ROBESPIERHE, ETC., A LÀ CONCIERGERIE
qui leur furent faites, Tordre fut renouvelé et exécutée Cou thon y avait été apporté aussi à neuf heures du matin avec Goubault, un membre blessé de la Commune; on y amena également Saint-Just et Dumas qui y était venu si souvent se concerter avec les membre3 du comité sur les fournées de son tribunal. Ordre fut donné de les transférer tous à la Conciergerie. Dans la salle d'audience du comité, Saint-Just, montrant le grand tableau des Droits de rhomme qui s*y trouvait exposé, dit : « C'est pourtant moi qui ai fait cela*. » — Les droits de rhomme! qu'avait-il fait des droits de l'humanilé?
Quand Robespierre arriva à la Conciergerie, on dit qu^il demanda par signe au guichetier de lui apporter une plume et de l'encre. Et le guichetier brûlai : « Que diable en veux-tu faire? as-tu dessein d'écrire à ton Être suprême'? » — C'est comme fanatique (nous emploierions un autre mot) qu'on avait remué contre lui les bas- fonds de la Révolution !
A la Conciergerie aussi avaient été amenés direclement les membres arrêtés alors de la Commune, au nombre de quinze à vingt, et Ilanriot qu'on avait découvert dans une petite cour où il était tombé. Un tas de fumier avait amorti sa chute; on l'amena sale et sanglant avec les autres \
A la Conciergerie! c'était donc au tribunal révolutionnaire qu'on les renvoyait tous : et Robespierre, Couthon, Saint-Just dont il avait été le si docile instrument, et Dumas qui le présidait encore la veille! Mais la mi>e