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LIVRE XXXIX

Sommaire : I. — Le second Empire et la crise finale : causes générales et cause immédiate du conflit 124

II. — La France après 1867 : politiques diverses qui peuvent être suivies : politique de revendication territoriale : politique d'effacement satisfait : politique de recueillement. — Comment le gouvernement impérial flotte entre la politique de paix et la politique de guerre. — De quelques avertissements : la France nouvelle de Prévost-Paradol : le colonel Stoffel et ses rapports. — Comment, soit à Paris, soit à Berlin, les assurances pacifiques ne manquent pas; quels incidents viennent démentir ces assurances : le Parlement douanier; la légion hanovrienne; le Sleswig-Holstein; le discours de Kiel; les chemins de fer franco-belges 125

III. — Comment cette paix fragile suggère une double pensée : celle d'accroitre et de transformer l'état militaire, celle de nouer des alliances. — De l'état militaire : le maréchal Niel : énumération des mesures dues à son initiative : résistances qu'il rencontre soit dans l'armée, soit dans le Corps législatif, soit dans l'esprit public. — Mort de Niel et son remplacement par le général Leboeuf. — De quelques modifications dans l'entreprise commencée 135

IV. — Des projets d'alliance : l'Autriche : dispositions favorables de M. de Beust; efforts du duc de Gramont, ambassadeur à Vienne. — Quel immense embarras se manifeste dès qu'on veut se dégager des formules générales et préciser un accord : cruelles perplexités de l'Autriche et raffinement de sa politique. — Idée d'associer l'Italie à l'alliance franco-autrichienne : inextricable difficulté de cette alliance à trois. — Comment, soit à Vienne, soit à Florence, les pourparlers demeurent en suspens 148

V. — La Prusse de 1868 à 1870 : mélange de symptômes pacifiques et de persévérants envahissements : signes contradictoires : l'esprit public : le roi : la famille royale : M. de Bismarck. — En dépit de certains signes rassurants, le gouvernement prussien tient toutes choses prêtes pour la guerre. — Préparation diplomatique : action en Russie, en Autriche, en Italie, en Angle-

terre. — Préparation en Allemagne : condition des États moyens. — Préparation militaire : travail de M. de Moltke, et comment l'industrie de laguerre est portée au plus haut point de perfection : 157

VI. — Les débuts de l'année 1870 : le ministère du 2 janvier : comment et de quelle façon il souhaite la paix : M. Daru : son sage et prudent programme.

— En quoi cette politique embarrasse M. de Bismarck. — Projet de désarmement : comment les dispositions connues de la Prusse rendent ce projet peu praticable : l'Angleterre : propositions transmises par lord Glarendon,et comment ces propositions échouent. — Nouveaux efforts pour nouer une alliance autrichienne : comment un voyage de l'archiduc Albert à Paris (mars 1S70) fournit un prétexte à de nouveaux entretiens : plans militaires : le général Lebrun à Vienne (juin 1870) : réserve du gouvernement autrichien et quelle restriction il met à son concours. — Comment on arrive à l'époque où éclate l'incident Hohenzollern 175

VII. — Gomment on doit, pour comprendre l'incident Hohenzollern, remonter jusqu'à l'époque de la révolution espagnole (septembre 1868). — Formation à Madrid, après la chute d'Isabelle, d'un gouvernement provisoire. — Élections : réunion des Gortès (11 février 1869). — Recherche d'un roi. — Premiers bruits de la candidature de Léopold de Hohenzollern. — Sigmaringen.

— De quelle façon la vigilance de M. Benedetti est mise en éveil': conversation avec M. de Thile (mars 1869), puîs avec M. de Bismarck '(mai 1869). — L'Espagne : candidature portugaise, candidature italienne : refus et échec.

— L'été de 1869 : soucis et incidents divers : comment le gouvernement français, quoique mis une première fois en éveil, s'abstint de toute action à Madrid. — Etat fâcheux de l'Espagne; agitation carliste et républicaine.

— M. Salazar y Mazarredo : son mystérieux voyage à la VVeinburg (septembre 1869) : comment ce voyage demeure sans résultat. — Combinaisons diverses.

— En quelles conditions s'ouvre pour l'Espagne l'année 1870 189

VIII. — M. Salazar à Berlin. — Délibérations entre le roi, le prince Antoine et ses ministres. — Comment Léopold de Hohenzollern se dérobe et comment son frère Frédéric lui est substitué. — Intrigues et allées et venues diverses. — Agents prussiens en Espagne : le major de Versen. — Gomment le prince Frédéric décline à son tour la couronne 202

IX. — De quelle façon l'intrigue est reprise : activité du major de Versen. — Les « fils >» se renouent. — Gomment s'affaiblissent les répugnances du prince Léopold. — Le prince royal ; Bismarck; le roi. — État de l'Espagne. Comment Prim ne croit plus à la reprise de la candidature Hohenzollern. — Quels avis lui arrivent de Berlin. — Nouvelle mission de Salazar : acceptation de Léopold : de quelle manière le roi la ratifie. — De quelle façon devrait être dévoilée l'intrigue? — Convenait-il de hâter ou d'ajourner la réalisation?

