ARÊTE DES MENEZ
A son extrémité occidentale, l’arête du Morbihan se termine au cap de Raz, prolongé par la petite île de Sein, et forme ainsi l’un des côtés de la baie de Drest. L’arête bretonne proprement dite ou arête des Menez commence en face, à l’ile d’Ouessant, et à la partie nord de la baie, derrière la ville de Brest. Les deux rides se séparent ensuite lentement, comme les deux branches d’un chevron, et reçoivent entre elles le bassin de Rennes, dont le caractère est ardoisier.
La ride des Menez a compris des îlots préexistants, dans son parcours. Nous avons indiqué, dans un autre lieu (1), l’enchevêtrement de ces premières proéminences de la péninsule bretonne. L’axe général est dû au système de soulèvement du Hainaut. C’est ce système qui a donné à l’arête des Menez et à la côte de Morlaix et de Saint-Brieuc, qui en longe le pied, l’orientation générale qu’elles nous présentent.
La ride des Menez est aussi composée de croupes schisteuses et de pans granitiques, d’une végétation amaigrie. Des landes d’une terre légère composent une partie du pays. La population y est disséminée. Cette ride atteint une élévation généralement supérieure à celle du Morbihan, et loin d’être coupée comme elle par les cours d’eau, elle ne forme pour ainsi dire qu’un bloc épais, qui vient se terminer assez brusquement à la route de Saint-Malo à Rennes. Là, par la dépression naturelle, a été tracé le canal d’Ile et Rance.
(t) Première partie, chap. IV, p. 132 et 133.