‹ Histoire du second empireChapitre 73 sur 176 · FRANÇOIS VICTOR HUGO ET EMILE OLLIVIER · texte numérisé non relu

FRANÇOIS VICTOR HUGO ET EMILE OLLIVIER

des candidats. La V circonscription fut de nouveau offerte à M. Havin, qui finit par la refuser après des hésitations plus sincères que les membres du comité ne le crurent.

L'opinion générale du comité était de présenter le général Cavaignac dans la 3* circonscription, où il avait été nommé en 1852. Le représentant du Siècle fil remarquer que c'était dans la 3' que ce journal avait le plus d'abonnés. Cela parut une raison de plus pour y porter Cavaignac. Ce dernier Fut de cet avis. L'observation du Sièck fit supposer aux membres du comité que M. Havin voulait la 3' circonscription [)our lui-même. Le comité la lui aiirait donnée sans l'attitude de Cavaignac , et comme dédommagement il aurait eu la k^ s'il l'avait demandée, mais il flottait incertain, ne sachant quelle résolution prendre devant l'opposition que rencontrait sa candidature de la part du conseil de surveillance du Siècle.

M. Labélonye, malgré le désistement de M. Garnier- Pages, le proposa pour la 4' circonscription; une timide objection fut faite sur son impopularité. MM. Desmarest, Labélonye et Corbou la repoussèrent avec chaleur; M. Garnier-Pagès se retranchait derrière son désistement, mais le général Cavaignac s'écria : « Monsieur Garuier- » Pages, vous étiez candidat hier, il ne faut pas que l'on » puisse dire que vous avez cessé de Tètre le lendemain de » mon arrivée. » M. Garnier-Pagès répondit : « Après » vos paroles, il ne m'est plus possible de me retirer ; •j'accepte. » Son nom fut adopté pour la 4% sans autre difficulté et sans un mot de la part du Siècle, quoique MM. Havifl et Picard fussent évidemment contre lui.

Plusieurs membres du comité n'attendaient qu'un signe de ces derniers pour les appuyer, non par hostilité contre Garnier-Pagès, mais par désir de donner salisfaction au directeur politique du Siècle. MM. Havin et Picard ne firent aucune objection.

Jean Reynaud était mis en avant pour la 1" cliHîonscrîption. M. de Benazé proposa M. Laboulaye; M. Hérold le combattit comme fonctionnaire du 2 décembre. On objecta alors que si M. Laboulaye était candidat, on avait chance de faire publier la liste par le Journal dm Débats. MM. Jules Simon et Huî?son furent chaînés de faire, séance tenante, une démarche auprès du directeur do ce journal : elle n'eut aucun résultat positif. Il fut convenu que M. Laboulaye serait adopté si les Débats adhéraient publiquement à la liste de l'opposition, et que Jean Reynaud le remplacerait dans le cas contraire.

Les noms proposés pour la T et la 8* circonscription étaient ceux de MM. Bastide et Jules Simon. Ceux-ci, présents, hésitaient à se prononcer. La question du serment était au fond de leur hésitation ; mais comme alors le serment n'était pas préalable; comme, sur la liste, il j avait déjà des hommes décidés à le refuser, entre autres Goudchaux, et d'autres décidés à le prêter, entre autres Garnier-Pagès; comme le Siècle^ qui était pour leseï^ ment, acceptait résolument Goudchaux qui était contrty tout le monde s'accordait à dire que ce serait une question à résoudre par les candidats éhis.

M. Bastide hésitait encore à donner son acceptation parce qu'il voulait une liste homogène; le Siècle e\.\^ Presse semblaient préférer la candidature de M. Vavin à la sienne. Le résultat de la discussion fut que le Siècle

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