‹ Histoire du sol de l'EuropeChapitre 14 sur 349 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

On sait que les inégalités des saisons ne restent sensibles, dans le sol, qu’à de faibles profondeurs : elles vont en s’affaiblissant rapidement, à mesure qu’on s’éloigne de la surface. Ainsi à vingt ou trente mètres de profondeur, la roche jouit toute l’aqnée d’une température invariable, moyenne entre l’hiver et l’été. Mesurons cette température dans une mine à l’aide du thermomètre; puis, en descendant tout le long de la même verticale, observons à leur tour les températures des couches à des profondeurs croissantes. Nous verrons les températures s’élever de 1 degré centigrade par 30 ou 40 mètres d’enfoncement.

Le physicien anglais Boyle, dans la seconde moitié du xvii' siècle, est le premier qui ait observé cet accroissement remarquable de chaleur, à mesure qu’on pénètre dans l’intérieur de l’écorce. Cordier a rapporté ce fait à sa véritable cause, la chaleur du noyau, qu’il appelle la chaleur centrale.

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