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TEMPÉRATURE DE L’ÉCORCE

Au contraire, une fois la solidification opérée, la tempéralure du corps s’abaisse. L’écorce perd donc sans cesse de nouveau calorique par sa surface extérieure. Les particules des solides n’étant plus mobiles, mais fixées, l’équilibre de température n’est pas rétabli par un brassage, comme dans le noyau. Si la dernière couche interne de l’écorce est constamment à 1300 degrés, sa couche extérieure peut être beaucoup plus froide. En un mot, dans l’écorce solide, la température va en diminuant du dedans au dehors.

C’est cette circonstance qui nous permet d’habiter à la surface extérieure de la croûte solidifiée. Mais il ne faut pas imaginer que cette croûte ait une immense épaisseur, relativement au rayon du globe. Sans doute, dans nos puits de mine, nous ne sommes pas parvenus à approcher de son terme. Cependant certaines observations vont nous permettre d’en évaluer approximativement l’épaisseur actuelle.

Les travaux exécutés par l’homme ne pénètrent pas à plus d’un kilomètre de profondeur, dans l’écorce solide sur laquelle nous marchons; nous n’avons donc pas étudié sôuü du rayon du globe. Dans cette épaisseur, si petite par rapport à la terre, mais déjà bien grande par rapport à nous, nous observons un accroissement très-appréciable des températures, du dehors au dedans.

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