Archivée, W 434, dossier
BÉCHOiN D'ARQUIAN. 173
Du 29 prairial.
Je te donne avis» citoyen, que lorsque je fus chargé de l'arrestation de la citoyenne Sainte-Amaranthe et Sarline, je fus obligé de laisser dans la maison de ladite Sainte-Amaranthe à Sucy, près Brunoi, le nommé Aucane, amant de cette citoyenne. Il doit y être en arrestation. Je te donne cet avis aGn que lorsque tu mettras en cause tous ces citoyens, tu puisses tirer de celui-ci tous les renseignements qui pourroient te manquer. Salut et fraternité ^
Du 9 messidor.
Je te rappelle, citoyen, l'avis que je t'ai donné le jour du jugement de la Sainte-Amaranthe lors de son arrestation, te citoyen Aucane, son amant depuis vingt ans, fut laissé à Surcy (Sucy) près Brunoy pour cause de maladie. Ce citoyen qui ne peut avoir que trempé dans la conspiration de tous ces scélérats doit expier, je le pense, comme eux, tous les crimes commis par cet infâme parti'.
L'autre, Jean-Pierre Bécuon d'Arqdian, ex-comte, exmousquetaire, cx-chevalier de saint Louis, fait l'objet de la lettre suivante :
Paris, le 3 thermidor Tan S de la République
une et indivisible.
Vadier à Tinville, Je ne sais, citoyen, si tu as compris dans ta liste de la décade ce scélérat d'Arquin, ci-devant comte, accusé d'avoir accompagné son fils chez nos ennemis, d'escroquerie, de fabrication de faux assignats, d'avoir inventé des signaux pour transmettre les numéros gagnants de la lot/eric ci-devant royale et pour la débanquer par cet artifice, d'avoir présidé à des tripots de jeu où l'on ruinoit la jeunesse. Enfin il n'est point de trait d'immoralité et de scélératesse dont cet homme ne soit coupable. 11 importe au bon ordre et à l'afTermissc-