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CONSÉQUENCE DE LA SOLIDIFICATION

Il en résulte une conséquence importante. Chaque couche primitivement liquide du noyau offre une épaisseur moindre après sa solidification. Donc les couches supérieures, déjà durcies, qui reposent au-dessus, sont abandonnées de leur soutien, et restent suspendues comme des voûtes. Mais il est impossible à ces masses irrégulières de se maintenir; la voûte s’effondre en se fracassant. L’enveloppe extérieure n’est, par conséquent, qu’un ensemble de ruines, accumulées à la surface d’un noyau, dont l’enveloppe avait trop d’ampleur. Cette formation des inégalités du globe, par voie de plissement, a été mise pour la première fois en lumière par Ëlie de Beaumont.

Différents effets thermiques contribuent à augmenter la dislocation. Tel est d’abord le refroidissement de l’écorce sousjacente; car les corps, en se refroidissant, se contracient.

Quand l’abaissement de température est uniforme dans toute

la masse, les dillercuLcs parties conservent leurs rapports de grandeurs. Mais comme le refroidissement est à peu près terminé pour la surface , tandis qu’il se poursuit encore dans les couches profondes de l’écorce, l’intérieur de la croûte se dérobe sous son enveloppe externe. Ainsi l’abaissement progressif de la température concourt aussi à l’écroulement des couches supérieures.

Enfin, si le refroidissement n’a pas exactement la même vitesse dans deux prismes contigus , celui dont la température baisse le plus vite se raccourcira plus que son voisin. Babbage montre, par un calcul exact, qu’une différence moyenne d’un seul degré produirait une inégalité sensible dans les longueurs de deux prismes contigus, ne fussent-elles que de 20 ou 30 kilomètres. Or, cette inégalité doit évidemment disloquer la couche superficielle.

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