LIVRE XXXII
l'eIPOSITIOR UHIFERSELLE et la QUESTIOH DU LUXEMBOORG
Sommaire : I. — L'Expotition aDiverselle de 18Ô7 : quel ineffaçable souvenir elle a laissé dans l'esprit des contemporains; coounentse mêlent, dorant cette
année, les réjouissances et les érénemeots tragiques 149
II. — Premiers préparatifii de l'Exposition universelle. — Quelle cause de conflit survient à Timproviste. — La politique de M. de Bismarck depuis ses victoires : condition de l'Allemagne du Nord : comment on soupçonne des conventions secrètes avec les Etats du Sud. — Gomment l'idée d'une compensation pour la France n'a jamais été tout à hit abandonnée ; condition politique du grand-duché de Luxemboui^ et coitiment il pourrait fournir la compensalion souhaitée. — Premiers pourparlers avec le roi des Pays-Bas : comment les sentiments et les vues de la Prusse paraissent assez favorables. — Quels incidents, à Paris et à Berlin, font douter de l'entente entre la France et la Prusse : débau au Corps législatif, M. Thicrs, M. Rouher : débaU au Reiclistag; M. de Bismarck divulgue les traités secrets avec les États du Sud. — Anxiétés du roi des Pays-Bas : ses incertitudes : comment le traité est moralement conclu, sans être encore signé : de quelle façon le roi des Pays- Bas s'est décidé a confier au roi de Prusse toute la négociation : inquiétudes
de M. de Moustier 153
111' — Comment l'affaire du Luxembourg se transforme en une question menarnnte : comment le langa;;e de M. de Bismarck, d'abord assez rassurant, se mêle bientôt d'inquiétantes réserves : irritation de la presse allemande : journées des 30 et 31 mars : rumeuis alarmantes recueillies à Berlin. — Interpellation de M. de Bennigsen au /feicAj/ay (l* avril}. — M. de Bismarck et M. Benedetti : violent discours de M. de Bennigsen : réponse de M. de Bismarck, et comment cette réponse assez pacifique parait conjurer le danger d'une rupture immédiate : mais, les jours suivants, le langage de M. de Bismarck redevient équivoque et inquiétant. — Quelles anxiétés régnent .^ La Haye : comment le rot grand-duc refuse de signer le traité de cession 168
IV. — La France, à qui le Luxemboui^ échappait, n'aurait-elle pas la guerre ? De quelle façon habile M. de Moustier masque sa retraite : sa vigilance à prévenir toute manifestation des Chambres, à éviter toute discussion diplomatique : comment l'incertitude sur les dispositions de M. de Bismarck rend cPtte prudence particulièrement nécessaire. — Plan du gouvernement français : il consiste à lier ensemble les deux questions de la renonciation au i;rand-duché et de l'évacuation de Lusembourg. — Dispositions de l'Europe. — Sentiments Ires favorables de l'Angleterre, un peu moins favorables de la Russie. — Zèle de l'Autriche pour la paix : ses propositions. — Comment 508 efforts atiprc4 de la cour de Berlin se croisent avec d'autres efforts tentas par la Prus^i* pour attirer à elle la cuur de Vienne : mission de M. de Tauffkirchcn, et quelle en est TiMsuc. — Entretien de M. de Wimpffen, ministre d'Autriche à Berlin, avec M. de Bismarck : comment les bons offices du cabinet de Vienne et la modération de la France accroissent les chances de
paix. — Revirement de la Russie, d*abord fort réservée, et comment elle propose la réunion d*une conférence. — Acceptation par la Prusse comme par la France. — Réunion de la conférence : traité du il mai 1867 : neutralisation du grand-duché : évacuation de la forteresse 176
V. — Comment aux inquiétudes succède la joie. — Jours brillants ; fêtes ; réceptions. — L'Exposition du Champ de Mars : le parc : les (paieries : quels nouveaux produits industriels, quelles nouvelles inventions l'Exposition de 1867 met en lumière : comment la visite des galeries du Champ de Mars permet de pénétrer quelques-unes des tendances de la société moderne 195
VI. — Les visiteurs de l'Exposition : affluence des princes et des rois : l'empereur Alexandre à Paris : arrivée du roi Guillaume et de M. de Bismarck 209
VIL — La revue du 6 juin 1867 : en quoi celte grande fête militaire est particulièrement mémorable. — Attentat du Polonais Berezowski 212
VIII. — Impression produite par l'attentat de Berezowski : néanmoins les fêtes continuent. — Alexandre et Guillaume : M. de Bismarck : hardiesse et étrangeté de ses entretiens. — Comment ce mois de juin fut la période la plus brillante de l'Exposition universelle : splendeurs, folles dépenses, dissipation, débauches. — Ce que les étrangers virent trop, ce qu'ils ne virent point assez. — Le théâtre : de quel côté se porte la vogue : succès de l'opéra bouffe la Grande-Buchesse de Gerobtein : comment le souvenir de cette pièce est indissolublement lié à celui de l'Exposition universelle. — Départ du Czar. — Départ de Guillaume, et quelle impression il laisse. — On annonce la prochaine arrivée du Scdtao 216
IX. — Quelles tristesser viennent assombrir l'Exposition universelle. — On apprend la mort de Maximilien. — Rapport de la commission du Corps législatif relativement à la loi militaire : alarmes et soucis que ce rapport suscite. — La politique prussienne : le parlement douanier : l'incident du SIesvig-Holstein. — Encore l'affaire Berezowski : verdict du jury : impression à Saint-Pétersbourg . , 226
X. — Comment une seule alliance reste possible, l'alliance autrichienne : raisons qui rendent cette alliance à la fois très malaisée et très nécessaire. — Projet d'une visite de condoléances à l'empereur d*Autriche. — L'Empereur et l'Impératrice partent pour Salzbourg(17 août 1867). — Fêtes et entretiens : quel accord' général s'établit entre les deux gouvernements ; comment cet accord ne va point jusqu'à des stipulations précises. — Irritation en Allemagne : comment s'apaise, mais très malaisément, cette irritation 232
XL — Comment les fêtes de l'Exposition se poursuivent, mais avec un pi'u moins d'entrain. — Voyage de l'Empereur dans le nord de la France : discours de Lille (26 août 1867) : les points noirs, — Visite de l'empereur d'Autriche à Paris : espoir qu'éveille cette visite : alliance qui demeure toujours à l'état d'espérance. — Clôture de l'Exposition 237