‹ Histoire du synode général de l'Église réformée de FranceChapitre 43 sur 70 · TABLEAU HISTORIQUE DES TRENTE-HUIT SYNODES · texte numérisé non relu

TABLEAU HISTORIQUE DES TRENTE-HUIT SYNODES

20. Privas (Vivarais) (1612, sous Louis XIII: treize jours, du ?3 mai au 4 juillet). Modérateur : Daniel Chamier.,

Renouvellement de l'Union de Mantes. — Rétablissement de la paix entre les seigneurs réformés divisés, — Protestation énergique contre les lettres par lesquelles la régente prétendait amnistier ceux qui avaient assisté aux assemblées politiques, lesquelles étaient autorisées par les édits.

2 ans d'intervalle,

21. Tonneins (1614; trente-trois jours, du 2 mai au 3 juin). Modérateur : Jean Gigord, professeur de théologie.

Renouvellement du serment d'union. — Protestation contre la doctrine du régicide professée par quelques Jésuites, — Rédaction d'un projet de réunion entre les Eglises réformées, anglicanes, luthériennes.

3 ans d'intervalle.

22. Vitré (1617; un mois, du 18 mai au 18 Juin), Modérateur : André Rivet,.

Rien d’important.

3 ans et demi d'intervalle,

23. Alais (1620; deux mois, du {er octobre au 2 décembre). Modérateur : Pierre Dumoulin.

Adhésion au Synode de Dordrecht (1619) dans un esprit de conciliation.

3 ans d'intervalle.

24. Charenton (1623 : un mois, du {+ septembre au 1er octobre). Modérateur : Samuel Durand, ministre à Charenton.

Galland, procureur général de Navarre, ouvre le Synode de

la part du roi; blime l'adhésion donnée au Synode de Dordrecht.

3 ans d'in tervalle,

25. Castres (16%6; plus d'un mois et demi, du 16 septembre au 5 novembre). Modérateur : Jean Chauve, pasteur à Sommières.

Réponse ferme du Synode aux dures injonctions que fit Gailand au nom du roi.

3 ans d'intervalle,

Il 28

26, Charenton (1681; un mois et dix jours, du 1er septembre au 10 octobre). Modérateur : Jean Mestrezat, pasteur à Charenton.

Harangue hautaine et blessante de Galland. — Réponse humble et ferme. — Question des tentures. — On prescrit l’enséignement de la philosophie.

5 ans d'intervalle.

21. Alençon (1637; un mois et douze jours, du 27 mai au 9 juillet). Modérateur : Benjamin Basnage.

Le commissaire royal, M. de Säint-Marc, intime durément l’obéissance au Synode.—Défense aux pasteurs d'employer les expressions de martyre, de persécutions, etc., etc. — On leur défend de prêcher dans les annexes : le Synode résiste. — Affaire d'Amyraut.

6 ans d'intervalle,

28, Charenton (1644-1645 (Mazarin); un mois et un jour, du 26 décembre au 27 janvier). Modérateur : Anñtoine Garisolles, professeur à Montauban.

Le commissaire royal, M. Cumont de Boisgrollier, défend au Synode de porter plainte à l’occasion des prétendues infractions des édits, etc., etc.

7 ans et demi d'intervalle,

29. Loudun (Anjou) (1659-1660, sous Louis XIV; deux mois, du 10 novembre au 10 janvier). Modérateur : Jean Daillé, ministre à Charenton.

Le commissaire royal, M. de la Magdeleine, proposé, au nom du roi, au Synode de supprimer les Synodes nationaux. Réponse du Synode. Il décide que le prochain Synode sera

- convoqué à Nimes dans le délai de trois ans: 15 ans d'intervalle,

Interruption de soixante-six ans : 1660-1726.

Antoine Court conçut et exécuta un projet de restauratiori du protestantisme français.

1726, premier Synode national au Désert, Il y en eut huit. Le dernier est de 1763.

En 1848 se tint à Paris, «complétement en dehors du gouvernement, » une assemblée synodale. Elle adopta un plan de réorganisation.— Les membres qui seséparèrent fondèrent l Uniori des Eglises évangéliques de France, qui‘dépuis lofs ont convoqué et tenu régulièrement leurs Synodes tous Les deux ans.

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