Histoire du synode général de l'Église réformée de France
M. le modérateur donne communication d'une dépêche datée de Moudon (Suisse), adressée au Synode par M. Joly, président du conseil du sixième arrondissement ecclésiastique du canton de Vaud, etdans laquelle sont exprimés les sympathies, les prières et les vœux de cette assemblée pour la prospérité de l'Eglise française dans la foi en Jésus-Christ, notre Sauveur.
Le modérateur exprime, au nom du Synode, ses remerciments aux frères du canton de Vaud qui Jui ont fait parvenir ce message.
Le modérateur a le regret de devoir communiquer à l'assemblée la lettre suivante, par laquelle M. Guizot
Il l
se voit obligé de donner sa démission de membre du Synode :
Paris, le 26 juin 1872.
« Monsieur le modérateur,
« Veuillez informer l'assemblée que la fatigue que je ressens, et sur laquelle je ne puis me faire illusion, ne me permet pas de prendre part plus longtemps aux séances et aux discussions du Synode général.
« Ce n’est pas à quatre-vingt-quatre ans qu'après le travail de chaque jour il suffit de se reposer le soir pour se trouver prêt le lendemain à reprendre l’œuvre de la veille. Je rends grâces à Dieu d'avoir permis que, si près du terme de ma vie, je fusse appelé à témoigner mon ferme attachement à la foi chrétienne et ma confiance dans le Synode général de l'Eglise réformée de France. Je remercie mes collègues, membres de cette augruste assemblée, de la bienveillance avec laquelle ils ont accueilli mes libres paroles. Je respecte leur liberté autant que la mienne propre, même lorsque leur foi diffère de la mienne, et je prie Dieu de répandre sa lumière sur leurs pensées et leurs résolutions dans l'œuvre de sécurité chrétienne dont ils sont chargés, et qui inspire à toute la chrétienté, malgré les dissentiments qui la divisent, un si sérieux et si légitime intérêt.
« Agréez, Monsieur le modérateur, l'assurance de ma haute considération et de mes sentiments les plus fraternels comme les plus distingués,