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CHAPITRE II

Arête sicilienne.

NOM» DES POINTS

L1TITCDE

SEPTEN-

TRIONALE.

IHCITCM 1 lut

DE PARIS

1 Messine

2 Moute-San-Fclippo . .

3 Près Foresla . . . .

4 Pizzo di Case ....

5 Polizzi

6 M ontc -Cuccio . . . .

7 Marsala

38» ir 38 0

13» 15’ 12 48 12 36 11 57 Il 37 10 58 10 6

4 Schouw.

j. Schouw.

4 Smyth.

Faille volcanique de

la mer Tyrrhénienne.

8 La Somma

tStromboli

10! Frlicudi

( Votcano

12 Etna

A Schuckburgh.

4 De Borch.

4 Smyth.

4 De Borch.

4 Smyth.

1 Commencement de l’arète à la mer. — 2 Massif du San-Felippo. — 3 Route de Palti à Randazzo. — 4 Massif des Madonie; nœud avec l'aréte du Robiato. — 5 Route de Païenne à Aliincnu. — 6 Massif du Cuccio. Le Montc-Reuua est probablement plus élevé. — 7 Fin de l'aréte à la mer. — 8 Groupe du Vésuve. — 9 Interruption par la mer. — 10 Groupe des lies Lipari. — U interruption par la mer. — 12 Groupe de l’Etna.

ARÊTE SARD0-C0RSE.

L’extrémité occidentale de la Sicile se rapproche de la côte d’Afrique. Dans l’intervalle s’élève l’île de Pantellaria, et le bas-fond appelé banc de l’Aventure. Enfin c’est encore sur la même ligne que s’est soulevée, en 4832, l’île volcanique nommée Julia ou Ferdinandea, qui n’a pas tardé longtemps à rentrer

sous les eaux. Legrand bassin delà Méditerranée est donc coupé en deux par la Sicile, et par le seuil qui s’étend entre cette lie et le cap Bon. L’un des bassins partiels, celui du Levant, se prolonge jusqu’à la côte de Syrie ; l’autre , celui du couchant, va jusqu’au détroit de Gibraltar. Celui-ci constitue une mer très-profonde, dans laquelle on rencontre presque toujours plus de 1000 mètres d’eau, et qui a 2000 ou 3000 mètres de profondeur dans ses principales cavités. Deux groupes d’iles s’élèvent du fond de ces abîmes : celui des Baléares, dont nous parlerons en traitant de l’Espagne; et celui de Corse et de Sardaigne, dont nous allons nous occuper.

L’aréte sardo-corse offre une petite image des Alpes. Un noyau central de granité , aux bosselures arrondies, a incliné sur ses flancs les couches crétacées, avec les plus anciens dépôts tertiaires. Il existe une interruption de l’arête au détroit de Bonifacio, entre les deux îles; mais l’alignement général de la ride se conserve pourtant fort bien, du cap Carbonara au cap Corse.

La hauteur de la crête granitique, toujours modérée en Sardaigne, prend son maximum vers le centre de l’île de Corse, où le faîte approche des neiges perpétuelles, sans les atteindre pourtant. En Corse, toute la partie occidentale de l’ile est granitique : les couches crétacées sont rejetées sur le versant de l’est. En Sardaigne, au contraire, la chaîne de granité longe le rivage oriental, et la marge qui accompagne la ride est au couchant. C’est sur les rivages de cette marge que rampent les palmiers nains (1), qui mauquent à la Corse; tandis que les parties moyennes de la montagne sont couvertes de cistes, de myrtes et d’arbousiers (2).

Les environs de Sassari présentent des accidents volcaniques qui ont bouleversé la marge de la Sardaigne dans sa portion du nord-ouest. Ces accidents sont postérieurs au soulèvement de la grande chaîne. Celle-ci forme une arête sud-nord, qui

(t) Chamaerops humilis.

(2) Arbutut unedo.

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