— Comment le projet fut divulgué 206

X. — Comment la grande affaire s'ébruite à Madrid. — Vive émotion de l'ambassadeur de France : son entretien avec le maréchal Prim dans la soirée du 2 juillet 212

XI. — Gomment le gouvernement de l'Empereur apprend la candidature. — M. le duc de Gramont : son passé, son caractère. — En quelle disposition hautaine et irritée il accueille la nouvelle. — Sa dépèche au chargé d'affaires de France; entretien de M. Le Sourd et de M. de Thile. — Attitude équivoque de la Prusse, et grande hâte du gouvernement espagnol. — Comment

TABLE DES MATIEBES. 4<>3

l'opinion publique, d'abord assez indifférente, ne tarde pas à s'émouvoir. — Dans quel esprit M. de Gramont fait appel aux puissances : son entretien avec M. de Werther qui paît pour Eras 210

XII. — interpellation Cochery. — Le conseil des ministres ^6 juillet) : dispositions diverses; comment est arrêté le projet de déclaration. — Le Corps législatif: la séance ; manifeste du duc de Gramont : démonstrations violentes et irritées d'une partie de la Chambre : comment quelques-uns des ministres s'effraient eux-mêmes de leur succès 224

XIII. — Impression en France : le public; les gens de cour; premières manifestations d'un patriotisme inconsidéré et tapageur. — Impression en Allemagne : attitude cauteleuse et réservée de la Prusse; comment elle se ménage et s'apprête à exploiter nos fautes. — Impression des puissances : l'Angleterre : la Russie : l'Italie : l'Autriche 229

XIV. — M. Benedetti à Ems : combien est délicate sa mission, et comment les instructions venues de Paris accroissent, loto de les amoindrir, les difficultés : état d'esprit du ministre et dispositions de l'ambassadeur. — Premier entretien du roi et de M. Benedetti (9 juillet). — La journée du 10 juillet à Paris; impatience du duc de Gramont, et comment il s'affermit dans la pensée de mettre en cause la personne du roi : comment son irritation s'accroît dans la journée du 11 juillet. — Nouvelle entrevue du roi et de l'ambassadeur : impression de M. Benedetti: à quelle condition l'incident semble pouvoir se dénouer pacifiquement. — Ce qui favorise une solution pacifique : dispositions de l'Espagne qui, après s'être fort hâtée, ressent un grand trouble de sa témérité : dispositions du prince Antoine de Hohenzollern, non moins effrayé, ot quels conseils, venus de divers côtés, semblent l'avoir détourné de l'aven-

ure espagnole. — Le désistement est décidé (12 juillet) 238

XV. — Comment, avec le désistement, se clôt la première phase diplomatique de l'incident Hohenzollern : de quelle façon la nouvelle est connue à Paris.

— Vive mais courte joie. — Commentaires ironiques et irrités des partisans de la guerre ; interpellation de M. Duvernois. — La funeste idée des garanties pour l'avenir. — Le duc de Gramont : ses dispositions; son entretien avec M. de Werther; projet d'une lettre de Guillaume à l'Empereur. — Le duc de Gramont au château de Saint-Cloud : les garanties > télégrammes adressés dans la soirée à M. Benedetti â56

XVI. — Journée du 13 juillet. — Ems : le roi et M. Benedetti : comment le roi refuse toute garantie pour l'avenir. — Saint-Cloud : le conseil des ministres : quelles objections soulève chez quelques-uns des ministres la politique des garanties : la majorité du conseil les maintient, mais se persuade encore que la guerre pourra n'en point sortir. — Ems : refus de nouvelle audience : irritation du roi et quelle est la cause de cette irritation. — Berlin : M. de Bismark : comment il s'apprête à exploiter les fautes de la France : entretien avec lord Loftus. — Dépèche arrivée d'Ems : comment M. de Bismarck l'adapte aux besoins de la politique belliqueuse; effet prodigieux de cette imposture 268

XVII. — Journée du 14 juillet : anxieuses délibérations des ministres : comment tout dénote les déviations vers la guerre : nouvelles venues de Berlin et d'Ems ; départ en congé de M. de Werther. — Dernières exhortations des diplomates; dernière insistance des partisans delà paix. — La mobilisation.

— Idée d'un coDgrès; comment on s'y rattache comme à une dernière espé-

rance. — Comment cet espoir est déjoué et comment le parti de la guerre l'emporte 285

XVIII. — Journée du 15 juillet : le conseil des ministres : la séance de la Chambre : lecture du manifeste qui annonce la guerre : Thiers, M. Emile Ollivier, Jules Favre, Buffet. — Demande de communication de pièces. — La commission des crédits : ses investigations incomplètes : rapport de M. de Talhouët; comment la Chambre est entraînée : discours deGambetta : vote des projets de loi présentés par le gouvernement 298

XIX. — La journée du 15 juillet à Berlin : manœuvres de M. de Bismarck pour éconduire lt diplomatie, pour surexciter l'esprit public : succès de ces manoeuv, et* 314

XX. — Dernières tentatives d'accommodement : combinaisons anglaises, russes, bavaroises : comment elles se perdent dans le tumulte croissant : comment l'état de guerre est notifié à Berlin (19 juillet) 317

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