APRÈS LÉ SIÈGE
M. de Toulon, dès qu'il fut informé de l'état des lieux de son diocèse par où les ennemis avoient passé , pourvut d'abord à la nudité et à la faim. On fit, par ordre de ce prélat, des enquêtes de l'une et de l'autre nécessité. Il envoya à ces lieux de la toile, des étoffes, du blé et autres grains; et à mesure qu'on approcha de l'arrière-saison , il fit distribuer du blé à ceux qui, par leur pauvreté , étoient hors d'état d'en avoir pour ensemencer leurs terres : ainsi il pourvut au présent et a l'avenir.
On peut juger, qu'ayant pourvu aux nécessités des laïques , il n'a pas oublié celles des ecclésiastiques de son diocèse. On n'a pour cela qu'à jeter les yeux sur la remontrance suivante qu'il £t présenter au roi en leur faveur,