Histoire du siècle d'Auguste et de l'établissement de l'empire Romaine
Le ûis adoptif de Jules-César, resté le seul chef du ^ parti qui avait almttu les défenseors de la lilierté , s'at- tu. tacha les soldats par des largesses , le peuple par des distributions de blé, tous les citoyens, par les douceurs d'une paix succédant à de longs désastres. Ses manœuvres liabiles » pour usurper tous It^ |k)UV(^9 et fQnd^ les institutions de Tempire , furent do^isées avec tant d'adresse qu elles abusèrent souvent Jes». IloniainQ.^ et ont constamment induit en erreur ses hjistQrieijis..Q(]^^ manœuvres devaient être dévoilées |>ariPjiciive^ cii4i-& que du xyiii*" siècle , qui a puisé surtout d'utiles enseignements dans une étude plus approfondie de Tacite. De là ces aperçus nouveaux , féconds en le$ons utiles, dont rintérèt s'est encore accru par de récentes analogies ; mais ils n'avaient encore été publiés que dans
û SUBGI^ ir AUGUSTE.
les formes usitées poar les recueils des sodélés st- ▼anles (t). Nous les offiroiis , pour la prenUère fols »
sous une forme historique.
Ce fut aux premiers jours de juillet de SOB cinquième coDfutat y Tan 725 de la fondation de Rome et le 27* de Tère chrétienne, qu'Octave, revenant de TÉgypte conquise , fit son entrée dans le Cbamp-de-Mars , en dehors de Tenceinte de Aome. Il y fut reçu par Valériua Potitus , qui venait d'élre nommé son collègue , et qui offrit les sacrifices ordonnés par un décret du sénat. Suivant les lois de la république , Octave devait attendre hors de la ville le jour assigné pour ses triomphes. Toutes les richesses de TOrient étalmit prodiguées pour leur donner une splendeur sans égale, et qui néanmoins n'ei|)rimait que faiblement les résultats de ses victoires ; car elles lui assuraient le fruit des glorieux exploits qui avalent éteçdu la domination de Rome jusqu aux limites du monde civilisé.
Rome avait préludé à ses vastes conquêtes par la lutte de plusieurs siècles , qui lui soumit la plupart des peuples de Tltalie. Des prétentions rivales allumèrent ensuite ces guerres puniques , qu elle devait fffpffxftir ijar la ruine de Carthage , dont les états for- *iù%x^^8i ^f^yiiiài^AMqvLe , et parla réunion & son eijapire'(ieJ^,SicU<3 bttle la Sardaigne. La guerre contre Phil^j^ê^rôiev^ ensuite la conquête de la Macédoine, *^,r^^^aH,]&*t .darËtolie, et les dépouilles d'Antio- Àliî«; iw' Jlè\^rfe , agrandirent le royaume de Pergame, qui devait bientôt former la province d'Asie. Mithridate, roi de Pont, suspendit enfin le cours si
(1) Parmi les méiDoires qui furent secrélement provoqués au temps du consulat , on a distingué celui de M. de Saiole-CroU. Voir tom 49. Mémoires de l'académie des Inscriptions.