CHAPITRE III
de la surface générale. Ces crevasses profondes coupent les chemins de la façon la plus pénible, et s’opposeront longtemps encore à l’activité des communications.
Les pays schisteux s’annoncent de loin, dans les contrées environnantes, par l’apparition des ardoises dans les toitures. Mais dans le cœur de ces régions, les ardoises grossières, informes, telles que les plus simples fouilles les procurent au campagnard, servent à toutes les constructions. Les plus épaisses sont employées à bâtir les murailles, les plus longues sont destinées aux seuils ou aux baies, les plus larges font des portes ou des pans entiers de la toiture. Les constructions d’ardoises sont tristes, sombres, massives, écrasées. Mais l’homme se roidit contre la pauvreté de cette nature ; il trouve dans les inégalités abruptes de ces formations le réveil de son activité et de son industrie.