Uémtnreê dt Barère, 1. 1, p. il7 (notice de M. Camot
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verres de ses conserves, et avec cela une agitation nerveuse du cou, des épaules, des mains, une allure raide et saccadée, des gestes brusques, un peu sauvages S un sourire sardonique, parfois farouche, tout, à le voir, jetait du froid dans Tâme et inspirait de la défiance et de la crainte. <x J'avais pour cet homme à figure de chat une aversion invincible », dit Buzot'. c II avait quelquefois le visage aussi ambigu que ses paroles, » ajoute Courtois; et Boucher Sauveur : c Sa présence à la Convention faisait l'effet de la tête de Méduse*. »
De la simplicité d'ailleurs, du soin de sa personne, nulle apparence de désordre, pas plus dans sa vie que dans sa tenue ; une âme d'une trempe froide et forte ; peu d'idées, peu d'imagmation, mais de la volonté, un caractère tenace, obstiné ; « peu de mouvement, mais toujours dans la même direction. » Ce but sans cesse poursuivi, c'était dans son langage le bien public, le bonheur universel, la patrie ; dans l'opinion de ses collègues, l'objet de tous ses efforts, c'était lui. « Il n'aurait jamais remédié à un mal à la durée duquel il eût trouvé
i. Barère, Mémoires^ t. I, p. 117.
2. Buzot, Mémoires, p. 43, éd. Dauban.— Ce ne sont pas seulement les GiitMH dins qui le peignent ainsi, ce sont également les lionlagnards, mais il faut reconnaître que Robespierre eut des ennemis partout. Voici ce qu'en dit Merlin de Tbionville :
c Les gens qui se plaisent a trouver des rapports entre les figures et les qualités morales, entre les figures bumaines et celles des animaux, ont remarqué que Danton avait la tête d'un dogue, liarat celle d'un aigle [d'un vautour?], Mirabeau celle d'un lion, Robespierre avoit celle d'un cbat. Mais celte figure cbangea de physionomie : ce fut d'abord la mine inquiète mais assez douce du chat domestique, ensuite la mine farouche du chat sauvage, puis la mine féroce du chat tigre. » (Merlin de Thiouville i ses collègues. Portrait de Robespierre, in-8 dts 16 pages, Bibl. nat. , LB*' 1349.) — Sa figure ressemblait beaucoup i celle d'un chat et son écriture semble tracée avec une grilTe (Notes de Fréron, Papiers inédits trouvés chez Ilobespierre et omis par Courtois^ 1. 1, p. 159).
3. Boucher Sauveur à ses concitoyens, cité par M. Cb. d'Héricault. La Révolution de Thermidor, p. 160.