^ wm h Gbiwa pour m poster pntf» Uiqato «t Ca^giiona, reliant ainsi par m faiiolie i'^màfl frangaiiia à l'arma sanld, qui Horeiait Ipstr^ma gaucbe, Calla .oi était ainsi r^partid :
La 1" «I la S' diviKion wir iaa bautniini qui daminant I^miio, OtMPiaqoat RivoU^ilai 1» i* m delà de U)nato w la route di Peioiiierai la division de oavalerie en vrièm de Umn\o,
\m Autriobiens oocupaient le tarr»in montueui au sud du laa de Qurde; i^ur arrière'garde appuyée sur la Cbiese. Kn Ms d'attaque ils pouvaient se développer sur las œteau» entre (^nato et Vella. Leur état^nMjor étnit partaié entre pas deuv pl»ns ? prendre l'ofifonsiye sur cet excellent échiquier de f uerroi OU bien oontipuer la rotraite, laissa l'Armée se reposer, se renforeer derrière la MineiOt reprendre ensuite l'offensive et rejeter les alliéR au (MMe bt Cbiese.
l'empereur d'Autriobe, en prenant en personne, le <fl juin, le oommandemeut de son armée, lui avait «4ressé pet ordre du jour I
( En prenant aujourd'hui le pMiaianàemtnl en ohef dq inon trin^e,
M WHi MBiimmr, I la MH» et mn Ix^vm irmtm, i« «tmlut ^h« I'Au-
Iricbff a été forcée d'^ntrepreiidre pour son honneur et pour son bo^ droit. Reld^ts, votre ^évquemeqt pour moi, roiro brjiveure li MHan-
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mes 4r<ires ces succès (]tie la pairie attend I »
Ut bldtiqaréobal Hess (ut mis j^ bt tète de la ebaneel^ Me impériale, avec la général Kamminf pour soos^ oM d'^ttHnajor. L'empereur d'Autriobe donna, le
même jour, Tordre d'arrêter la marche en arrière de ses troupes et de réunir tous les détachements échelonnés, de sorte que l'armée put occuper, le 19, la ligne de Lonato à Acqua Fredda. Mais une partie des troupes avait déjà gagné le Mincio; la difficulté des approvisionnements sur un terrain déjà épuisé, les dangers auxquels les différents détachements, retournant sur la Cbiese, auraient été exposés, toutes ces considérations durent empêcher le retour oflFensif des Autrichiens ; leurs différents corps d'armée restèrent donc ainsi distribués : Le ?• corps à Lonato, le 1" et la division de cavalerie à Essente, le 8* à Castiglione. Ces troupes avaient leurs avant-postes sur la Chiese, le 5* était à Volta, le &• à- Evoito, le 2' à Castelvecchio, à l'ouest de Mantoue. L'armée autrichienne, pour passer de la défensive à l'offensive, eût été obligée de faire un changement de front sur l'aile gauche, Lonato formant le point de pivot.
La retraite des Autrichiens sur le Mincio continua le 21 et le 22 ; la rive droite du Pô fut abandonnée ; les deux brigades de garnison d'Ancône et de Bologne se retirèrent derrière le Pô. Les derniers détachements autrichiens franchirent ce fleuve le 21 juin. L'empereur d'Autriche réunit dans le quadrilatère presque toutes les forces dont il pouvait disposer.
Le 23 juin on avait reçu au quartier général français des rapports annonçant que les Autrichiens se trouvaient sur la gauche du Mincio, ayant même abandonné la position qu'ils occupaient sur la droite de cette rivière. Il fut donc décidé que l'armée tout entière marcherait. Rencontrerait-elle l'ennemi au delà de la Chiése ou sur les bords du Mincio? Serait-elle attaquée dans sa marche