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CHAPITRE II

invasions, pour sauvegarder la partie péninsulaire proprement dite.

Les Celtes s’étaient établis de fort bonne heure dans la Cisalpine. Les Cimbres y étaient descendus par le Brenner, un siècle environ avant le commencement de l’ère vulgaire : ils y avaient été détruits. Les Huns et les Lombards n’avaient pas dépassé l’Apennin ; et les Golhs de Théodorie avaient conquis la péninsule par l’effet moral plutôt que par la force des armes.

Les véritables conquérants de l’Italie sont ceux qui ont franchi l’Apennin. Deux voies se sonttoujours présentées devant eux. Ou bien ils pouvaient passer immédiatement l’arête et pénétrer dans la marge élargie de la Toscane, de Home et de Naples, que nous appellerons le versant tyrrhénien; ou bien ils pouvaient suivre la lisière adrialique, qui ne donne pas la possession du pays, mais qui commande l’autre marge en tous points.

Quatre siècles avant notre ère, Brennus et ses Gaulois pénétrèrent par le col de Picve-San-Stefano; trois siècles plus tard, Annibal prit celui de Pietra-Mala. Nous avons vu que Charles VIII passa celui de Bercetto. Enfin ce fut encore en suivant le versant tyrrhénien que les Français firent en janvier 1799, sous Championnet, la première conquête durable du royaume de Naples. Au contraire, le revers septentrional fut choisi par le général Bonaparte, en février 1797. Ayant sa base d’opération dans la Cisalpine, ce général pouvait s’avancer hardiment par Ancône et Macerata, en faisant tomber les défenses préparées sur l’autre versant. Forçant alors le col de Serravalle, qui débouche sur Rome, il obtint par celte seule menace la capitulation du Saint-Siège.

L’extrémité orientale de l’Apennin est peu connue, et nous ne possédons guère que des données approximatives de son altitude. C’est à' peu près par le travers de Rome que l’arête entière atteint son point culminant ; c’est par celui de Naples que l’arête de Calabre vient la croiser, dans un nœud qui atteint la même élévation. Mais, grâce à la situation plusméri-

dionale de cette ride, les sommités qui, dans les Alpes, s’engageraient de quelques centaines de mètres au milieu des neiges perpétuelles, ne conservent pas ici de frimas éternels. La (in de juillet est l’époque la plus tardive où les neiges persistent, sur les crêtes les plus hautes de l’Apennin.

Arête de l'Apennin.

NOMS DES POINTS

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