AFFAIRES MILITAIRES. — MARINE
Invasions, sièges, faits d'armes, etc. — Baude de Spinola . rançonne les Toulonnais au nom de la vieomtesse de Turenne, 1398. — Occupation de Toulon par 1 armée du connétable de Bourbon, en 1524, et par celle de Barberousse , en 1 543. — Traité de paix avec les beys d'Alger et «le Tunis, 16-25. — Siège de Toulon, en 1707. — Campagne de Mahon dirigée par le maréchal de Richelieu, en 175G.
Ordres et Règlements. — Ordonnance de Jean de Pontevès, comte de Garces, au sujet de la discipline militaire, 1568. — Règlement entre les habitants et la garnison , donné par le duc d'Epernon , 1 593. — Le duc de Guise blâme les consuls , qui avaient refusé de recevoir les troupes du roi ; il leur écrit d'une manière trèssévère . I 629. — Ordonnances, etc. , etc.
Ban <-t arrière ban, montres militaires , arbalétriers, archers. arqui . milices bourgeoises. — Troupes à la solde de la ville.
— Fortifications , artillerie, ca.^enios. logements militaires, paf de troupes. — Construction, armement <\<- vaisseaux, entrée, sortie des navires, pèche maritime. — Fortifications des ports et des côte Phares . et* , .
Armements et munitions de guerre. — Lettres du grand sénéchal de Provence , prescrivant de pourvoir de munitions les forteresses situées sur la côte, depuis Marseille jusqu'à Nice, 1377. — Etat des armes possédées par les Toulonnais, en 1 535. — Le sieur Cordeil se plaint de ce qu'on lui a enlevé deux pièces d'artillerie situées devant la porte de sa maison, sur le quai, pour les placer sur la tour de Ribaudas, 1638.
Levées de troupes. — Le juge d'Hyères ordonne aux Toulonnais de se rendre en armes au château de Dulcis Aquœ, 1319. — Levées de troupes pour assiéger le château de Baux, occupé par Robert de Duras, 1355. — Le comte d'Alais, gouverneur de Provence, ordonne aux consuls d'Hyères , Cuers , Belgentier , La Valette , La Garde , Sixfours, Ollioules, LeBeausset, LeCastellet, La Cadière, Le Revest, Evenos et Signes, d'envoyer des hommes armés à Toulon, 1646.
Milices bourgeoises. — Les avocats, notaires, procureurs et clercs, refusent de faire le guet ; les consuls déclarent que le viguier, le juge, le procureur du roi et euxmêmes , sont seuls exemptés de ce service. Le comte de Tende , gouverneur de Provence, décide que les récalcitrants seront contraints à faire le guet, 1549. —- Lettres patentes instituant huit compagnies de milice bourgeoise àToulon, 1650. — M. de Beaussier est nommé colonel des milices bourgeoises de Toulon.
Crimes et Délits. — Conseils de Guerre. — Arrêt du Parlement qui défend aux cabaretiers de receler les
déserteurs. Itititi. —Poursuites contre un soldat accusé de désertion: le conseil de guerre, présidé par les consuls, l'acquitte. « parce qu'il parait démontré, que ce soldai est » venu à Toulon pour se faire instruire dans la religion » catholique.» 1672. — Le conseil de guerre, sous la présidence des consuls, condamne à mort un soldat qui a blessé le sieur de Réquijston, enseigne de vaisseau, 1753.
Le droit de présider le conseil de guerre en l'absence des gouverneurs, était une des prérogatives qui flattaient le plus les magistrats consulaires de Toulon. On comprend combien, à une époque où la naissance donnait seule accès à certaines fonctions } la bourgeoisie devait rechercher cette situation exceptionnelle qui , par le tait de l'élection, lui permettait non-seulement d'administrer les affaires de la cité, de correspondre avec les ministres du roi. et avec le roi lui-même, mais encore de prendre le titre de seigneurs de la Valdardennes, d'exercer la justice en cette qualité pendant huit jours et de présider très-souvent les conseils de guerre, auxquels a»istaient des officiers appartenant à la première noblesse de France. Et lorsque, l'année expirée, les consuls remettaient le chaperon à leurs successeurs, ils étaient de droit intendants de la santé, et, à ce titre, ils donnaienl ou refusaient Feutrée aux vaisseaux du roi , commande par des chefs d'escadre et ces chefs d'escadre s'appelaient quelquefois Duquesne, Tourville : mais si ces amiraux acceptaient le contrôle de l'autorité sanitaire, il n'en ètail pas toujours ainsi de la pari des jeunes officiers et des élèves. D< là . des conflits dans lesquels la garde
bourgeoise intervenait; de là, des duels qui , se propageant comme une traînée de poudre , transformaient la paisible cité en un champ de bataille.
Logements des troupes. — Ordres de loger des troupes et de leur fournir les ustensiles. Conflits entre les autorités à ce sujet, 1565-1660. — Marchés passés avec les fournisseurs, 1660-1769.
Logements des troupes. — Exemptions. — Lettres de Louis II, comte de Provence, et des rois de France, François Ier et Louis XIII, exemptant les Toulonnais dû logement des troupes , 1 4.02-1629. — Le sieur Emeric , marchand de poudres, le sieur Descrivan, se disant noble verrier , et les frères de la Mercy , réclament des exemptions particulières, 1765-1766.
Correspondance. — Lettres de divers officiers, et entr'autres , de MM. d'Allard , directeur d'artillerie, d'Aumale, officier du génie ; Boullemend de la Chenaye, idem, de Rosière , idem, de Coincy, maréchal de camp, de Valbelle, commandant en Provence, de Vatteville, commandant à Hy ères, etc. , etc.