LIVRE i
npide àm exploitt^la répoblifoe; nais, après de
loDgs et glorieux efforts , il succomba et le torrent débordé se répaudit dans tout TOrient. Le Pont , la Biliorine, la Syrie, la Phéaieie, les lies de Grêle et de Chyim deTiorent aataot de provinces de la cité son-
Yeraine.
Jules-César lui soumettait en même temps , dan» rOeeâdaiii , œs contrées de la grande Gaule , dont les guerriers aTaientpInsd'nBe Ibis porté la terreur jusque 60US ses murailles. Victorieux en Afrique des républicains , il forma des vastes étals du roi Juba , leur allié , la pnivinee de Mnmidie ; il ^at terminer la guerre civile dans les Ëspagnes , jadis soumises pendant les guerres contre Garthage , depuis » fréquemment soulevées et qtL'ïï acheva de rédaire en provinces , niais qui ne tardèrent pas à secouer le joug des Romains.
La gloire de vaincre cette opiniâtre résistance et de donner, à ce titre , aux Ëspagnes, une ère nouvelle , diait réaervée à Octave. A l'exemple de Jules-César, il préluda aux gnmes civiles par des exploits contre les peuplesqui conservaient encore leur indépendance. U soumit , en AMque , les deux Mauritanîes , dont il forma un royaume tributaire, pour récompenser les services de Bkicebus , son alKé. f I réduisit en province, au nord de Tltalie , la Daimatie et la Pannonie , et 4^ il Avaîl pénétré jusqu'au Danube pour réunir à Tempire les vastes centrées de la Meesle. La province 4'Égypte, formée du royaume de Cléopâlre, était Iléanmoins la pius glorieuse et la plus utile do ses cott»> ^èles. G'étail avee Tor des Gaulois que Jules-César avait préparé Tasservissem^t des Romains; son fils adoptif devait le consommer, secondé par les trésors de rÉgypte.
AuÈéi s'élaii foniié le plus vaMe des empiiee dont rhisloire ait conservé le soayenir. Ses limites , à Toc-
cident, avaient été reculées jusqu'à Tecéan Atlantique i elles avaient atteint , au nord , le cours du Danube et du Rhin ; à Tori^t, les rives de rËupliraté ; au midi , les déserts du centre de l'Afrique , de lEthiopie et de TArabie. Toutefois, l'empire Romain s'était moins élevé au-dessus des antres empires par l'étendue des pays renfermés dans ses Ihniles , que par ses moyens de prospérité et de puissance. 11 dominait sur les peuples qui avaient acquis le plus de célébrité ; il occupait les contrées les plus beureusement sitoées pour le commerce et pour Tindustrie. La Méditerranée se développait dans son sein comme un fleuve immense ; prolongeant ses côtes par les mers qu'elle allait former au milieu des terres , couverte d'Ues que Ton évaluait à la cinquième partie du territoire de l'empire , otlrant , dans ses golfes et ses rades , des abris sans nombre aux navigateurs. Le commerce du monde devait être concentré dans cette mer jusqu'à l'époque , alors si éloignée , où la découverte de la boussole rendrait possibles les navigations de long cours sur TOoéan.
• Tel était le prix des victoires qu'Octave venait célébrer par ses triomphes , par cette pompe solenuelle, si longtemps un des mobiles de la grandeur des Romains , et dont il allait faire le signe et l'omement de leur servitude. Il s'occupait à distribuer des récompenses et à gagner les cœurs par ses bienfaits. Les services éminents d'Agrippa furent reconnus par de vastes concessions de terre ; un étendard , couleur vert de mer, lui fut décerné en monument de Ja victoire d'Actium. Les généraux qui avaient contribué