‹ Histoire du siége d'OrleansChapitre 23 sur 24 · SCALES · texte numérisé non relu

SCALES

Orig.'e, parch. Sceau et contre-sceau en cire rouge, sur simple queue de parchemin. (Biblioth. imp., mss., pièces provenant de la cour des comptes.)

30 avril 1429. — Lettres de mandement de Henri VI, roi de France et d'Angleterre.

Henry, par la grâce de Dieu, Roy de France et d’Angle-

terre, à nos amés et féaulx conseillers, trésoriers et généraulx gouverneurs de toutes noz finances en France et Normandie, salut et dilection. Comme par l’advis, délibéracion de nostre très chier et très amé oncle Jehan, régent nostre royaume de France, duc de Bedford, et des gens de nostre grant conseil, Nous avons derrenièrement ordonné et mandé venir en armes en nostre ville de Vernon, au mardj xxixe jour de mars derrenier passé, noz vassaulx et gens nobles tenans noblement de nostre duché de Normandie et pais de conqueste, pour en jcelle ville estre veuz, receuz et passez à monstres, pardevant noz commis ad ce, et Nous faire service ou conduit des vivres nécessaires pour l’avitaillement du siége que faisons présentement tenir devant la ville d'Orléans ; lesquels vassaulx et gens nobles en regart et considéracion, aux gran fraiz et charges, coustanges et despens que pour faire ledit voiage leur conviendroit faire, pour leur aider à supporter lesdites charges et despenses par noz autres lettres données le xxe jour de ce présent mois, avons voulu et ordonné que, après leurs dictes monstres faictes en nostre dicte ville de Vernon, Paris et ailleurs, paiement leur feust fait de noz finances, pour vint jours commançans le jour de leurs dictes premières monstres; et il soit ainsi que lesd. nobles et vassaulx ou conduit desd. vivres et volage par eulx fait de nostre ville de Paris devant lad. villé d'Orléans et ailleurs, sur la rivière de Loire, aient vacqué, séiourné et demouré pour attendre noz ennemis que l’on disoit venus à puissance pour advitailler ladicte ville d'Orléans par vj jours, oultre et pardessus les vint jours dessus diz, finans le xxixe jour de ce présent mois d’avril, pour lesquelz vj jours voulons paiement leur estre fait de noz finances de Normandie; vous mandons, commandons et expressément enioignons que, par nostre bien amé Pierre Surreau, receveur général de nostre dit pais de Normandie, tant des deniers de sa dicte recepte comme des deniers des

empruns que avons derrenièrement ordonnez Nous estre faiz par noz officiers de nostre dit duché et pais de conqueste, vous faictes paier, baïller et délivrer aux chefs de monstres desdiz vassaulx et nobles de nostre dit pais de Normandie, les gaiges et regars d’iceulx et de leurs dictes gens jusques au nombre de deux cens hommes d’armes, et les archiers à l’afférent, tous à cheval, pour lesd. vj jours, comme dit est dessus, qui font pour tout xxv) jours, au pris, pour chevalier banneret quatre solz esterlins par jour, pour chevalier bachelier deux solz esterlins, pour hommes d’armes à cheval douze deniers de lad. monnoie, avec regars acoustumez, et pour chacun archer dix deniers esterlins par jour, le noble d'Angleterre compté pour six solz huit deniers de ladicte monnoye ; et par rapportant ces présentes, leurs reveues faictes en nostre d. ville de Paris, pardevant noz chers et bien amés Jehan Popliau et Guy le Boutciller, chevaliers, commis de par Nous à jcelles reveues, recevoir et prendre avec quictunce desdiz chefs de monstres, tant seulement Nous voulons tout ce que paié sera et aura esté à ladicte cause estre alloué es comptes et rabatu de la recepte de nostre dit receveur général par noz amez et féaulx gens de noz comptes, à Paris et partout ailleurs où il appartiendra, ausquelz Nous mandons par ces présentes que ainsi le facent sans contredit ou difficulté quelzconques. Donné à Paris, le derrenier jour d'avril, l’an de grâce mil cccc vint neuf, et de nostre règne le vije.

Par le Roy, à la relacion du grant conseil.

(Signature et sceau coupés.)

Original s. parchemin. (Biblioth. imp., mss., pièces provenant de la cour des comptes.)

er mai 1429. — Quitiance de Jean, Bütard d'Orléans, lieutenant-général du Roi dans les duché d'Orléans, comtés de Blois et de Dunois.

