CHAPITRE PREMIER
des couches, sans ouverture sensible, a. D’autres fois, un seul
bord s’esi redressé, b, et l’on observe alors un escarpement, dans lequel on aperçoit les tranches des couches. Ou bien les deux bords se sont élevés h des hauteurs plus ou moins inégales, c, en laissant entre eux une crevasse, dans laquelle les couches sont rompues. Enfin ces couches sont quelquefois relevées vcrticalemenl, ou même en partie renversées, d.
Il arrive d’autres fois que la pression n’est pas assez considérable pour produire une déchirure. L’effet se borne alors à
un simple contournement, dont les arêtes sont plus ou moins vives.
Tels sont les principaux profils que les rides ou plissements de l’écorce terrestre nous présentent. Envisagée dans le sens longitudinal, la partie saillante de ces masses prend le nom d 'arête de soulèvement. Ces arêtes forment la charpente montagneuse du globe, et la partie importante du relief de l’écorce.
Si l’on se rappelle que lJ croûte solide s’est formée par congélation, on 'peut admettre que sa surface était primitivement unie. Il a donc fallu l’intervention d’un phénomène nouveau, pour produire les inégalités que nous y observons aujourd’hui. Ce phénomène, c’est précisément le soulèvement des lèvres des fractures, le plissement de l’écorce du globe. Alors la surface a cessé d’être horizontale et unie ; elle s’est sillonnée de rides et de massifs.
Ainsi l’Océan, qui eût recouvert entièrement une surface unie, a été peu à peu renfermé dans un lit déterminé, tandis que des protubérances nouvelles étaient successivement émer-
gées. A mesure que les inégalités du sol se produisaient, la mer perdait en superficie et augmentait en profondeur. Le fond de son lit n’est que la continuation de la surface des terres. Comme les continents, ce lit offre des inégalités, des arêtes, des failles sous-marines.
RELIEF DES IUDES.
Dans l’expression la plus simple, une ride dd' de la croûte terrestre peut être assimilée à un prisme triangulaire couché abca'b'd, terminé par des pyramides plus ou moins allongées, abcd, a'b'c'd'.
Les pyramides forment les extrémités du relief, ou pour mieux dire ses raccordements avec la plaine. C’est la partie prismatique qui constitue le corps proprement dit de la ride.
Chacun des prismes semblables qui sillonnent la surface du globe (fifre une orientation particulière qu’on appelle sa direction. L’ensemble des inégalités de l’écorce terrestre a été comparé par Charles Hitler aux bas-reliefs d’une sphère immense. Les rides n’étant pas isolées, les plissements ou les bossellements de la croûte ne peuvent pas toujours être démêlés au premier coup d’œil, dans toute leur simplicité.
Ainsi un soulèvement a quelquefois recoupé un autre soulèvement, qui existait auparavant. Que s’est-il passé au point d’intersection?
Évidemment, dans ce point, les deux actions se sont ajoutées l’une à l’*utre. L’exhaussement atteint par les masses soulevées devrait être égal à la somme des deux exhaussements partiels. Il faut observer toutefois que le premier soulèvement