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MÉTAMORPHISME DES ROCHES CALCAIRES ET SILICEUSES

Dans les roches calcaires et dans les roches particulièrement siliceuses, l’application de la chaleur a donné lieu à d’autres transformations. Dans les calcaires, le terme le plus élevé du métamorphisme est un état de cristallisation confuse, que l’on compare à celle du sucre en pains, et que l’on appelle pour cette raison saccharoïde. Les marbres de toute espèce rentrent d’une manière plus ou moins complète dans ce genre de modification.

Des veines plus particulièrement cristallines parcourent l’intérieur des marbres. On y rencontre aussi, sous la figure de dessins divers, les restes des animaux aquatiques, qui vivaient à l’époque du dépôt neptunien du calcaire. Telles sont les pièces rayonnées des erinoïdes, et les assemblages réticulaires des polypiers. Des teintes variées colorent les marbres, et sont dues, pour la plupart des cas, aux oxydes ou au silicate de fer.

11 y a souvent des marbres dans les terrains schisteux. Les assises calcaires de ces terrains ont été transformées en masses

DE LA NATURE DU SOL

cristalloïdes, à l’époque où les argiles se convertissaient en schistes. Il y en a aussi dans des terrains où le métamorphisme a été beaucoup plus localisé, et notamment dans le voisinage des éruptions de porphyres verts. Là se rencontrent les plus beaux marbres statuaires.

Les villes voisines des formations de marbres sont construites de ces matériaux. Elles acquièrent par là un aspect monumental très-remarquable; telle est Florence, entre autres exemples. D’un point de vue général on peut rattacher aux marbres, ou du moins aux calcaires métamorphiques et cristalloïdes, la « pierre bleue » de la Belgique, dont la solidité est à toute épreuve, mais qui offre à l’architecture un peu trop de sécheresse et de dureté.

Le même aspect cristallin que la chaleur a porté dans les calcaires, se retrouve, après le métamorphisme, dans les sédiments siliceux. La caléfaction a transformé les grès en quartzites. Ceux-ci ont plus de cohérence et d’aspérités. Us forment des masses éminemment résistantes, à déchirures anguleuses et accidentées. Us se maintiennent dans les positions hasardeuses où les dislocations du terrain les ont portés.

Si cette silice se mêle de feldspath, dont les grains se disséminent dans la masse quartzeuse, nous voyons se produire un nouveau genre, les arkoses. Ces roches sont également trèsrépandues au milieu des terrains schisloïdes, où la chaleur a laissé sur toutes son empreinte.

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