Nous, Jehan, Bastart d'Orléans, conte de Porcien et de Mortaing, grant chambellan de France et lieutenant de monseigneur le Roy sur le fait de la guerre es duchié d'Orléans, contez de Blois et de Dunois, confessons avoir eu et receu des bourgeois, manans et habitans de la ville d'Orléans, par la main Jehan Hillaire, receveur des deniers appartenans à jcelle, la somme de six ceus livres tourns; laquelle somme lesdiz bourgeois, manans et habitans Nous ont baillée, pour païer les gens de guerre estans en jcelle ville en garnison, et les cappitaines des forteresses d’environ ce pais venuz par nostre mandement en lad. ville, ad ce que on les entretensist jusques ad ce que l’armée qui estoit venue avec la Pucelle jusques au port du Bouschet, qui est retournée à Blois, fust revenue en ceste dicte ville pour lever le siége. De laquelle somme de vje 1. t. Nous nous tenons content et en quictons lesd. bourgeois et habitans, led. receveur, Nous avons tesmoing noz seel et saing manuel ci mis, le premier jour de may, l’an mil injc vint neuf. — LE BASTART D'ORLÉANS.

Original s. parchemin. Sceau et contre-sceau du Bâtard en cire rouge, sur simple queue de parchemin. (Arch. de la ville d'Orléans.)

Ce document, inédit et inconnu jusqu'ici, met en lumière des faits qui étaient ignorés ou obscurs.

10 Et les cappitaines des forteresses d'environ ce pais venuz par nosire commandement en ladicte ville...

On savait, par le journal du siége, que, dans les derniers jours d’avril et les premiers jours de nai 1429, plusieurs capitaines des forteresses de la Beauce et du Gâtinais

— YA — se jetérent dans Orléans, avec les renforts qu’ils amenaient : mais on ignorait que ces capitaines avaient été mandés par le Bâtard d'Orléans, lieutenant-général du Roi; qu’en se rendant à Orléans ils avaient obéi à un ordre et concouru à une mesure d'ensemble prise en vue des événements qui se préparaient.

20 Jusques ad ce que l’armée qui estloit venue avec la Pucelle jusques au port du Bouschet..….

Nulle part l’existence du port du Bouschet n’avait été signalée, et nulle part non plus le point de la rive gauche de la Loire où l’armée et le convoi arrivant de Blois s’arrêétèrent le 29 avril 1429 n'avait été fixé avec cette précision.

Ce point d'arrivée avait été placé :

Par la déposition de Simon Beaucroix (QuICHERAT, DIE, 78), entre Orléans et Jargeau. La distance de l’une à l’autre de ces deux villes est de dix-sept kilomètres.

Par le journal du siége (Quicx., IV, 151, 152), « jusqu’à un village nommé Chécy. » C'est-à-dire en face d’un village nommé Chécy, car Chécy est sur la rive droite, à neuf kilomètres d'Orléans.

Par la Chronique de l'établissement de la fête de la : Pucelle (Quicu., V, 290), « à lIle-aux-Bourdons, » qui était de la paroisse de Chécy, mais en aval du bourg. La distance de l’Ile-aux-Bourdons à Orléans est de six à sept kilomètres.

Par la déposition du comte de Dunois (Quicx., II, 5, 6, 7), en amont de l’église de Saint-Loup, ultra ecclesiam Sancti Lupi. C'est-à-dire en face du territoire de Saint- Jean-de-Braye, à quatre kilomètres environ d'Orléans.

Par la déposition de Pasquerel (Quicx., III, 105), à une distance d'Orléans assez petite pour que les Anglais des bastilles de Saint-Jean-le-Blanc, des Augustins et des Tourelles, et les Français arrivant pussent se voir.

Par la déposition de Louis de Contes (Quicx., Il], 67), prés d'Orléans, juxià villam Aurelianensem.

Par la déposition de d’Aulon (Que, NII, 210), à « environ.un quart de lieue » en amont d'Orléans.

Par la chronique du siége (Quicu., IV, 318), € vers. la ville d'Orléans, au-dessus de la bastille de Saint-Jehan-le. Blanc. » |

Par le récit de Perceval de Cagny (Quiçg., IV, 5), « ae

près d'Orléans. ».

