ARÊTE DE LA MONTAGNE-NOIRE
Les Pyrénées ont exhaussé, dans leur soulèvement définitif, quelques noyaux antérieurs qui se trouvaient déjà émergés. De ce nombre était l’ile du Bigorre, aux sources de l’Adour, et au flanc septentrional de la saillie principale de la chaîne. Le Bigorre datait de l’époque du Hunsriick. Or, si l’on prolonge l’axe de cette île ancienne, on vient justement passer entre Toulouse et Carcassonne, sur le cap le plus avancé de la Montagne-Noire, qui forme l’angle sud-ouest de la France centrale. Il paraît que ce promontoire remonte aussi au soulèvement du Hunsriick, et qu’il appartenait à une même traînée d’îles hunsrückiennes avec le Bigorre.
Deux flancs de terrains rhénans, séparés et dominés par une crête granitoïde, telle est la constitution de la Montagne-Noire. Cette arête tire son nom de son aspect sévère.
A l’ouest, où elle se présente en promontoire, elle fait une