‹ Histoire du sol de l'EuropeChapitre 45 sur 349 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

En nous reportant à l’origine des rides, nous nous représentons d’abord la croûte solide comme une surface unie résultant de la congélation superficielle du noyau. Puis, à mesure que le retrait de la masse intérieure laisse à l’enveloppe durcie un excès d’ampleur, nous voyons cette enveloppe se fendre, se diviser en pièces séparées, et se disloquer par le dérangement relatif de ces pièces.

C’est alors qu’il se forme des failles ou crevasses, avec relèvement des lèvres, et quelquefois avec apparition des masses profondes, solides ou liquides, par l’ouverture béante. Ces plissements, qui ont formé nos chaînes de montagnes, s’observent en petit sur les masses qui se refroidissent. Ainsi, lorsqu’un boulet de canon vient d’être coulé, et qu’il se solidifie, sa surface se recouvre de rides légères ; car il faut bien que l’enveloppe se plisse pour suivre le retrait du noyau. Entre ces filets de la sphère métallique et les rides qui parcourent la surface de notre globe, il n’y a que la différence du petit au grand.

Sur la terre, à certains instants donnés, quand la pesanteur des masses était suflisante, les plis se sont produits, en constituant chaque fois un ensemble de rides parallèles qui portent

le nom de système de soulèvement. Les systèmes semblables sont nombreux et attestent la répétition fréquente du phénomène. On en compte au moins une vingtaine, en se bornant au sol de l’Europe seulement. C’est de la juxtaposition, de l’enchevêtrement de ces rides, qu’est résulté le relief définitif des continents.

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