II INTRODUCTION
laps de temps sur lequel il s'étend, la masse des documents à consulter ne permettent pas ces études microscopiques qui sont possibles à qui fouille un centimètre carré du passé. Il sera donc aisé aux critiques de découvrir des brochures et des articles que je n'aurai pas signalés, des pièces d'archives que je n'aurai point dépouillées. Je passe d'avance condamnation. Je n'écris point pour quelques spécialistes un travail destiné et résigné à demeurer enseveli dès sa naissance dans ces catacombes qu'on appelle des bibliothèques ; mon ambition serait d'être lu du grand public, d'épargner à la foule des gens cultivés la peine de rassembler des renseignements épars ; et c'est pourquoi j'ai réduit au strict nécessaire les notes et références dontj'aurais pu remplir et encombrer des pages entières.
On me demandera quels motifs j'ai eus de chercher si loin de l'époque contemporaine ce sujet : V Histoire du travail à Florence. Je me contenterai de répéter à ce propos ce que je disais dans ma première leçon :
Je pourrais répondre : Parce que j'aime Florence, cette cité de lumière et de beauté, cette Athènes du moyen âge, cette tleur de luxe épanouie sous la douceur nacrée