Par la chronique de Jean Chartier (Quicn,, IV, 54), « devant Orléans. ».

La quittance que nous. publions ici, en faisant arriver le convoi au port du Bouschet, confirme l'indication donnéa par. Dunois, ultra. ecclesiam Sancti Lupi, sans contredira celle donnée par l’auteur de la Chronique de l’établissement de la fête : « arrivèrent jusques à l’He-aux-Bourdons, » Le nom du Bouchet s’est conservé ; c’est aujourd’hui encore le nom d’une maison de campagne située sur le territoire de la commune de Saint-Denis-en-Val, au bord de la Loire, ou plutôt d’un bras ensablé de la Loire, en face de Saint-Jean-de-Braye et en amont de Saint-Loup ; à una distance de quatre à cinq kilomètres en amont du pont d'Orléans, de un à deux kilomètres en aval de l’He-aux- Bourdons. On peut certainement admettre que les campements de l’armée et du convoi couvraient ce dernier espace, et s’étendaient. du port du Bouchet à l’Ile-aux- Bourdons.

Ceci, du reste, se concilie avec le fait énoncé dans les lettres d’anoblissement de Gui de Cailly (Quicx., V, 344), . qu'après avoir traversé la Loire, Jeanne d’Arc reçut l’hospitalité au château de Reuilly, près Chécy, in arce Rulliaca prope Checiacum, et qu'elle y passa quelques heures avant de se diriger sur Orléans, où elle n’entra qu'à la nuit. Le château de Reuilly n’est en effet qu'à sept kilomètres du Bouchet, cinq de l’Ile-aux-Bourdons, et quel que soit celui de ces deux points que la Pucelle avait choisi pour traverser la Loire, elle eut facilement le temps

.. — #3 — de se rendre au château de Reuilly, et d'y faire le séjour constaté dans l'acte d’anoblissement de Gui de Cailty.

25 mai 1429. — Quittance de Thomas Hyngesion, capilaine de Meulan.

Saichent tuit que Nous, Thomas Hyngeston, chevalier, capitaine de Meulent, confessons avoir eu et receu de Pierre Surreau, receveur général de Normandie, la somme de six cens vint ung livres neuf solz cinq deniers tournois, en prest et paiement des gaiges et regars de quatre hommes d'armes à cheval, comprins le contre-roulleur, et quatre à pie, et xxiiij archiers de nostre retenue, desserviz à la sauve garde dudit lieu au siége d’Orliens, et conduicte des vivres pour ledit siége, pour ung quartier d’an finant le le xviije jour de ce présent mois de may dont ont esté requis, c’est assavoir la somme iijxx x 1. xiij s. t., comprinse en jcelle somme, qui paiez ont esté à une lance et trois archiers de nostre dicte retenue desservi au siége d’Orliens.' Item xxxüij 1. xv s. x d. t., qui paiez ont esté, pour xv jours du mois d'avril, à deux lances et vij archiers de nostred. garnison, oultre jcelle lance et iij archiers pour le conduit d'iceulx vivres. Item Ixxiij 1. xj s. vi d. t. pour deux lances et ix archiers de nostred. retenue, oultre l’autre lance et lesd. ïij archiers qui paiez ont esté pour faire la conduicte d’iceulx vivres le tiers jour de may, et xxxv) 1. xj s. vj d., qui rabatuz Nous ont esté pour vaccacions. Et faulte de service d’aucuns desd. souldoyez, comme ü appert par le conteroulle sur ce fait, desquelles gens Nous avons fait monstre audit lieu, pardevant led. receveur général et Jehan Chambellain, conteroulleur d’icelle recepte généralle, le xxvije jour de février derrenier passé, ce paiement à Nous fait par ledit receveur, par vertu des

La

lettres de monseigneur le Régent, donné le xve jour de novembre cecc xxvii) derrenier passé. De laquelle somme de vje xxv L. ix s. v d. t. Nous nous tenons pour content et bien paié, et en quictons le Roy nostre seigneur, ledit receveur et tous autres. En tesmoing de ce Nous avons scellé ces présentes de nostre scel, le xxve jour de may, l'an mil eccc vint neuf.

Original s. parchemin. Débris de sceau en cire rouge pendsnt, sur simple queue de parchemin. (Biblioth. imp., mss., pièces provenant de la cour des compies.)

« 1424-1433. — Extrait des comptes d'Hémon Raguier, trésorier des guerres du Roi.

