‹ Histoire du synode général de l'Église réformée de FranceChapitre 66 sur 70 · LETTRE DE M. ALPH. DE GANDOLLE · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. ALPH. DE GANDOLLE

venus de Hollande, mais sur une nouvelle question que je lui adressai, il ajouta : Je n'ai vu aucune trace de dons venant de Français ou de descendants de Français réfugiés à l'étranger, notamment à Genève.

Ces fonds étaient réunis sans aucune obligation de rendre compte. Le reliquat en fut placé, à ce qu'il paraît, avantageu-. sement, par les soins d’un honorable juge, M. de Vézobre. Aucune administration genevoise ou autre n’a eu à s'en occuper, ét d’ailleurs les fonds, qui ont toujours été en mains de gens de bonne foi, sont probablement dispersés en divers pays. À Genève on ne connait que les personnes qui reçoivent annuellement de quoi payer les bourses et qui choisissent et surveillent les boursiers.

Le public a souvent confondu ces fonds d'origine anglaise, analogues à beaucoup de souscriptions, avec une fondation officielle de charité qui existait à Genève sous le nom de Bourse française. Gelle-ci provenait de générosités de nos pères. Elle avait pour but de secourir, en cas de misère, les réfugiés français protestants et leurs descendants naturalisés genevois. On l'a supprimée par la Constitution de 1847, et ce qu’elle possédait a été réuni aux biens de l'hospice général, Il n'y avait pas le moindre rapport entre les deux institutions, l'une privée, l'autre publique; l’une venant de donateurs anglais, l'autre de donateurs français ou d’origine française.

Si vous jugez convenable de parler de ce que j'ai l'honneur de vous dire, le nom principal à citer, je dirai même le seul, est celui de feu M. le professeur et pasteur Choisy. Je ne suis là que pour certifier ce qu'il m'a affirmé et aussi pour constater le caractère très-digne de confiance de mon ancien ami. Moi-même je n'ai vu aucune des lettres dont il m'a parlé.

J'ai l'honneur d'être, Monsieur, avec la plus entière considération,

Votre très-dévoué serviteur,

ALPH. DE CANDOLLE,. é

Correspondant de l'Académie des sciences de Paris,

LETTRE ADRESSÉE A M. GUIZOT A PROPOS DE SA DÉMISSION DE MEMBRE DU SYNODE

A Monsieur Guizot, membre démissionnaire du Synode de 1872.

Paris, 30 juin 1872.

Monsieur et vénéré Collègue,

Votre retraite et les motifs qui l’ont déterminée ont excité dans le Synode les plus sincères regrets. Nous croyons en vous les exprimant, traduire le sentiment général de l’'assemblée.

L'Eglise réformée de France tout entière vous sera reconnaissante du zèle pieux avec lequel vous avez travaillé à son relèvement, à la défense de ses intérêts et de ses droits.

Dieu seul connaît l'avenir. Mais quel que soit le résultat de nos travaux, le concours que vous nous avez donné, les touchantes et solennelles déclarations qui ont manifesté publiquement votre foi chrétienne et vraiment protestante, nous ont laissé des impressions d'admiration et de sympathie que nous ne sommes pas les seuls à éprouver.

Permettez-nous, Monsieur, de vous en offrir le témoignage respectueux et affectueux, en priant notre Dieu de vous continuer les bénédictions qu'il vous a si richement départies jusqu’à ce jour.

Le Modérateur,

Basrir.

GaldeChabaud-Latour.A, Crès. F. Mallet.

Cte de Preissac. De Richemond. Pelon.

Chatonnet, E. de Magnin. Delmas (fils).

E. Frossard, Vesson.

Ernest Dhombres.

R. de Cazenove.

Gaufrès.

Vaurigaud.

Vernes d'Arlandes Pernessin, Couderc.

Landry.

D'Ounous.

Tolluire.

Hine.

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