‹ Histoire du sol de l'EuropeChapitre 258 sur 349 · Schultes · texte numérisé non relu

Schultes

19 Kai^erslcin

A A utrichiens.

20 Passe du Semmcring.

A Autrichiens.

| 21 Weelisel

4 Ramier.

22 korinond

Il 15

Situations.

1 TVœud du Fichlelgebirge. — 2 Houle d'Eger A la Saab et vers Bayreulh. — 3 Massif de Kôsscinc. — 3 Roule d'Eger à Ralisbonne. — 4 Massif du Herrlieide. — 6 Roule île Pilscn à la N'aab et vers Nuremberg. — 7 Massif du Greinerwald. — 8 Roule de Klatlau 6 Ralisbonne. - 9 Massif du Raclielberg. — 10 Roule de Prague à Passau. — Il Massif du Dreisesselberg. — 12 Roule de Rudsveis à Passau. — 13 Massif du Guglwald. — 14 Chemin de fer de Budweis 6 Lintz. — 15 Massif du Freywald ; nœud avec le Mœhrisebesgebirge. — 16 Percée du Danube. — 1 7 Massif de l'OElscher. — 18 Roule de Lilienfeld à Maria-Zell. — 19 Massif du Schncebcrg; nœud avec les Alpes. — 20 Roule de Vienne tu Gralz. — 21 Massif du Wechsel. — 22 Fin de Paréle au Raub.

ARÊTE DU THURINGERWALD.

La forêt de Tliüringe prolonge le Bœhmerwald, vers le nordouest, depuis le nœud du Ficlitelgebirge jusqu’aux plaines

LA GERMANIE. 365

éocènes du pays de Münster. C’est une arête de terrains pénéens et triasiques, décharnés souvent jusqu’aux roches primaires, soit que celles-ci aient été mises à nu par les eaux dans l’acte du soulèvement, soit que la ride ait passé au travers de quelques petites îles plus anciennes. Le granité ne perce pas ici comme au Boehmerwald; il ne forme que quelques protubérances isolées; mais en revanche les porphyres, qui ont apparemment accompagné la dislocation des couches, se sont fait jour sur une partie notable de la crête.

Cette ride, couverte de chênes et de pins, sépare la Franconie de la plaine du nord de l’Allemagne. Malgré son accessibilité et les deux grandes brèches qu’y découpent le Wéser et la Werra , le caractère du pays et celui même des habitants ne sont pas sans éprouver de changement d’un côté à l’autre. Lorsqu’on vient de la vallée du Main , entrecoupée de vignobles, et des campagnes de la Franconie, où le peuple est gai, affable, léger, quelques heures suffisent pour franchir l’arête du Thiiringcnvald. Trois fois nous avons passé celte ride, par des routes différentes et éloignées. Chaque fois nous avons été frappé de trouver au nord une nature plus sombre, des habitants plus graves et plus froids, et jusqu’à des marques nouvelles dans le costume qui annonçaient une plus graude sévérité du climat (1).

Le Thüringenvald se détache du nœud du Fichtelgebirge entre les cours d’eau de la Saale et du Main. La Saale suit quelque temps une crevasse longitudinale, parallèle à l’arête. Le col qui mène de Bayreuth à Ilof est un des moins élevés de la ride, malgré son voisinage du nœud. C’est une des communications les plus importantes de l’Allemagne. La voie ferrée de Munich à Leipzig le traverse, en passant à la cote de 605 mètres. Les plus fortes rampes y sont de 25 millièmes.

Mais lorsqu’on descend par la vallée de la Saale, on ne

(1) Ainsi, c’est aux pentes nord du Thüringenvald que l’usage du manteau devient général, pour les hommes comme pour les femmes. En été, celles-ci le transforment en une espèce de mantille, mais sans l’abandonner jamais.

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