‹ Histoire du siége d'OrleansChapitre 22 sur 24 · UT · texte numérisé non relu

UT

18 mars 1428. — Vidimus de lettres-patentes de Henri VI, roi de France et d'Angleterre, du 3 mars.

A tous ceulx qui ces présentes lettres verront, Simon

Morlier, chevalier, seigneur de Villiers, conseiller du Roy nostre sire. . . . . . . de Paris, salut, Savoir faisons ; Nous, l’an de grâce mil cecc vint buit, le samedj xviije jour de mars. . . . . . . avoir veu certaines lettres du Roy nostredit seigneur, scellées de son grant seel en double

queue et cire jaune. . . . . . . S'ensuit.

Henry, par la grâce de Dieu, roy de France et d’Angleterre, à tous ceulx qui. . . . . . . savoir faisons que Nous considérans les très grans et excessives finances que. . . . . . . la conduite et entretènement du siége mis de par Nous devant la ville d'Orléans. . . . . . . siége a desja duré Jonguement et pourroit encores plus durer si. . . . . . . puissamment ainsi que le cas le requiert. . . . la somme de quarante mil frans. . . . France, duc de Bedford, a libéralement fait bailler et délivrer. . . . . . . oncle, et des gens de nostre grant conseil, avons ordonné et ordonnons par ces. . . . . . et de quelque estat que ce soit, prenans de nous gaiges à cause de leurs offices. . . . . . prise, pour luy mesme nous presteront leurs gaiges pour ung quartier d’an. . . . à la conduite et entretènement dudit siége d'Orléans, et non ailleurs, sans donner pour ce. . . . . . . desquelx gaiges ainsi à Nous prestez sera faicte restitucion et paiement à ceulx de qui iz auront. . . . . . . revenues quelxconques, ilz soient, en noz royaume de France et duchié de Normandie, tant de domaine comme d’aides, gabelles et confiscations, et aussi sur les praffiz de guerre quelxconques qui sont escheuz ou escherront. . . . . . à nostre dit oncle en nos diz royaume de France et duchié de Normandie. Si donnons en mandement à nos amés et féaulx conseillers les trésoriers généraulx et gouverneurs de nos finances de France et Normandie que, par le changeur de nostre trésor à Paris pour France, et par le receveur général de Normandie es deniers de sa recepte, et par tous les vicomtes receveurs tant de damaine comme

d’aides, et par les grenetiers du grenier à sel, et autres quelxconques faisans de par Nous fait de recepte, ils facent prendre et recevoir, pour la cause dessus dicte, de tous nos officiers quelxconques âyans et prenans gaiges. . . . . . . par leurs mains, et tant de nostre - dit conseil comme autres, leurs gaiges pour ung quartier d’an, en baiïllant sur ce de ung chacun lettre de recepisse, par laquelle rapportant avecques lettres de mandement de Nous sur ce, que voulons estre baillée à eulx qui particulièrement le requerront ou vidimus de ces présentes. Restitucion et paiement sera fait de ladicte somme ainsi prestée des deniers de nos receveurs dessusdits, et sans aucune dificulté. Toutevoies, se aucuns de noz officiers dessusdiz ne vouloient vous faire paiement ainsi que dit est, Nous voulons et mandons qu’ils soient privés de leurs gaiges pour demy an, et que les deniers d’iceulx pour ledit demy an en soient prins, tournez et convertiz ou fait dud. siége d'Orléans ou noz autres affaires de guerre. En tesmoing de ce avons fait mettre nostre sceel à ces présentes. Donné à Paris, le iïj° jour de mars, l’an de grâce mil cecc vint et huit, et de nostre règne le septiesme. Ainsi signé par le Roy à la relacion du conseil tenu par monser le régent duc de Bedford. — J. MyLer.

Ausquelles lettres cy-dessus transcriptes estoient atachez unes lettres de messeigneurs les trésorier et gouverneurs généraulx de toutes les finances du Roy, nostre sire en France et en Normandie.

Original sur parchemin, en partie maculé et déchiré. (Bibliothèque impériale, mss., pièces provenant de la cour des comptes.)

3 mars 4498. — Lettres de mandement de Henri VI, roi de France et d'Angleterre.

