LIVRE XXXIII
Sommaire : I. — Comment^ pour comprendre la crise qui éclata h celte époque en Italie, il faut remonter jusqu'à la Convention du 15 septembre 1864. —
Clauses principales de cette Convention : le gouvernement français ; les catholiques. — Quelle interprétation l'Italie donne au traité : violences matérielles et moyens moraux ; les aspirations nationales : documents diplomatiques ; débats des. Chambres : transfèrement de la capitale, et comment Florence elle-même ne croit point a la durée de sa prééminence ^1
II. — Projets divers pour régler la question romaine, et comment ils n'aboutissent point. — Premiers départs des troupes françaises à la Hn de 1865. — Double action tentée par Kapoléon à Rome et à Florence : Rome; dispositions de Pie IX.; comment l'Empereur s'ingénie à assurer la défense du Saint- Siège ; la Légion d'Antibes : Florence : comment le gouvernement français s'applique à prêcher à l'Italie la modération et le respect de ses engagements : le général Fleury ; sa mission, et de quelle manière il la remplit. — Évacuation de Rome (décembre 1866) 248
III. — La ville de Rome et TÉlat romain depuis le départ des Français et jusqu'au milieu de l'année 1867. — Le parti révolutionnaire : comment il eût souhaité trouver un point d'appui soit à Rome, soit à Florence : quels obstacles il rencontre, à cause des sentiments du peuple romain, des embarras du gouvernement de Florence : quel chef il trouve pour le conduire : Garibaldi, ses agissements. — Attitude du gouvernement italien ; premier éveil de la France, et explications de M. Rattazzi 263
IV. — Garibaldi à Genève (septembre 1867), et Congrès de la Paix. — Comment Garibaldi y pousse le cri de guerre qui doit rallier ses amis. ...» 271
V. — Garibaldi redescend dans la Péninsule, prêchant de tous côtés la guerre contre Rome^ — Comment tous les regards se tournent vers l'Italie : M. Rattazzi : les trois évolutions de sa politique : comment il se montre d'abord incertain, comment il se décide ensuite à l'énergie et fait arrêter Garibaldi ; comment enfin il relâche tous les ressorts de IVutorité 274
VI. — Etat de Rome : l'armée pontificale, la frontière à défendre. — Invasion des premières bandes (28 septembre 1867) : premiers combats ; comment l'issue en est généralement heureuse pour les Pontificaux. — Quelles sont néanmoins les inquiétudes du gouvernement du Saint-Père, et comment il tourne toute» ses pensées vers la France. — M. Armand, chargé d'affaires de France : avec quel zèle et quelle activité il multiplie ses informations, comment il dénonce les complicités de l'Italie et montre les périls de Pie IX. — Mais M. Armand est-il le vrai représentant des pensées de l'Empereur? 277
VII. — L'Empereur à Biarritz : ses dispositions vi^à-vis de l'Italie. — Langage des Italiens, et leurs efforts pour s'assurer de nouveau la complicité de l'Empereur. — Motifs pour lesquels ils ont peu de chances d'être écoutes.
— Comment Napoléon s'accoutume peu à peu, quoique avec répugnance, à ridée d'une expédition. — Départ de Biarritz : conseil à Saint-Cloud : comment rintervenlion est décidée en principe. — Télégramme adressé le 17 octobre à M. Armand, et de quelle façon cette nouvelle est accueillie à Rome 282
VIII. — Nouveaux atermoiements de l'Empereur : ordres de départ suspendus.
— Comment les nouvelles venues de Florence et les nouvelles venues de Rome concourent à la fois à ramener Napoléon vers la politique d'intervention : ordre d'appareiller : dernières hésitations : départ de la flotte : arrivcra-t-on à temps ? 290
IX. — Garibaldi après son évasion de Caprera : comment, après avoir quitté
Florence, il s'csl (]in{]é vers la frontière pontificale et a pris le coinmandciiient des forces révolutionnaires : attaque et prise de Monte-Rotondo. — Vive émotion à Rome : crainte d'un sirgc. — Hésitations et lenteurs deGaribaldî. — Comment il est devancé par les troupes françaises. — L'avant-ganlc du corps expéditionnaire entre dans Rome 296
X. — Comment Tltalie, impuissante à empêcher l'intervention, se décide à occuper elle-même quelques points du territoire pontifical. — Sinj'ulicrc situation : quatre armées à la fois dans les États du Saint-Siè^je : crainte do conflit. — Comment la conduite la plus énergique est en même temps la plus sage. — Plan d'action. — Les Pontificaux, soutenus par les troupes française.^, partent de Rome le 3 novembre. — Rencontre des (garibaldiens en avant de Mentana. — Le combat et ses diverses péripéties [^ novembre). — Défaite des Garibaldiens. — Conséquences «le la victoire. — Les Français et les Pontificaux rentrent à Rome (6 novembre) 299
XI. — Caractère général de l'intervention française en 1867 : ce fut lo dernier succès de l'ancienne politique : l'empire et le parti religieux : interpellation au Corps législatif et déclaration fameuse de M. Rouher (5 décembre 1867).
— En quoi ce retour fut passager, et quelle erreur initiale devait vicier jusqu'à la fin la politique de l'Empereur 309