Extrait du compte XIIle et dernier de Me Hémon Raguier, trésorier des guerres du Roy, depuis le {er mars 1424 jusques au dernier septembre 1433.

Le fait de l’avitaillement et secours sur les Anglois des

ville et château de Montargis.

A M. Loys d’Escorraille, chevalier, 1140 L., pour porter ainsy qu’il a fait de la ville de Jargueau, pour distribuer aux gens d'armes et de trait de la compagnie de M. le . Connétable et sous son gouvernement, pour aller secourir Montargis assiégé par les Anglois. :

Aux seigneurs et capitaines cy après nommés, allans au siége de Montargis :

Au sr d’Orval, à mons. le Bastard d'Orléans, au connétable de l’armée d’Escoce, à mons. de Villars, à Denis de Saint-Savin, à Jean Girard, au Bastard de Culant, au Bastard de Tornemire, à Gaultier de Brusac, à Bernard de Cominge, à Henry Peumart, à Guillaume Le Bouteiller, à Pierre Bonneville; à Michel Cudoe et Jean Durant, marchans demeurans à Orléans, pour blez pour avitailler Montargis.

Le fait des secours sur les Anglois de Ja ville d'Orléans.

Aux capitaines et chefs de guerre cy après nommez :

. À Estienne de Vignolles, dit La Hire, sur le paiement des gens de sa compagnie; à Poton de Sainterailles, escuyer ; à messire Jean de Lesgo, chevalier; à messire Raymon, sieur de Villars, chevalier ; à Oudet de Riviere, escuyey ; à Galabre de Panassac, escuyer ; à Jean Pot, escuyer de la compagnie dudit Galabre ; à Girault de la Paillière, au sire de Coraze, au sire de Graville ; À messire Matyas d’Archiac, chevalier ; à Jean de Héraumont, escuyer ; à Jean Girard, escuyer ; à Denis de Saint-Savin.

À Henry Peumarch, escuyer ; à messire Jean Wischart, chevalier ; à Thomas Blar, escuyer ; à David Malleville, escuyer; à Alexandre Norwil, escuyer ; à messire Thomas Honston, chevalier ; à Henry Galoys, escuyer ; à Donad de Lynant, escuyer ; — du pays d’Escosse.

À mons. Guillaume de Lebret ; à mons. de Saint-Sévère, maréchal de France ; à messire Lois de Culant, admiral de France ; à mons. de Couflans ; à messire Raoul de Gaucourt, chevalier, grand-chambellan du Roy, 1293 livres5s., pour porter à Orléans ; à messire Jean Wichart, chevalier du pays d’Escoce, capitaine de certain nombre de gens d’armes et de trait dudit pays; à Oudot, sieur de Verduzan, et Pierre de Fontenil, escuyer; à messire Jean de Graville, chevalier, grand-chambellan du Roy et maistre des arbalestriers de France. |

Aux capitaines et chefs de guerre cy après nommez :

A messire Jean de Lesgo, chevalier ; à Mgr Lois de Vaucourt, aussi chevalier ; à Regnault Daridel, seigneur de Héraumont ; à Girault de la Paillière; à Thibault de Termes, escuyer ; à Estienne de Vignolles, dit La Hire; à mons. le Bastart d'Orléans ; à mons. de Saint-Sévère, maréchal de France ; à messire Jacques de Chabanes, chevalier, maréchal du Bourbonnois ; à Poton de Sainterailles et Estienne de Vignolles, dit La Hire; à mons. de Coa-

