Louis Albert Joly de Choin
1759 Alex, de Lascaris de
Vinti mille.
1786 Elion de Castellane Ma-
zaugues.
Vicomtes de Marseille, seigneurs de Toulon.
l'ue charte publiée dans le cartulaire de l'abbaye de S'-Vii jlor i . lpr p. 104), fait connaître que Guillaume Ier, vin mite de Marseille, élait en possession du terriloire de Toulon en 1)1)5. La seigneurie de Toulon demeura dans la famille des vicomtes de Marseille, jusqu'en Tannée i 26 i . époque oùSibille. fille de Gaufridet, en lit abandon à Charles Ier, comte de Provence. Les noms qui suivent sodI ceux des membres de celte famille qui exercèrent (k> droits seigneuriaux dans la ville de Toulon (I).
Vicomtes de Marseille, seigneurs de Toulon.
963 Guillaume I .
IQOo Guillaume IT.
1045 Fuie ..
loti-; Geoffroi I ' et Gu I-
laume 111.
1090 Hugues GeoÛToil .
1130 Raymond Geoffroy Ier.
1160 Hugues Geoffroy II et Bertrand.
1178 Hugues Geoffroy NI.
1212 Rotang d'Agout, Ravin on d Geoffroy ot Gaufiidet.
1239 Sihille, mariée à Boniface de Castellane.
Par testament du U aoûi 12(H , Sifiille léima ;i
(li J'ai donné lea preuves de cette chronologie dan- un* ètudt sur Y Histoire âeToultm^ qui a été publiée par la Retme de Marseille, dans son numéro du mois de janvier 1863.
Charles Ier, ses droits sur la ville de Toulon qui fut dès lors réunie au domaine eomtal.
Gouverneurs et Commandants militaires de Toulon.
Pendant longtemps la garde de la ville de Toulon fut confiée à ses magistrats municipaux. Un article des statuts [de la commune, approuvés par Louis II, comte de Provence, le 20 juillet 1402, portait que les clefs de la ville seraient conservées pendant un mois par chacun des douze membres du conseil, et que le conseiller en possession des clefs dirigerait les rondes de nuit sur les remparts (1).
La garde du château royal était réservée à un capitaine désigné par le comte ou par le grand-sénéchal; mais cet officier qui réunissait souvent à sa charge celle de bailli, n'avait pas à s'immiscer dans les questions de sûreté intérieure, qui rentraient exclusivement dans les
(4) Ce privilège n'était pas spécial à Toulon. Les autres communes provençales en jouissaient également. Ainsi, ou voit dans une délibération du conseil communal de Sisteron, en date du 5 juin 4368, que les magistrats municipaux infligèrent une amende de cent marcs d'argent à ceux qui refusaient de monter la garde. Cette peine pécuniaire pouvait être rachetée par la perte d'un pied ou de la main : « Item fuit ordinaturn quod preconisetur quod quilibet ad primum mandatum vadat ad suam logam et ipsam non désirât pro aliquo, nisi heberet in mandatis, et hoc sub penâ centum marcharum argenté fini, et si solvere non posset amittat manum vel pedem et hoc de presenti » ( E. de Làplane. — Essai sur l'Hist. mun. de Sisteron. p. 31.)
attributions municipales. Vers la fin du xvie siècle, les
choses avaient changé : les rois de France, devenus comité de Provence, avaient donné des pouvoirs plus étendus aux capitaines du château royal, et en avaient fait de véritables gouverneurs. La charge de gouverneur devint si importante, que les titulaires essayèrent de se faire suppléer. Sur les vives instances de la municipalité, Henri IV. déclara par lettres patentes du 21 mai 1596 : » que les gouverneurs de Toulon ne pourraient à l'avenir ■ y établir un lieutenant, en leur absence, pendant la- » quelle les consuls de la ville auraient le soin et charge i delà garde (Ficelle. »
Cela dura ainsi pendant quelques temps ; les consuls, Heutenants pour le roi. ne manquèrent pas de suppléer les gouverneurs e( lorsque, en 1665, la charge de gouverneur fut supprimée, ils commandèrent en titre dans Toulon.
En 1 680, on institua des commandants de place, et les consuls de Toulon conservèrent le privilège de les remplacerai casd'absence. Ce privilège auquel nos ancêtres tenaient beaucoup, fut la source de nombreux conflits enlre les consuls et la garnison.
Gouverneurs.
1580 cPEscaravaques.
1896 Forbin de Solliers.
1604 François BertondeCril
Ion.
1608 Forbin de Solliers.
1629 Forbin de Solliers de S1-
Cannat.
1647 Le chevalier Claude de
Garnier.
1649 Le cardinal Jules de
Mazarin.
1652 César de Bourbon, duc de Vendôme.
Commandants de place.
1665 Les consuls de Toulon.
1680 De Courcelles.
1698 LeMisdeChalmazel.
1716 Dupont, brigadier des armées du roi.
1733 Le comte Lezai de Mar-
nésia.
1747 De Mauriac, maréchal
de camp.
1760 Le chevalier de Robert,
maréchal de camp.
1760 DelaRivièredeCoincy,
maréchal de camp.
Baillis et Vig users.
Le bailli était le représentant du souverain. Il réunit dans les premiers temps les triples fonctions de bailli , de juge et de capitaine du château ; mais dans la suite le tribunal que l'on appelait cour royale fut composé de cinq officiers : le bailli, le capitaine, le juge, le notaire et le sergent ou messager.
Le consed communal ne pouvait s'assembler sans l'autorisation du bailli, qui y assistait sans y prendre part ; il veillait seulement à ce que le conseil ne s'écartât pas des règlements , et à ce qu'aucune proposition contraire aux intérêts du souverain ne fut soumise à la discussion.
Le nom de bailli fut changé contre celui de viguier en 1 524. La charge de bailli ou de viguier d'abord annuelle devint plus tard triennale et élective (édit de Henri IV, en date de 1594 ). La communauté proposait trois candidats parmi lesquels le roi en désignait un. Cette charge fut supprimée en 1750.
Baillis.
1258 Guillem Corrantin.
1287 Amie! de Halval.