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Histoire du siège de Missolonghi

Des le mois de décembre i8i25, un écrivain grec affirmait que le récit du siège de Mis^ solonghi serait U histoire des plus beaux faits militaires, non-seulement des Grecs, mais des Turcs, dans toute la durée de leur lutte (i); et cependant la plus intéressante

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moitié de ce siège n'avait pas encore commencé , les hordes d'Ibrahim ne s'étaient pas encore approchées de cette ville, que déjà tant d'exploits avaient fait surnommer la ville sainte (lepa ). C'est surtout depuis ce moment que ses périls ont attiré l'attention de l'Ëurope, et que tous les peuples en ont attendu le sort comme un événement natio- , nal. Partageant cette pénible attente, et fatigué de l'incertitude oii me laissaient , sur des laits si importants, des nouvelles toujours obscures , alors même qu'elles n'étaient pas contradictoires, j'ai cherché à m'éclairer. Plusieurs Grecs qui se trouvent à Paris (i) ont bien voulu me communiquer tous

(i) Je dois surtout des remercîments à un tils du prince Moiirousy, M, Démétrius, qui, bien jeune encore, a déjà iniblié des poésies brillantes d'harmonie et fortes de patriotisme , à riUustre M. Coray , et à MM. Fitzipios et Fornaralû.

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les docuiiiGiits authentiques qu ils avaient pu se procurer.

L'étude de ces renseignements certains m'a fait voir combien étaient inexacts les récits de nos journaux (i). Depuis, j*ai entendu dé sincères amis de la Grèce, qui ne savaient comment séparer le vrai du faux , et qui se venaient forcés de renoncer aux plus bril* Jantes nouvelles accueillies avec les* plus vifs transports, répétcor douloureusement : Au fond, nous ne savons rien; et peut^tpe tous ces traits d'héroïsme sont-ils aussi mensongers les uns que les autres. Alors, j'ai pensé

(i) Je suis loin de vouloir faire un reproche aux rédacteurs des jotiroanx, on .à cem qui leur donnent des reoseîgnements. Pour répondre à l'impatience du public, ils ne ' peuvent que lui communiquer le contenu des lettres qui ar^

rivent de la Grèce même ou des pays les plus voisins. S'ils attendaient de savoir à quoi s'en tenir sur la vérité des faits, leurs nouveUes ne rempliraient plus Tobjet qu'on se propose dans les feuilles quotidiennes.

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la cause des Grecs, devenue celle de l'Europe entière , de rédiger , avec une grande simplicité, le récit de ce siège éternellement mémorable , et de dire , en l'offrant au public : Lisez ; il n'y a ici que l'exacte vérité. Voyez si, retracée sans aucune exagération, la défense de Missolonghi ne présente pas encore un des plus beaux modèles, peut-être le plus beau mod^e , que le patriotisme et le courage aient jamais offert à l'univers.

Quoi(|ue je me sois rarement servi de termes techniques, les amis à qui j'ai com* mùniqué différentes parties de cet ouvrage m'ont tous engagé à donnar brièvement en note l'explication 4e^ mot^ dont la sens n'est- ^ bien connu que des personnes versées dans Fart militaire. Je me suis rendu à leur avis ,

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pour être parfaitement compris par tout le monde , et surtout par les femmes , plus sensibles souvent que les hommes aux nobles actions, aux généreux dévouements.

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