‹ Histoire du siège de Toulon par le duc de Savoie, écrite sur notes, pièces et documens de 1707;Chapitre 39 sur 109 · REMARQUES DE M DE FOLARD · texte numérisé non relu

REMARQUES DE M DE FOLARD

ns entrer dans le détail de la possibilité qui est démontrée de défendre le Var, il suffit de dire que, faute de l'avoir reconnue et d'y avoir employé le monde suffisant, un lieutenant-général qui y avoit été envoyé, ne crut pas pouvoir v tenir et qu'il se retira à l'approche de l'ennemi; il manda même à 31. de Goesbriant qui accouroit au secours de Toulon avec un corps de troupes, qu'il narriveroit pas à temps pour défendre la ligne que Ton avoit tirée de la ville à là montagne . lui-même ayant déjà les ennemis sur les bras. Heureusement que cette lettre qui auroit peut-être fait rebrousser tout autre, n'arrêta pas le marquis de Goesbrianl qui manda, en l'envoyant au maréchal de Tessé : « Je marche droit à Toulon; comptez là-dessus ;» ce général fit bien, car l'ennemi a plus de trois marches de sa division quand il arriva ; de sorte que Ton eût le temps de perfectionner la ligne et de se mettre en bonne posture.

L'objet des ennemis ne fui jamais que 'foulon, cf c'est

d'une si grande importance pour eux, s'ils

houant, offroit le plus beau jeu du

monde pour détruire leur armée si nous eussions scu profiter

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j'ai trouvé , quelques années après le siège de Toulon, Toccasion d'en raisonner avec le maréchal de Tessé. Il me fit l'honneur de me dire que les ordres de la cour n'étoient pas toujours conformes aux intentions des généraux et que le ministre, lui ayant mandé de garder la défensive, sans rien hazarder, la prudence ordonnoit qu'il fit pont-d'or à la retraite =de l'ennemi, quelque envie qu'il eût eu du contraire.

( Mémoires de M. de Folard, auteur des Commentaires sur l'histoire de Polybe. )

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