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CHAPITRE

9 Roule île Bologne A Florence. — 10 Massif du Vcruia. — H Route de Rimini à Arazzo. — 12 .Massif du Verame. — 13 Route de Funo A Foligno. — li Massif du Catria. — 1S Route de Macerala à Foligno. — 16 Massif du Vetora. — 17 Route d'Ascoli il Terni. — 18 Massif du Sasso. — 19 Roule d’Aquila A llieti. — 20 Massif de l'Amaro. — 21 Roule de Mirabella à Venafro. — 22 Massif du Gizzo. — 23 Route de Foggia à Avellino. — 2A Massif duCavallo; nœud avec l'arête de Calabre. — 23 Roule de Cannes à Tarenle. — 26 Massif du Lupolo. — 27 Route de Bari à Tarente. — 28 Massif du Scotano. — 29 Fin de Faréte à la Méditerranée.

ARÊTES DE TOSCANE, DE CALABRE ET DE L’aS PROMONTE.

La marge méridionale de l’Italie est beaucoup plus large et plus étalée que la lisière opposée; elle borde la mer Tyrrhénienne, dont les flots azurés viennent baigner doucement le rivage. C’est à cette partie de la péninsule qu’appartient toute l’importance politique. Deux bassins principaux s’y dessinent : celui de l’Arno et de Florence (Firenze), qui fut le siège de l’antique civilisation des Étrusques ou Toscans; et celui du Tibre (Tevere), qui a pour capitale Rome, qu’il suffit de nommer.

Les deux fleuves, l’Arno et le Tibre, prennent naissance à peu de distance l’un de l’autre, vers les dernières pentes de l’Apennin. Le Tibre a pour artère principale la Chiana. Cette rivière et l’Arno coulent dans une même fente longitudinale , parallèle à l’Apennin; ils partent d’un même point intermédiaire, près d’Arezzo, pour descendre deux pentes opposées. Les eaux provenant de la soùrce commune éprouvent ainsi une bifurcation, et l’on pourrait les diriger à volonté sur Florence ou sur Rome. L’Arno, la mer et le Tibre forment un circuit continu.

Dans l’espace enveloppé par ce circuit, s’élève une chaîne volcanique, composée de trachyte et de basalte, dont la faille paraît dirigée suivant le système du Ténare. Ce n’est pas une ride proprement dite, mais plutôt un ensemble d’accidents qui se sont développés le long d’une faille. Le Tibre traverse à Rome l’extrémité de ces terrains vulcaniens; mais on les voit se poursuivre cependant au delà du fleuve, jusqu’aux environs de Veiletri.

D’autres niasses volcaniques s’étendent ensuite dans la direction de Bénévent, suivant une faille qui paraît parallèle à

l’Apennin. Toute cette contrée est donc entrecoupée d’éruptions vulcaniennes; et les grandes voies de communication traversaient le sol basaltique, et sont pavées de ses débris. La voie Aurélienne se développait le long de la côte, depuis Gênes jusqu’à Rome, et la route de poste moderne en suivait le tracé. Cette côte est parfois entrecoupée de masses accidentées; mais elle présente, vers les bouches des rivières et des fleuves, des bassins pliocènes, plats et limoneux, qui ne forment que des rivages abaissés.

Au delà de Rome, la voie Appienne mène à Naples et dans l’orient de l’Italie. Malgré son antiquité, les accidents volcaniques qui l’entrecoupaient n’avaient pas été surmontés par des ouvrages d’art; les grandes améliorations sont toutes modernes. Les voyageurs qui l’ont parcourue, il n’y a qu’un petit nombre d’années, se rappelleront, par exemple, qu’à peu de distance de Rome, entre la ville d’Albano et le bourg voisin d’Ariccia, il existe un ravin profond creusé dans le tuf volcanique, un des sites les plus pittoresques sur le penchant des monts Albans ; la route postale, de chaque côté de cette gorge, était dangereuse et rapide. Pour obvier à cet inconvénient, l’ingénieur Bertolini vient de la faire passer sur un pont en viaduc colossal.

Trois rangs d’arches, presque toutes de la même dimension, établissent une communication à niveau entre les deux corniches du vallon. Comme celui-ci est beaucoup plus resserré dans sa partie inférieure, près de l’eau, il a suffi de six arches pour le premier rang; mais il y en a douze au second et dixhuit au rang supérieur. C’est sur ce dernier, à 61 mètres audessus du fond de la gorge, que passe la chaussée, accompagnée de deux superbes trottoirs. Son développement en viaduc n’est pas moindre de 311 mètres. Plus de 100,000 mètres cubiques de maçonnerie sont entrés dans ce grand travail, qui n’a coûté pourtant que 700,000 francs.

En approchant de Naples, au delà de Baies (Baja), la grotte de Pausilippe forme un tunnel de 1,000 mètres de longueur. Strabon l’avait décrit, et nous sommes instruits par lui que cette

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