Archives, W 431, dossier 968, pièce
164 CHAP. XLIX. -r CONSP. DES PRISONS : LES OISEAUX, ETC.
enfants prives de leur seule ressource ; qu'au moins ils reçoivent ce dernier témoignage de ma tendresse, et je vous devrai encore de la reconnaissance.
Fouquicr a-t-il envoyé les cheveux à leur adresse? Je ne sais. Quant aux billets, « il les plaça, dit M. Ca'^ipardon, parmi les papiers de sa correspondance ordinaire, et ils y sont encore ^ »
L'arrêt du tribunal qui la déclare non enceinte et ordonne que l'exécution ait lieu dans les vingt-quatre heures est du 9 thermidor*. Elle se trouva donc sur la dernière charrette. Elle périt quand Dumas, qui venait de signer son arrêt d'exécution en la chambre du conséiP, était déjà lui-mêiuc arrêté.
Un de nos récits ajoute aux derniers moments de la princesse de Monaco un trait qui, s'il est vrai, sérail bien de son temps : avant de partir pour l'échafaud, elle aurait mis du rouge afin de dissimuler sa pâleur si elle avait eu un moment de faiblesse*. Tous les témoignages s'accordent d'ailleurs à nous dire avec quelle force et
i. Ces deux billcls sont écrits «ur deux petits carrés de papier. Celui que la condamnée adresse a la gouvernante est enveloppé dans un autre quart de feuille portant ces mots : « La citoyenne Chenevoy, gouvernante de mes enfants, rue de Monsieur. • [Archives, W 121, n' 100.) Voy. Ganipardon, le Trib. révol. de Paris, t. I, p. 411-413.