rase, chevalier ; à messire Raymon, s. de Villars, escuyer ; à Girault de la Paillière ; à messire Jean de Bueil, chevalier ; à messire Guillaume de Chaumont, chevalier, sieur de Quitry; à Bernard de Comminge, escuyer; à Pierre de Beauvoir, escuyer; à frère Nicole, commandeur de Giresme ; à mons. le Bastar d'Orléans ; à messire Mathias d’Archiac, chevalier; à Baudrans Tours, escuyer, qui estoit prisonnier des Anglois, pour aider à sa rançon; à messire Guill. de Savenay, chevalier ; à Bouzon de Fayes, escuyer, bailly de Montargis, capitaine des gens d'armes et de trait; à Ferrande de Cruile, escuyer du pais. d’'Espagne; à Guiot des Champs et Perret Le Bouteiller, escuyers; à messire Lois d’Abbencourt, chevalier ; à messire Patin Dogilby, vicomte d’Angus au pays d’Escoce, chevalier ; à Jean de Barnaire, dit Cormellan, escuyer, capitaine des gens d'armes et de trait; à messire Hector de la Jaille, chevalier ; à messire Jean Stewart, chevalier, sieur de Darnle, connétable de l’armée d’Escoce ; à. . . . . seigneur de Lymenil, escuyer ; à Jean de la Roche, escuyer ; à messire Loys du Doignan, chevalier ; à Guillaume Destumes, escuyer ; à maistre Jean de Montesclere, canonier demeurant à Angiers, pour avoir servy à Orléans; à messire Jean de Rochechouart, s. de Mortemar, chevalier, conseiller, chambellan du Roy ; à Jean de Blanchefort, escuier, lieutenant de monseig. de Saint-Sévère, maréchal de France, tant sur son estat que sur le payement de soixante-deux hommes d’armes et quarante-deux hommes de trait, 540 1. ; à Denis de Chaïlly, escuyer ; à Maurice de Meaulx, esçuyer, lieutenant de M. Jean Oulchart, chevalier, capitaine du pays d’Escoce; à messire Guillaume de Savenay, chevalier; à Guillaume Madre, escuyer; à messire Jean du Bois, chevalier ; à messire Nicole de Giresme, chevalier ; à messire Regnault de Fontaines, chevalier ; à mons. Giles, sieur de Raïs ; à Gaucher de Brusac, escuyer ;.à Archades de la Tour; à messire Jean Fou-

quaut, chevalier ; à messire Ambroyse de Loré, chevalier à Raymon le Fevre, archèr ; à Andréal le Bourgois, estuyer ; à Bertrand de la Ferrière et au Bastard de Beaumanoir, escuÿers ; à Gaston de Lesgo, escuyer ; à Arnault Grillans de Bourgan, escuyer ; à Galaudan de Goulart, escuyer; à messire Regnault dé Fontaines, chevalier; à Alain Giron, escuyer ; à messire Loys de Waencourt, chevalier; à Bertrand Toujoute, escuyér ; à Jean Girard, estuyer ; à messire André, seigneur de Rambière, chevalier; à Pierre le Beuf, éscuyer ; à messire Fleurent d’Iliers, chevalier ; ‘à Estienne de Vignolles, dit Là Hire; au Bastard de la Marche; à Bernard de Bourgar, escuyer; à Alain Sercy, escuyer ; à Michel Norvil, escuiet du pais d’Escoce ; à messire Jean Criston, gouverneur de Chastillon ; à Gontalle Davie, à Pierre Riflart et Jean de Seigné, à Charlot de la Pierre ; à messire Jean, seigneur dé Buel, chevalier ; à messire Pierre d'Amboise, sieur de Chaumont, chevalier ; à Guiet du Pleceis, à Jean Maillet, à Pierre Bastar de la Chasteigneraie ; à messire Antoine, seigneur de Prie, chevalier ; à Jean Girard, escuier ; à Jean du Tessier, escuyer; À messire Nicole de Giresme, commandeur de la Croix, chevalier, et Roberton des Croix, éscuier ; à Lois Bastar de Harcourt, escuyer ; à messire Loys de Tremagon, chevalier ; à mons. de Torcy et Antoine de Flanil.

Aux seigneurs chiefs et capitaines de guerre cy après nommez : |

A mons. lé duc d'Alençon, à mons. le comte de Vendosme, à mons. d’Alebret, à mons. le maréchal de Broce, à mons. le maréchal de Raiz, à mons. de Culant, à mons. de Graville; à mons. Christofle de Harcourt, chevalier ; à mons. le comte de Laval, à mons. le Bastar d'Orléans ; à mons. le vicomte d’Escosse, à mons. de Chauvigny, à mons. de Linières, à mons. de Mailly, à mons. de Bueil, à mons. de la Tour d’Anjoz, à mons. le baron de Coutilly, à mons. de Gaucourt; à Jean de Seignac, escuyer ; au