Henry, par la grâce de Dieu, Roy de France et d'An-

Là

gleterre, à noz amez et féaulx conseillers, et trésoriers, et généraulx gouverneurs de noz finances de France et de Normandie, salut et dilection. Nous vous mandons et enioignons que, par nostre amé Pierre Surreau, nostre receveur général de Normandie, vous faictez recevoir de nostre amé et féal conseiller, maistre Jehan Dole, la somme de cent cinquante livres tournois, qui est la quarte partie, pour ung an, des gaiges ordinaires de conseiller, montans à la somme de vie L. t., que Nous avons voulu japieça et voulons estre à lui paiée, par chacun an, tant qu’il Nous plaira, en lui baïllant lettres de recepisse sur ce. Laquelle quarte partie nostre dit conseiller nous a ottroyée prester pour la continuacion du siége que faisons tenir devant Orléans, et des deniers de ladicte recepte faictez par ledit receveur faire à nostre dit conseiller sur ce plain paiement et satisfacion, et tout ce qui paié aura esté à la cause dessus dicte par rapportant ces présentes, ou vidimus d’icelles fait soubz seel royal, avecques quittance de nostre dit conseiller et lesd. lettres de recepisse, Nous voulons estre aloué es comptes dudit receveur et rabatu de sa recepte par noz amez ct féaulx les gens de n03 comptes, sans aucun contredit ou difficulté. Donné à Paris, le je jour de mars, l’an de grâce mil cecc vint et huit, et de nostre règne le vije.

Par le Roy, à la relacion du conseil tenu par monsgr le Régent, duc de Bedford. — J. MyLer.

Orig. s. parchemin, ayant été scellé sur simple queue de parchemin. (Bibl. imp., mss., pièce provenant de la chamhre des comptes.)

8 mars 4498. — Lettres de mandement de Henri VI, roi de France et d'Angleterre.

Henry, par la grâce de Dieu... (comme aux letttres

précédentes). Vous faictez recevoir de nostre amé et féal conseiller, Thomas Holsville, escuier, la somme de cinquante livres tournois, qui est la quarte partie, pour ung an, des gaiges ordinaires de conseiller, montans à la somme de deux cens livres tournois, que Nous avons voulu pieca et voulons estre à luy paiée, par chacun an, tant qu’il Nous plaira, en luy baillant lettres de recepisse sur ce. Laquelle quarte partie nostre dit conseiller Nous a octroyée prester pour la continuation du siége devant Orléans. Et des deniers... (comme aux lettres précédentes).

Orig. s. parch., ayant été scellé sur simple queue de parch, (Bibliotb. imp., mss., pièces provenant de Ja chambre des comptes.)

VE

13 mars 1428. — Lettres de mandement de Jean, duc de Bedford, régent du royaume de France.

Jehan, régent le royaume de France, duc de Bedford, à nos très chiers et bien amez les trésoriers généraulx des finances de monseigneur lé Roy, tant en France comme en Normendie, salut et dilection. Comme Nous ayans ordonné et retenu nostre bien amé Henry l'Isle, escuier à la charge de quarante et trois hommes d’armes, sa personne en ce comprinse, et six vings et noeuf archers montez, armez et arrayez bien et suffisamment pour servir mondit seigneur le Roy et Nous au siége devant Orliens ou autres siéges, sur les champs et garnisons, et partout ailleurs où il Nous plaira ordonner durant ledit siége devant Orliens, et lesquelx hommes d'armes et archers furent et estoient de la charge et retenue de feu nostre très chier et bien amé sire Lancelot de l’Iste, frère dudit escuier au jour de son trespassement, pour estre audit siége d’Orliens, parmj ce que, pour lesdiz hommes d’armes et archiers, ledit escuier aura et prendra gaiges, c’est assgvoir, pour homme d'ar-

— 99% — | mes, douze deniers esterlins le joux, monnoie d'Angleterre, avecques. regards accoustumez en prenant le noble d'Angleterre pour six solz huit deniers esterlins de ladicte monpnoie ou autre monnoie de France à la valeur, et pour chacun archier six frans par chacun mois, dont paiement lui sera fait de mois en mois, au commencement d’un chacun mois, et selon les monstres que ledit escuier a faictes et fera desdiz hommes d’armes et archiers des finances du pays de France et du duchié de Normandie, jceulx gaiges et regards commençans jncontinent que le terme que ledit feu sire Laneelot de l'Isle a esté dernière- . ment paié pour les gaiges de lui et des hommes d'armes et archiers de sa retenue fut fiay et accomply, et de là en avant, de mois en mois, durant ledit siége. Comme par endenteures sur ce faictes entre Nous et ledit escuier ces choses et autres peuent plus à plein apparoir, Nous vous mandons et enioignons expressément, de par mondit seigneur le Roy et de par Nous, que, par Audry d'Esparnon, trésorier des guerres dudit pays de France, ou par Pierre Surreau, receveur général dudit duchié de Normandie, vous, des deniers de sa recepte, faites paier, bailler et délivrer audit Henry L’Isle, ou à son certain commandement, les gaiges et regards de lui et des hommes d’armes et archiers, de sa retenue de mois en mois, au commencement d’un chacun mois, selon les monstres et reveues qui ont esté et seront faictes d’iceulx hommes d’armes et archiers, par la fourme et maniere que dit est, durant ledit siége, et par rapportant ces présentes que voulons estre garand pour vous et ledit trésorier des guerres ou ledit receveur général, avecques monstres ou reveues sur ce deuement faictes et quittances souffisantes d’icelui Henry Lisle, tout ce qui, à ladicte cause, lui a et aura ainsi esté paié sera alloué es comptes et rabatu de la recepte dudit trésorier des guerres, ou dudit receveur général qui paié laura, par nos très chiers et bien amés les gens des comptes de mon

