EXPLICATION DE FOUQUIER MAL FONDÉE
changement, mais sur la liste des accusés, qui gardait sans altération le nom du fils.
C'est en vain que Fouquier à un autre moment de son procès avait tenté de justifier le tribunal en disant que Terreur était non dans la condamnation du père, mais dans rinscription du fils sur la liste ; que c'était au père qu'on en voulait réellement*. Cette assertion est démentie par les textes. Sur la liste générale des soixantetreize, ou plus exactement, en comptant les doubles, des soixante-dix-huit prisonniers de Saint-Lazare, désignés pour le tribunal, liste qui a servi aux appels des trois fournées, comme en témoignent les trois signes divers 0, — , XX, dont les noms sont marqués, on trouve au n"" 18 < Loiserollesûls»,et nulle part ailleurs Loiserolles père*. C'est donc le fils que l'on voulait appeler, et c'est le fils qui figure aussi dans l'acte d'accusation. On peut donc tenir pour faits constants, et le dévouement de Loiserolles et la scélératesse du tribunal \
1. C'est le système qu*il routenait dans son Mémoire justificatif [n* 1), Camptrdon, t. U, p. 257, et Alph. Boulé» article cité, p. 10.
2. Arcbireâ, W 451, dossier 968, pièce 1 bi*. — Dans une copie qui existe au même dossier (pièce 41) il y a aussi c Loizkbollk fils. »
3. Le débat fut tranché en ce sens par un rap^iort de Potlier à la Conirenlion et un décret coolornie de la Convention à la dale'du 14 pluviôse an IH (2 février 1795). Le fils et la veuve de Loizerolles réclamaient la restitution de ses biens. Le décret leur fait droit, attendu que Loizerolles ne peut pas ôtre tenu pour condamné, n'ayant pas été régulièrement accusé. {Moniteur du 17 pluviôse anlU, 5févnerl795.)