Bourg de Masqueran ; à Jean de Neuville, escuyer ; à Yvon du Puy, escuyer ; à Pierre, sire de Gourdon, escuyer ; à Durant des Barres, escuyer ; à Pierre Paillias, à Guillaume Heusse, à Jean de Héraumont, à Bernart de Romenessault, au moyne de Tonneterre, à Hervé Saint-Denis, à Imbault de Creise ; à messire Mathias d’Archiac, chevalier ; à Kimon, Bastar de Longueval; à Raimonnet Coffineau; à messire Jean de Brye, chevalier ; à Pierre Bessonneau, escuier, maistre de Partillerie du Roy; à mons. le Bastar d'Alençon, et au sieur Ambrois de Loré, chevaliers; à messire de la Haye, chevalier, baron de Colonces ; à Poton de Sainterailles ; à Jean, sire de Sainterailles ; à messire Jean de Vendosme, chevalier vidame de Chartres ; à messire Fleurent d’Iliers, chevalier ; à Roberton des Croix, à Guil. Lenfant; à Jean de Bernare, sire de Cornillan ; à Guill. de Ricarville.

Maouscrits de Gaignères, t. 772, f° 549, v° et suiv. (Biblioth. impériale.)

30 novembre 1430. — Mandement de Henri VI, roi de France et d'Angleterre, au trésorier général de ses finances de Normandie. :

Henry, par la grace de Dieu, roy de France et d’Angleterre; à nostre amé et feal Thomas Blount, chevalier, trésorier et général gouverneur de noz finances de Normandie, salut et dilection. Comme par noz autres lettres, dont il vous apperra, Nous eussions ja pieça mandé à noz amez et feaulx tresoriers et generaulx gouverneurs de noz finances de France et de Normandie, qui lors estoient que par nostre amé Pierre Surreau, receveur général de nostre dit pais de Normandie, ilz feissent faire paiement et satisfaccion à nostre amé et feal conseiller maistre Jehan Doule, maistre des requestes de nostre hostel, de la quarte

partie de ses gaiges ordinaires pour un an, qu’il Nous avoit prestez pour la continuacion du siége que faisions tenir devant la ville d'Orléans ; mais, après la date de nos dictes autres lettres, icellui nostre conseiller estant en nostre dit service par devers Nous en nostre pais d’Angleterre, y a eu mutacion d'officiers sur nos dictes finances. Parquoy et pour la continuacion de nostre dit service, où nostre dit conseiller a depuis vacqué presque continuelment, ou autrement, il ne a peu poursuir ne avoir l’expédicion de nos dictes autres lettres, avant icelle mutacion des diz officiers, ne depuis, obstant aucunes restrinctions

ou défenses entrevenues ou faictes de par Nous depuis

nostre descente deça la mer, par quoy icellui nostre conseiller pourroit demourer derriere et non restitué de son dit prest, à l’occasion de son absence pour le fait de nostre dit service, ou autrement, si comme il dit, en Nous humblement suppliant que sur ce lui vueillons pourveoir : pour ce est-il que Nous, qui ne voulons l’absence de nostre dit conseillier lui estre dommagable, attendu mesmement l’occupacion et continuacion de nostre dit service, vous mandons et enjoignons expressement que, se il vous appert deuement de noz autres lettres dessus dictes, et du dit prest que on dit monter à la somme de cent cinquante livres tournois, vous en ce cas en faites faire plain paiement et satisfacion à nostre dit conseiller par icellui receveur général de Normandie, des deniers des amendes escheues et tauxées par avant le premier jour de may derrain passé en la court et auditoire de nostre conseil ordonné en ceste ville de Rouen, et en raportant ces présentes et nos dictes autres lettres, avec quittance souffisante de nostre dit conseiller, enseinble les lettres de recepisse du

dit prest, nous voulons tout ce qui paié aura esté par le

dit receveur général à la cause dessus dicte, jusques à la dicte somme de cent et cinquante livres tournois, estre allouée en ses comptes et rabatue de sa recepte par noz

amez et feaulx les géhs dé oz comptés à Paris, ou autres qu'il appartiendra, ausquels Nous mandons que ainsi le facent, sans contredit ou difficulté, non obstant les restrinctions, mandemens où défenses dont cy dessus est faiete mencion. Donné à Rouen, soubz nostre seel ordonné en l’absence du grant, le derrenier jour de novembre, l’an de grace mil ccec et trente, et le ixe de nostre règne. .

Par le Roy, à la relacion de son grant conseil ouquel mons. le cardinal d'Angleterre et autres estoient.

J. DE LUVAIN.

Orig. s. parchemin (Biblioth. imp. mss. pièces provenant de la cour des comptes.)

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