Jbid., pièce
sentant du peuple Crassous, en mission dans le département de Seine-et-Oise.
Grandjean, dans une lettre qui est au dossierS raconte autrement la cause de son arrestation. Il avait été insulté à cause de son costume, et c*est son insulteur qui se lit tout à la fois son dénonciateur et son juge, étant membre du comité qui décida de son arrestation. Pour sa défense, il invoquait tous ses titres révolutionnaires :
... Je me suis toujours conformé aux lois, j*ai prêté exactement tous les serments prescrits, j*ai remis mes lettres de prêtrise dès la fin de novembre, j'ai même complètement abandonné ma cure le 1*' décembre, etc.
Et dans une protestation adressée au président et aux membres du district de Mantes :
Comment seroit-il possible, disait-il, qu'un citoyen qui au commencement de 1789 a fait une dépense de cinquante écus pour porter les Ëtats généraux à convertir la dîme, et la plupart des biens du clergé aux besoins de l'État et de l'humanité, fût à présent un fanatique, un visionnaire? Comment seroit-il possible qu'un homme qui, le premier de toute la France, a fait la motion de remettre la souveraineté entre les mains de la nation, fût à présent un royaliste? Or, cette motion est renfermée .dans ces paroles de mon cahier : « Il faudroit que la première loi fixe et fondamentale de la France, fût que les États généraux s'assemblassent tous les ans, à certain jour, dans certain lieu, sans lettres de convoca* tion, » etc*.
Jean-Claude Pelghet, dont Fouquier-Tinville dit dans son réquisitoire :
Pelchet, inspecteur des ciments pour les bâtiments du ci-
1 . Archives, W 414, dossier 949, 2* partie, pièce 74. S. IMd,, pièce 73.