‹ Histoire du sol de l'EuropeChapitre 73 sur 349 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ment, du haut des points culminants, un cercle de viabilité immense. De lit nous suivons de l’œil l’allure générale des arêtes voisines; nous apercevons leurs éperons extrêmes et leur faîte ondulé. Entre les rides s’étendent des remplissages plus ou moins unis, que l'on qualifie du nom de plaines. Mais ces plaines elles-mêmes sont parcourues par des vallées, qui tantôt en sillonnent profondément la surface, comme les traits d’une planche gravée, et tantôt y dessinent les larges dépressions d’une moulure. Enfin, dans son caractère général, la plaine n’est ni parfaitement horizontale ni même parfaitement égale. Des flexions de couches, des jeux de voussoirs, des relèvements partiels, des poussées locales de bas en haut, la parsèment d’accidents divers.

A cette variété d’une origine toute mécanique, ajoutons celle qui résulte de la distribution des jardins, des landes incultes, des prairies, des forêts; et nous aurons une première idée du spectacle physique de la terre. Mais les formes et les aspects se peindront bien mieux encore à notre esprit, lorsque nous les rattacherons, dans le chapitre qui suit, à la nature des terrains et des roches.

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