— 996 — dit seigneur le Roy, à Paris et partout ailleurs où il appartiendra, ausquelx Nous mandons, ou nom que dessus, que ainsi le facent, sans aucun contredit ou difficulté. Donné à Paris, soubz nostre scel, le treiziesme jour de mars, l’an de grâce mil quatre cens vint et huit.

Par mons£r le régent le royaume de France, duc de Bedford. — BRADSHAWE.

Orig. s. parch., ayant été scellé sur simple queue de parchemin. (Biblioth. impériale, mss,, pièces provenant de la cour des comptes.)

20 avril 1429. — Quittance de Jean Talbot, capitaine de Coutances.

Saichent tuit que Nous, Jehan, seigneur de Talbot, chevalier banneret, capitaine de Coustances, confessons avoir eu et receu de Pierre Surreau, trésorier général de Normandie, la somme de trente-cinq livres unze solz huit deniers tournois, pour les gaiges et regars de deux hommes d'armes et ung archier à cheval du nombre de nostre retenue et garnison dudit lieu de Coustances, estans et résidens au siége devant Orléans, desservis et à desservir audit siége, pour ung moys, commençant le xxiije jour de mars mil cecc xxviij. avant Pasques, et finissant le xxije jour de ce présent moys d'avril ensuivant, tous jnclus, au prix de vj livres tournois pour ledit archier par moys ordonné et ainsy payé. Dont Nous avons fait monstre audit siége, cejourd'huy, pardevant Phillebert de Mollens, escuier, et maistre Raoul Parkers, à ce commis. De laquelle somme de xxxv 1. xij s. viij d. t. Nous Nous tenons pour contens et bien paiez, et en quictons le Roy nostre sire, ledit rece-

veur général et tous autres. En tesmoing de ce Nous avons .

fait sceller ceste présente quictance de nostre seel audit siége, le vintiesme jour d'avril, l’an mil cccc et vint neuf.

Orig. s. parch. Sceau et contre-sceau en cire rouge, sur simple queue de parchemin. (Bibl. imp., mss., pièces provenant de la cour des comptes.)

20 avril 1429. — Quittance de Thomas de Scales, capilaine de Pontorson.

Saichent tuit que Nous, Thomas, seigneur de Scales, chevalier, capitaine de Pontorson, confessons avoir eu et receu de Pierre Surreau, receveur général de Normandie, la somme de six cens quatre vins cinq livres seize solz huit deniers tournois, en prest et paiement des gaiges et regars de Nous, chevalier banneret, xix autres hommes d'armes et soixante archiers à cheval du nombre de nostre retenue et garnison dudit lieu de Pontorson, ordonnez estre et servir au siége devant Orléans, et pour le service de Nous et des dessus dits audit siége de ce présent moys d'avril, dont Nous avons fait monstre audit siége cejourd’huy, pardevant Thomas Guérart, escuier, et maistre Raoul Parker, secrétaire de monseigr le régent de France, duc de Bedford, à ce commis. Dont paiement Nous a esté fait au prix de vj 1. t. pour archer, par moys, selon l’ordonnance sur ce faicte par mondit seigneur le Régent. De laquelle somme de vie iijxx v L. xvj s. viij d. t. Nous nous tenons pour contens et bien payez, et en quictons le Roy nostre dit sejgneur, ledit receveur général et tous autres. En tesmoing de ce Nous avons signé ceste présente quictance de nostre seing manuel, et seellé de nostre scel audit siége, le vintiesme jour d'avril mil cecc et vint neuf.

Page 1