RÉPONSE DE M. GUIZOT
Val-Richer, 4 juillet 1872.
Messieurs et chers Frères,
Je suis profondément touché et reconnaissant de la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 30 juin dernier. C'est un sentiment bien puissant et bien doux que la sympathie chrétienne, car il unit les âmes indépendamment de toutes les conditions du monde actuel et pour l'avenir éternel. Je regarde comme l'un des grands bonheurs de ma longue vie que, si près de son terme, Dieu m'’ait appelé à me réunir à vous dans une foi et dans une œuvre communes, et qu'il m'ait donné de vous inspirer ce sentiment fraternel que vous avez la bonté de m'exprimer et dont je vous offre à mon tour la bien sincère expression, ainsi que tous mes vœux pour que les bénédictions de Dieu se répandent de plus en plus sur vos familles et sur le peuple chrétien qui vous entoure dans vos foyers où vous ne tarderez pas, je pense, à rentrer.